Botond Kőszegi

| Naissance | |
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| Nom dans la langue maternelle |
Botond Kőszegi |
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Fazekas Mihály Gimnázium (en) (- Université Harvard (- Institut de technologie du Massachusetts (- |
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| Directeurs de thèse |
Peter Diamond, Jonathan Gruber (en) |
| Distinction |
Botond Kőszegi (né le ) est un économiste et professeur à l'université de Bonn et à l'université d'Europe centrale.
Enfance et éducation
Médaillé de bronze aux Olympiades internationales de mathématiques de 1991[1], Kőszegi obtient son diplôme magna cum laude en mathématiques de l'Université Harvard en 1996. Il obtient son doctorat en économie du MIT en 2000, sous la supervision du lauréat du prix Nobel Peter Diamond et de Jonathan Gruber (en).
Carrière
Après avoir obtenu son doctorat, Kőszegi rejoint le corps professoral de l'Université de Californie à Berkeley. En 2002-2003, il est également professeur invité à son alma mater, le MIT. En 2012, il accepte un poste à l'Université d'Europe centrale, avant de quitter définitivement l'UC Berkeley en 2013.
Kőszegi est un économiste théoricien qui s'intéresse à l'économie comportementale et qui étudie, entre autres sujets, l'utilité temporelle et la dépendance[2].
Selon Kőszegi, l'économie comportementale n'est pas tant une branche de l'économie qu'une attitude des économistes qui l'étudient. « Les behavioristes s'efforcent simplement de partir du comportement humain le plus réaliste possible. »[3]. Par ailleurs, tandis que la notion de « nudge », popularisée par Richard H. Thaler et Cass R. Sunstein, présente les économistes comportementaux comme des paternalistes libertaires, Kőszegi affirme que, de manière générale, les behavioristes craignent le paternalisme[3].
En collaboration avec Matthew Rabin, Kőszegi développe un modèle formel pour répondre aux critiques de la théorie des perspectives. Ce travail est discuté en économie comportementale[4],[5].
Avec Paul Heidhues, Kőszegi mène des travaux sur les implications économiques de la naïveté des consommateurs[6]. Ces travaux conjoints montrent que, si le laissez-faire est généralement considéré comme synonyme de marchés concurrentiels, pour les produits complexes, une réglementation appropriée peut favoriser la concurrence et est même nécessaire à son bon fonctionnement. Par exemple, sur les marchés complexes où les consommateurs doivent effectuer des recherches approfondies pour obtenir une offre avantageuse, le plafonnement des prix peut être efficace à la fois pour aider les consommateurs les moins aisés et pour stimuler la concurrence[7],[8],[9].
Récompenses
Le système de classement de RePEc place Kőszegi parmi les 5 % meilleurs économistes pour 26 de ses critères, dont le nombre de citations et l'Indice h[10].
En 2008, Kőszegi obtient le prix Hicks-Tinbergen pour Ego Utility, Overconfidence, and Task Choice[11].
En 2015, la Fondation Yrjö-Jahnsson décerne à Kőszegi le prix biennal Yrjö Jahnsson, qui récompense « de jeunes économistes européens ayant apporté une contribution significative à la recherche théorique et appliquée en économie en Europe ». Il est également membre de l’Association européenne d’économie[12].
Références
- ↑ « Botond Kőszegi », sur International Math Olympiad (consulté le )
- ↑ « How to save a billion lives », The Economist, (lire en ligne, consulté le )
- (hu) Szilágyi, « "Az emberi viselkedés nem valami rendellenesség" - interjú Kőszegi Botonddal », Magyar Narancs, (consulté le )
- ↑ Daniel Friedman, R. Mark Isaac, Duncan James et Shyam Sunder, Risky Curves: On the Empirical Failure of Expected Utility, London and New York, Routledge, (ISBN 978-0-415-63610-0)
- ↑ David J. Freeman, « Preferred personal equilibrium and simple choices », Journal of Economic Behavior & Organization, vol. 143, , p. 165–172 (DOI 10.1016/j.jebo.2017.08.016)
- ↑ Sara Constantino, Economics: What you don't know can hurt, vol. 1, (DOI 10.1038/s41562-016-0031, S2CID 41429407, lire en ligne)
- ↑ Martin Sandbu, « Rethinking regulation », sur Financial Times, (consulté le )
- ↑ Ben Chu, « Government price interventions don't usually end up helping people struggling, but the new energy cap may be an exception », sur The Independent, (consulté le )
- ↑ Cahal Moran, « Why the problem is economics, not economists », sur Open Democracy, (consulté le )
- ↑ « Botond Kőszegi », sur RePEc (consulté le )
- ↑ Botond Köszegi, « Ego Utility, Overconfidence, and Task Choice », Journal of the European Economic Association, vol. 4, no 4, , p. 673–707 (ISSN 1542-4766, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Botond Kőszegi », International Math Olympiad (consulté le )
Liens externes
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