Bouaflé

Bouaflé
Bouaflé
Mairie de Bouaflé.
Administration
Pays Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
District Sassandra-Marahoué
Région Marahoué
Maire
Mandat
Azi Koffi Serge
2022-2023
Démographie
Population 213 967 hab. (2021)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 6° 59′ 00″ nord, 5° 45′ 00″ ouest
Superficie 421 450 ha = 4 214,5 km2
Divers
Langue(s) parlée(s) Gouro (langue) =Baoulé (langue)
Localisation
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Bouaflé
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Bouaflé

Bouaflé est une ville de la Côte d'Ivoire, située au centre-ouest du pays.

Bouaflé est à la fois le chef-lieu du département éponyme et de la région de la Marahoué.

Géographie

Superficie

En 2021, sa population est de 213 967 habitants[1] avec une superficie de 4 214,5 km2[2]. Ce qui en fait la treizième ville la plus peuplée de la Côte d'Ivoire.

Localisation

La ville de Bouaflé est située au centre-ouest ivoirien, à 306 km d'Abidjan, la capitale économique, et à 59 km de Yamoussoukro, la capitale politique et administrative[3] de la Côte d'Ivoire.

La ville est proche du lac de Kossou[3].

Villes voisines

La ville de Bouaflé est voisine des villes de Yamoussoukro, à l'est, de Bonon et Daloa, à l'ouest, de Zuénoula, au nord, et de Sinfra, au sud. Elle est également reliée à Sakassou, à l'est, par navette nautique sur le lac de Kossou[4].

Voyage et transport

Bouaflé est desservie par plusieurs axes routiers majeurs reliant la ville à Yamoussoukro, Daloa et Zuénoula. Le transport interurbain est assuré principalement par des compagnies nationales et régionale, telles que UTB (Union des Transports de Bouaké) ou CTE, permettant de relier Bouaflé à d'autres villes du pays. Les infrastructures routières restent variables en qualité, notamment sur certains tronçons secondaires1[5].

Historique

Étymologiquement, Bouaflé, signifie en langue Gouro : « Marché au poisson » (boua = silure supérieur à 25 kilogrammes et flé = marché)

Bouaflé, devenue aujourd’hui un carrefour, un point de rencontres entre les peuples de la savane et de la forêt, a pour ethnie principale les populations d’origine Gouro, venues de la forêt et des populations d’origine Baoulé (Ayaou et Yaouré en partie)[6]. Les Ayaou et Yaouré proviennent de la savane, auxquels viendront s’ajouter plus tard d’autres ethnies ivoiriennes et des pays voisins. Les Gouro, venus tout droit de l’Ouest du groupe Mandé Sud, créèrent le village de Goblata, qui veut dire franchi de force une côte ou un obstacle[6]. Quelque temps plus tard, des querelles internes s’installèrent. Ainsi, le village de Goblata devenu Koblata aujourd’hui se divisa en trois portions pour former les trois villages actuels que sont Koblata, Lopouafla et Déhita[6]. Les premières migrations en Côte d’Ivoire des burkinabés de façon générale et en particulier à Bouaflé, datent du début du XXe siècle. Ces migrations qui entrent dans le cadre des premières migrations internationales en Afrique de l’Ouest, liées à l’économie de plantation suscitées par l’essor de la culture du café et du cacao[6]. Dans le seul but d’accroître la main d’œuvre en Côte d’Ivoire, ces migrations ont été renforcées et forcées pendant la période coloniale. Ce fut l’ère du travail forcé qui a favorisé l’installation de plusieurs migrants Burkinabés à Bouaflé[6]. Le territoire du département de Boufalé fut occupé par des migrants Burkinabés qui ont créé à leur arrivée trois villages de colonisation qui portent les noms de leurs villages d’origine[6]. Il s’agit bien de Koupéla-Tenkodogo sur l’axe Bouaflé-Zuénoula ; Garango sur l’axe Bouaflé-Daloa et Koudougou sur l’axe Bouaflé-Yamoussoukro. Ces villages burkinabés ont été créés dès 1934 et constituent les vestiges des migrations forcées durant les périodes coloniales[6]. Ces nombreuses et diverses vagues d’immigration qu’a connues la cité du violet-blanc, pourrait aisément affirmer qu’elle est bien une ville cosmopolite et à bras ouvert. Elle accueille plusieurs communautés de pays différents et ces différentes communautés vivent en parfaite harmonie et paisiblement[7]. Pour un visiteur qui descend dans les rues de bouaflé, il est très facile pour lui de retrouver dans les rues, les traits marquant la présence des Burkinabés, des Maliens et des Guinéens mais également des Baoulés Ayaou, des Gouros ou des Yowrê[7].

Administration

Bâtiment de la Marie de Bouaflé

Une loi de 1978[8] a institué 27 communes de plein exercice sur le territoire du pays.

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Parti Qualité Statut
1980 Zamblé Bi Zamblé Alphonse[9] PDCI-RDA Homme politique élu
1985 Philippe Cowppli-Bony[9] PDCI-RDA Homme politique élu
2000 Adjé Dominique[9] RDR Homme politique élu
2013 Léhié Bi Kribou Lucien[9] PDCI-RDA Homme politique élu
2021 Léhié Bi Kribou Lucien[9] PDCI-RDA Homme politique élu

Société

Économie

Chef-lieu d'une riche région agricole, Bouaflé accueille des entreprises agro-alimentaires, notamment une brasserie[10]. Parmi les entreprises du secteur agro-alimentaire, la Coopérative des femmes pour la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles de la Marahoué est une société coopérative agricole de développement rural qui emploie 98% de femmes.

Démographie

Marché de Bouaflé

La population est composée de Baoulé, Gouro et Yohouré.

Évolution démographique
Rec. 1975 Rec. 1988 Est. 2010 2021
17 188 34 562 68 108 213 967
L'entrée du Lycée Moderne 1 de Bouaflé

Éducation

Le département de Bouaflé dispose de 27 établissements scolaires secondaires parmi lesquels nous avons, sept publics et 20 privés, de 377 écoles primaires dont 363 publiques et 14 privées, ainsi que deux centres de formation professionnelle, à savoir le centre de formation professionnelle évangélique et l’Institut ivoiro-japonais (IPIG)[3].

Enseignement professionnel
Public

Enseignement secondaire
Lycée Public

  • Lycée moderne
  • Lycée municipal

Collège public

  • Collège moderne

Langues

Depuis l'indépendance, la langue officielle dans toute la Côte d'Ivoire est le français. La langue véhiculaire[12], parlée et comprise par la majeure partie de la population, est le dioula mais la langue vernaculaire[13] de la région est le gouro suivi du Yohouré et enfin du Baoulé. Le français, effectivement, parlé dans la région, comme à Abidjan, est communément appelé le français populaire ivoirien ou français de dago[Note 1] aux accents africains, au vocabulaire spécifique et à la prononciation typique. Une autre langue parlée est le nouchi, un créole basé sur le français et les langues locales (principalement le djoula) parlé surtout par les jeunes et qui est aussi la langue dans laquelle sont écrits 2 magazines satiriques, Gbich! et Y a fohi. Le département de Bouaflé accueillant de nombreux ivoiriens issus de toutes les régions du pays, toutes les langues vernaculaires du pays, environ une soixantaine, y sont pratiquées.

Religion

Église Catholique Miséricorde Divine

La ville dispose de paroisses catholiques, parmi lesquelles la paroisse Saint-Augustin[14] et la Paroisse Miséricorde Divine[15], au sein du diocèse de Daloa[16].

Sports

Le Stade Municipal vu de l'extérieur

Les compétitions sportives se déroulent exclusivement au chef-lieu du département, les autres localités ne disposant d'aucune infrastructure dédiée : la ville dispose de 2 clubs de football, le Club Omnisports de Bouaflé, vainqueur de la Coupe de Côte d'Ivoire de football en 2004[17] et qui évolue en MTN Ligue 2 et le St-Raphaël FC de Bouaflé, qui évolue en Championnat de Division Régionale, équivalent d'une « 4e division »[18]. Comme dans la plupart des villes du pays, il y est organisé, de façon informelle, des tournois de football à 7 joueurs (Maracanas) qui sont très populaires en Côte d'Ivoire.

Personnalités liées à la région

Notes

  1. Si, à Abidjan et dans le nord, on parle de français de Moussa, dans l'ouest du pays, on parle de français de Dago

Références

  1. https://www.ins.ci/RGPH2021/RGPH2021-RESULTATS%20GLOBAUX_VF.pdf
  2. « Monographie de Bouaflé, un département aux énormes potentialités économiques, sociales et culturelles - Abidjan.net News », sur news.abidjan.net (consulté le )
  3. « Monographie de Bouaflé, un département aux énormes potentialités économiques, sociales et culturelles - Abidjan.net News », sur news.abidjan.net (consulté le ).
  4. https://www.defense.gouv.fr/ema/operations_exterieures/cote_d_ivoire/breves/04_05_10_rci_licorne_reunit_le_peuple_ayaou
  5. Noirenvoyage, « Bouaflé côte d ivoire : Comment Voyager en Car UTB », sur Noirenvoyage, (consulté le )
  6. (en) « Vivre à Bouaflé, berceau cosmopolite de la Côte d’Ivoire », sur RtiInfo (consulté le )
  7. (en) anki, « RtiInfo », sur RtiInfo (consulté le )
  8. Loi no 78-07 du 9 janvier 1978
  9. Mediazine, « Les maires de Bouaflé de 1980 à nos jours », sur Mediazine.ci, (consulté le )
  10. « Région de la Marahoué », sur https://www.economie-ivoirienne.ci/ (consulté le )
  11. « EFAP BOUAFLE - INFPA », (consulté le )
  12. Publié le 02/07/2024, « Langue véhiculaire, lingua franca, sabir, pidgin... », sur Géoconfluences, (consulté le )
  13. Adrian, « Langue « vernaculaire » et « véhiculaire », quelle différence ? », sur La culture générale, (consulté le )
  14. « Église Catholique Saint Augustin de Bouaflé, Côte d’Ivoire, phone +225 07420130 », sur ci.africabz.com (consulté le )
  15. « ÉGLISE CATHOLIQUE MISÉRICORDE DIVINE, Bouaflé, Côte d’Ivoire », sur ci.africabz.com (consulté le )
  16. « Diocese de DALOA », sur www.diocesedaloa.net (consulté le )
  17. Christian Binaté, « Palmarès : voici les vainqueurs de la coupe nationale de Côte d’Ivoire », sur YECLO.com, (consulté le )
  18. Championnat de Football de Côte d'Ivoire
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