Brève de Macklot

Erythropitta macklotii

Erythropitta macklotii
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Brève de Macklot
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Sous-embr. Vertebrata
Ordre Passeriformes
Famille Pittidae

Genre

Erythropitta
Temminck, 1834

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

La Brève de Macklot (Erythropitta macklotii), également appelée Brève papou, est une espèce de passereaux de la famille des Pittidae.

Description

Cette espèce mesure entre 15 et 17,5 centimètres de longueur, pour une envergure d’environ 32 centimètres et un poids compris entre 50 et 100 grammes. À l’instar des autres espèces proches, il se distingue par un torse bleu clair très vif et un ventre rouge, séparés par une fine bande noire transversale. Le dos et les couvertures alaires présentent quant à eux une coloration bleu foncé. L’œil est d’un brun foncé chez le mâle et brun rouille chez la femelle. Le bec du mâle est entièrement noir, tandis que celui de la femelle est moins sombre avec une base plus claire. Les pattes sont bleutées à gris foncé. Les jeunes individus arborent un plumage nettement plus discret. Ils sont principalement bruns, avec quelques taches vertes et bleues sur le dos et de légères marques rouge clair sur le ventre[1].

Habitat

La Brève de Macklot vit aussi bien dans les forêts tropicales primaires denses que dans des forêts exploitées ou fortement dégradées, des zones arbustives, des plantations, des fragments forestiers, des paysages agricoles et le long des berges fluviales à la végétation dense. L’espèce demeure principalement dans les plaines, généralement en dessous de 1 250 mètres d’altitude ; en Nouvelle-Guinée, elle est toutefois observée de manière occasionnelle jusqu’à environ 1 800 mètres. La sous-espèce australienne présente une aire de répartition plus restreinte et fréquente exclusivement les forêts tropicales humides et les forêts-galeries fermées de la côte orientale de la péninsule du cap York[1].

Répartition et sous-espèces

Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (15.1, 2025)[2] elle se répartit en six sous-espèces (ordre Phylogénique) :

Mode de vie

L’espèce effectue parfois des déplacements saisonniers de longueur variable, vraisemblablement liés à l’alternance des saisons sèches et humides, comme une migration. Elle évite à la fois les périodes de sécheresse marquée et les phases d’humidité excessive. Elle recherche sa nourriture principalement au sol, où elle se nourrit d’insectes et de leurs larves, de mollusques, de vers de terre ainsi que de graines[1].

Statut

Spécimen de l’espèce empaillé et conservé au centre de biodiversité Naturalis, aux Pays-Bas.

La taille de la population de l’espèce n’a pas fait l’objet d’une estimation précise. Elle est néanmoins considérée comme majoritaire en Nouvelle-Guinée et localement présente dans le nord-est de l’Australie. L’espèce présente une dépendance modérée aux habitats forestiers. La réduction de son habitat d’environ 2,5 % lors des dernières décennies a probablement entraîné un déclin estimé d’un 1 % à un cinquième de la population[3].

L’Union internationale pour la conservation de la nature décrète un risque faible de menace et une préoccupation mineure pour l’espèce malgré un risque de destruction de son habitat. Bien que l’effectif total de la population n’ait pas fait l’objet d’une estimation précise, rien n’indique qu’il soit suffisamment faible pour répondre aux seuils de vulnérabilité établis pour les populations réduites. Si une tendance générale au déclin est évoquée, celle-ci demeure modérée et ne s’inscrit pas dans une dynamique suffisamment rapide ou insistante pour justifier un classement dans une catégorie de menace supérieure[3].

Taxinomie

Son épithète spécifique est attribuée au naturaliste allemand Heinrich Christian Macklot (1799-1822)[4].

La Brève de Macklot est un oiseau vertébré du genre Erythropitta. Selon la classification de l’Union internationale des ornithologues, le nom complet de l’espèce est Erythropitta macklotii Temminck, 1934[5]. Elle est décrite pour la première fois de manière scientifique en 1834 par le zoologiste néerlandais Coenraad Jacob Temminck, qui la place alors dans le genre Pitta sous le nom de Pitta mackloti. En 1854, le genre Erythropitta est établi par l’ornithologiste franco-italien Charles-Lucien Bonaparte, permettant par la suite de réviser la classification de plusieurs espèces de pittas en fonction de critères morphologiques et systématiques plus précis. Cette espèce est l’une concernée par ce changement[6].

Annexes

Notes et références

  1. (en) Guy M. Kirwan, « Papuan Pitta (Erythropitta macklotii) », Cornell Lab of Ornithology, Ithaca,‎ (DOI 10.2173/bow.pappit1.02)
  2. Congrès ornithologique international, 15.1, 2025.
  3. (en) « Erythropitta macklotii », The IUCN Red List of Threatened Species,‎ (DOI 10.2305, lire en ligne)
  4. « The Key to Scientific Names mackloti », sur birdsoftheworld.org
  5. (en) Congrès ornithologique international : Erythropitta macklotii Temminck, 1834 (consulté le ).
  6. Charles-Lucien Bonaparte, L'Ateneo Italiano; raccolta di documenti e memorie relative al progresso delle scienze fisiche compilato da S. de Luca e D. Müller, vol. 2, Paris, Masson, , p. 317

Liens externes

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