Bretagne (paquebot de 1936)

Le Bretagne (1936-1939)
illustration de Bretagne (paquebot de 1936)
Le Bretagne

Autres noms Flandria (1922-1936)
Type paquebot
Histoire
Commanditaire Royal Holland Lloyd
Lancement 24 juin 1922 [1]
Statut Coulé en 1939
Caractéristiques techniques
Maître-bau 18 m[1]
Tirant d'eau 12,7[1]
Tonnage 10 171 GRT
5 543 NRT[1]
Propulsion Quatre turbines à vapeur
Deux hélices [1]
Puissance 1 292 NHP[1]
Vitesse 14,5 nœuds
Carrière
Propriétaire Royal Holland Lloyd (1922-1936)
Compagnie Générale Transatlantique (1936-1939)
Pavillon Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas (1922-1936)
Drapeau de la France France(1936-1939)

Lancé en 1922 sous le nom de Flandria pour la Royal Holland Lloyd, il est racheté en 1936 par la Compagnie Générale Transatlantique qui le rebaptise Bretagne avant d'être coulé durant la Seconde Guerre mondiale.

Flandria (1922-36)

Le Flandria.

Le paquebot est lancé le par le chantier Barclay Curle[1], pour la compagnie Royal Holland Lloyd qui le baptise Flandria. La Compagnie Néerlandaise était à l'époque concentrée presque exclusivement aux services réguliers de fret et de passagers entre l'Europe occidentale et l'Amérique du Sud. Cependant, la perte d'une grande partie de sa flotte de paquebots la pousse à abandonner le service qu'elle proposait aux passagers. La paquebot est ainsi vendu.

Caractéristiques

Le navire a une longueur de 137,3 mètres (450,5 pi) une largeur de 18 mètres (59,1 pi), et un tirant d'eau de 12,7 mètres (41,7 pi)[1]. Sa jauge brute de 11 108 tonneaux et sa jauge nette de 5 543 tonneaux[1]. Avec ses quatre turbines à vapeur, il développe une puissance nominale de 1 292 chevaux, qui alimentent deux hélices[1].


Bretagne (1936-39)

Le Bretagne, en train de couler.

Racheté par la compagnie Générale transatlantique en , il est rebaptisé Bretagne pour desservir la ligne des Antilles et de l'Amérique du sud.

Il est alors à ne pas confondre avec le projet de sister-ship du paquebot Normandie, qui est à l'étude à cette époque, mais qui ne verra jamais le jour[2].

Le paquebot, mis en service en 1937. En , il ramène de Russie au Havre les restes d'un soldat de la Grande Guerre[3].

Le à Fort-de-France, deux membres de l'équipage du "Bretagne", un matelot et un garçon, sautent à l'eau pour secourir une passagère tombée à l'eau pendant que le paquebot appareillait[4].

En , il transporte des fidèles musulmans vers la Mecque[5]. En attendant sur place, comme plusieurs autres paquebots, le retour des fidèles, l'équipage se distingue lors de compétitions amicales entre navires[6].

Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, le navire est réquisitionné (). Il est alors repeint en gris.

Après être parti de la Jamaïque avec trois autres navires le , le navire est attaqué à l'approche des côtes britanniques par le sous-marin allemand U-45 le .

Le paquebot tente d'abord d'augmenter l'allure, mais il n'est pas assez rapide[7].

Alors, sans tir de sommations, le sous-marin commence à tirer des obus qui tombent notamment sur le poste de T.S.F.[8].

L'ordre d'évacuation est donné et tandis que les passagers montent dans les canots, une torpille lancée par le belligérant explose dans la cale causant la perte du navire. Le paquebot finira par couler quelque temps après, à la position 50° 20'N 12° 45'W[9].

Sur les 348 personnes à bord, cinq hommes d'équipage et deux passagers perdent la vie[10].

Les autres navires du convoi ne sont pas épargnés pour autant, puisque le Lochavon est lui aussi torpillé et coulé.

Les survivants seront par la suite secourus par les destroyers HMS Imogen et HMS Ilex de la Royal Navy. Le capitaine en second et le médecin seront mis à l'honneur par la société centrale de sauvetage[11].

Références

Articles

  • « On apprend de ... Paris », Le journal de Madagascar,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • « Le torpillage de la "Bretagne" raconté par un rescapé », l'Ouest-Eclair,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • « Prix Marquis d'Urre d'Aubais », Annales du sauvetage maritime,‎ , p. 54 (lire en ligne, consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • « Prix M-A Bourgeois et prix baron Davillier », Annales du sauvetage maritime,‎ , p. 12 (lire en ligne, consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • « Un étudiant nancéen qui était à bord du "Bretagne"... », L'Est Républicain,‎ , p. 3 (lire en ligne, consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • « Les restes d'un héros français de la grande guerre... », L'Est Républicain,‎ , p. 3 (lire en ligne, consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • « Les trois bâtiments français torpillés », L'Est Républicain,‎ , p. 3 (lire en ligne, consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • « En route vers la Mecque », L'Est Républicain,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • « Propos maritimes », La Dépêche de Brest,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • « Comment fut torpillé le paquebot "Bretagne" », La Dépêche de Brest,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • « Le torpillage de la "Bretagne" », La Dépêche de Brest,‎ , p. 1-2 (lire en ligne, consulté le ). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) Lloyds, Lloyd's Register of Shipping 1938, vol. Steamers, Londres, (lire en ligne), p. 134. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Liens externes

Voir aussi

Articles connexes

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