Brigate Giustizia e Libertà
| Brigate Giustizia e Libertà | |
| |
| Idéologie | Parti d'action Antiracisme Antifascisme |
|---|---|
| Objectifs | Chasser les nazis, Lutte contre le fascisme, instauration d'un régime démocratique. |
| Statut | inactif |
| Fondation | |
| Date de formation | 1943 |
| Pays d'origine | |
| Actions | |
| Mode opératoire | Lutte armée, résistance |
| Période d'activité | 1943-1945 |
| Répression | |
| Considéré comme terroriste par | |
| Guerre civile italienne | |
Les Brigades Justice et Liberté (Brigate Giustizia e Libertà) sont des brigades partisanes formées dans le cadre de la Résistance italienne, liées principalement au Parti d'action[1] mais également ouvertes aux combattants d'autres partis du Comité de libération nationale (CLN) ou indépendants, professant un idéal commun laïque et démocratique.
En action, les membres des brigades portaient autour du cou un mouchoir vert de reconnaissance. Coordonnées par un commandement dirigé par Ferruccio Parri, elles constituent les formations de partisans les plus nombreuses après les Brigades Garibaldi, dirigées par les communistes.
Lors du congrès du Partito d'Azione (parti d'action) à Rome en , Parri cite 24 000 membres réguliers des brigades de montagne et 11 000 des fanfares urbaines. En chiffres relatifs, les BJLs représentent environ 20% du nombre total d'hommes mobilisés dans la Résistance, contre 50% pour les formations à direction communiste . Les Brigades ont subi au total 4 500 victimes[2],[3].
Elles étaient donc les deuxièmes en nombre après les brigades Garibaldi proches du Parti communiste, et supérieures aux brigades Matteotti de tendance socialiste. Parmi les membres des brigades Giustizia e Libertà figuraient notamment : Carlo Azeglio Ciampi (futur président de la République) ; les futurs dirigeants socialistes et époux Emilio Lussu et Joyce Lussu; les futurs journalistes Giorgio Bocca et Oriana Fallaci, ainsi que la pédagogue et écrivaine Ada Gobetti (épouse de Piero Gobetti). Giustizia e Libertà avait également attiré des anti-fascistes juifs tels que Vittorio Foa, Primo Levi et Leone Ginzburg. En fin, il ne faut oublier les futurs dirigeants et ministres du Parti Socialiste Italien : Francesco De Martino et Riccardo Lombardi[4].
Articles connexes
- Résistance en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale
- Brigades Matteotti
- Brigades Bruzzi Malatesta
- Bandiera Rossa
- Groupes d'action patriotique
Notes et références
- ↑ (it)Enciclopedia dell'antifascismo e della Resistenza, Volume I, voce Brigate Giustizia e Libertà , p. 375.
- ↑ (it) AA.VV, Le formazioni GL nella resistenza. Documenti, Franco Angeli, Milano, 1985, p. 395.
- ↑ (it) AA.VV, Le formazioni GL nella resistenza, cit., p. 17.
- ↑ Vittorio Cimiotta (2014)La rivoluzione etica: Da Giustizia e Libertà al Partito d’Azione (1939-1945. Seconda guerra mondiale, Édition Mursia, p. 380, (ISBN 8842550418)
- (it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Brigate Giustizia e Libertà » (voir la liste des auteurs).
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