British and Commonwealth Holdings

British and Commonwealth Holdings
logo de British and Commonwealth Holdings

Création
Disparition
Forme juridique Entreprise publique
Siège social Londres
Drapeau de la Grande-Bretagne Royaume-Uni
Activité Service financier

British and Commonwealth Holdings plc est une société de services financiers créée en 1955 et disparue en 1990, jadis inscrite à la cote officielle de la Bourse de Londres.

Histoire

La société est initialement créée en 1955, à la suite de la fusion intervenue entre la Clan Line Steamers et l’Union-Castle Line[1], pour former The British & Commonwealth Shipping Company[2], une entreprise de transport maritime. Jusqu'en 1987, son principal actionnaire est la société Caledonia Investments , qui est contrôlée depuis 1951 par la famille Cayzer, fondatrice de Clan Line[3].

British & Commonwealth sont les propriétaires ultimes de British United Airways (BUA), la plus grande compagnie aérienne privée et indépendante du Royaume-Uni dans les années 1960, ainsi que de ses filiales et sociétés sœurs, notamment British United Air Ferries et British United Island Airways (BUIA). Elle est également actionnaire de Bristow Helicopters, alors la plus grande entreprise d'hélicoptères du Royaume-Uni et l'une des plus importantes au monde[4]. British & Commonwealth en acquit la pleine propriété en 1985[1].

Pavillon du commodore de la Compagnie maritime britannique et du Commonwealth

En 1969, British and Commonwealth Shipping, Furness Withy, Peninsular and Oriental Steam Navigation Company (P&O) et Ocean Steamship Company fondent la société Overseas Containers Limited (OCL) pour exploiter la conteneurisation[5].

Fin 1970, la British & Commonwealth vend British United Airways (BUA), ainsi que trois nouveaux avions BAC One-Eleven 500 qu'elle avait loués à la compagnie aérienne, à Caledonian Airways, pour une somme de 12 millions de £. Elle conserve la propriété de BUIA, , qui avait changé de nom pour devenir la British Island Airways en [4]. ,

Essor et krach des années 1980

Dans les années 1980, la nouvelle direction, sous l'autorité de John Gunn, supervise une expansion rapide dans le domaine des services financiers. Ce domaine n'est pas totalement nouveau pour l'entreprise. Elle avait créé le Gartmore dès 1969[1]. Parmi les nombreuses acquisitions figure Exco International, une société britannique de courtage monétaire acquise en 1986[6], et Oppenheimer Holdings, une importante société américaine de gestion de fonds[7].

À son apogée, l'entreprise est considérée comme « la plus grande société de services financiers du Royaume-Uni, si l'on exclut les quatre banques de détail traditionnelles ». Les articles élogieux parus dans la presse économique valent à John Gunn de recevoir du quotidien The Guardian le titre de « Jeune homme d’affaires de l’année »[8].

En 1988, elle acquiert Atlantic Computers, une société de services informatiques, pour 434 millions de livres sterling, après avoir d'abord constitué une participation dans cette société par le biais d'une série d'achats sur le marché[9]. L'acquisition s'avére désastreuse : des « irrégularités comptables » sont découvertes dans les livres d'Atlantic. La société avait accumulé d'énormes passifs éventuels en raison de sa pratique de « paperasserie étendue »[10].

L’acquéreur ainsi que la société cédante sont toutes deux placées sous administration judiciaire, le premier en 1990[9], le second vers la fin de la décennie 1990[11]. Jusqu’à sa faillite, British & Commonwealth est également l'actionnaire majoritaire d'Air UK, alors la plus grande compagnie aérienne régionale du Royaume-Uni et successeur de BIA, ainsi que de Servisair, entreprise spécialisée dans les services aéroportuaires et le fret aérien, dont le siège était alors établi à Bramhall[12].

Voir aussi

  • Re Atlantic Computer Systems plc (No 1) (en)

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « British and Commonwealth Holdings » (voir la liste des auteurs).
  1. (en) Katherine Griffiths, « Cayzer family braced for Caledonia showdown », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. (en) « Redhill Aerodrome History », sur deltaaviation.co.uk (version du sur Internet Archive)
  3. (en) Nigel Cope, « Cayzer family braced for Caledonia showdown », Independent.co.uk, (version du sur Internet Archive)
  4. Thomson 1999, p. 256-257.
  5. (en) « [https://web.archive.org/web/20090107002714/http://www.oceanlinermuseum.co.uk/Ocean%20Steamship%20Company%20history.html The Ocean Steamship Co. (Alfred Holt Group) (Est. 1865)] », sur oceanlinermuseum.co.uk (version du sur Internet Archive)
  6. (en) Daniel F. Cuff, « Chairman is appointed at Exco International », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. (en) Janet Porter, « BRITISH & COMMONWEALTH TO BUY UK FINANCE GROUP », Journal of Commerce,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. (en) Fiona Jebb, « UK: BOOMED, BUSTED - AND BACK? », Management Today,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. (en) Law Lords Department, « Judgments – Soden and Another v. British & Commonwealth Holdings Plc. and Others », sur parliament.uk (consulté le )
  10. (en) John Willcock, « John Gunn faces disqualification: DTI report on B&C's purchase of Atlantic Computers criticises BZW and accountants Spicer & Pegler », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. (en) David Manners, « The Ten Takeovers Which Destroyed Most Shareholder Value », Electronics Weekly,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. (en) Tom Stevenson, « Singapore investor buys hotel in London », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le )

Bibliographie

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