Bueil (Eure)

Bueil
Bueil (Eure)
L'église Saint-Martin.
Blason de Bueil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Intercommunalité Seine Normandie Agglomération
Maire
Mandat
Nicolas Mitsialis
2026-2032
Code postal 27730
Code commune 27119
Démographie
Gentilé Bueillois
Population
municipale
1 642 hab. (2023 en évolution de +1,3 % par rapport à 2017)
Densité 334 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 55′ 51″ nord, 1° 26′ 32″ est
Altitude Min. 47 m
Max. 136 m
Superficie 4,91 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pacy-sur-Eure
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Bueil
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Bueil
Géolocalisation sur la carte : Eure
Voir sur la carte topographique de l'Eure
Bueil
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
Bueil

Bueil [bɥɛj] est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Géographie

Localisation

La commune de Bueil se situe dans le département de l'Eure en région Normandie. Elle est proche de Breuilpont et de Pacy-sur-Eure.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Eure, le ruisseau de l'Étang et un bras de l'Eure[2],[3],[Carte 1].

L'Eure, un canal, chenal et cours d'eau naturel non navigable d'une longueur de 229 km, prend sa source dans la commune de Longny les Villages et se jette dans la Seine à Saint-Pierre-lès-Elbeuf, après avoir traversé 91 communes[4].

Le ruisseau de l'Étang, d'une longueur de 15 km, prend sa source dans la commune de Saint-Illiers-le-Bois et se jette dans l'Eure sur la commune, après avoir traversé sept communes[5].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Bueil[Note 1].

Cinq plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le plan d'eau 1 du Pré Vilain (1,7 ha), le plan d'eau 2 du Pré Vilain (4,8 ha), le plan d'eau 3 du Pré Vilain (1,9 ha), le plan d'eau 4 du Pré Vilain (1,1 ha) et le plan d'eau 5 du Pré Vilain (1,6 ha)[Carte 1],[6].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 663 mm, avec 11,2 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de à 15 km à vol d'oiseau[13], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 633,2 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,9 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Bueil est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[17].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (68,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (51,9 %), zones urbanisées (22,7 %), prairies (16,3 %), forêts (4,6 %), eaux continentales[Note 4] (4,4 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Attestations anciennes

Le nom de la localité est attesté sous les formes Boolium en 1264 (cartulaire de Lyre), Boele (cartulaire de Saint-Taurin), Buellum (cartulaire d’Ivry), Buellium (pouillé d’Évreux) et Bueuil en 1805 (Masson Saint-Amand)[19],[20].

Étymologie

Peut-être du gaulois *boduo « corneille » et *ialum « clairière »[21].

François de Beaurepaire ajoute qu'il peut s'agir du thème bod déjà reconnu dans l'Eure pour les noms de lieux Bouafles et Bourth[20].

Histoire

Le Village de Bueil, toujours paisible, bien que ses terres furent tant de fois ravagées au fil des âges par le passage des soldats de tous bords, n’a (dans l’état actuel de nos connaissances) jamais eu de seigneur.

Bueil dépendait d’ Ivry la bataille et son histoire fut longtemps liée à celle d’Ivry.

Bueil se trouve en Normandie, en limite du royaume de France et du duché de Normandie. Cette situation géographique explique les incursions répétées des troupes de toutes sortes.

Guillaume le Conquérant, roi d’Angleterre devint Duc de Normandie vers 1047, et de ce fait devient vassal du Roi de France. Cette situation va provoquer de nombreux conflits entre les 2 pays, conflits qui se déroulaient apparemment en limite des deux états.

Le fief étant toujours dépendant de domaines plus conséquents, point de personnage illustre, point de destinées brillantes, mais ce ne signifie pas que Bueil est sans histoire.

Pour exemple, en 1086, Hugues de Cesoeil et Raoul Mauvoisin, gouverneur de Mantes, prirent les armes et passèrent la rivière d’Eure à maintes reprises et à différents points pour ravager les terres de Guillaume de Breteuil, Seigneur de Pacy et de Roger d’Ivry, échanson de Guillaume et fondateur de l’abbaye d’Ivry et de la paroisse de Bueil, emmenant troupeaux, et prisonniers.

Cette attaque provoqua la riposte des Normands, qui à leur tour se rendirent avec d’importantes troupes dans le Vexin Français.

Il faut préciser qu’a cette époque les seigneurs étaient tous turbulents et n’hésitaient pas à se faire la guerre pour un oui pour un non. Il suffit de lire les exploits de Guillaume le conquérants pour s’en rendre compte. En témoigne cette anecdote historique ou le Roi de France, Philippe 1er, informé de l’indisposition de Guillaume, s’écria en plaisantant :

" Quand ce gros homme relèvera-t-il donc de ses couches ? "

Cette plaisanterie provoqua la colère de Guillaume qui pénétra, à la tête de son armée, dans le Vexin français, s’empara de Mantes, qu’il réduisit en cendres avec ses habitants, vengeant ainsi une simple plaisanterie par une cruauté atroce contre une population innocente et paisible.

Le chemin emprunté par les troupes de Guillaume se fit à Ivry La Bataille, puis par la voie Romaine appelée aussi le grand chemin de Normandie. Elle allait de Dreux à Paris.

On peut découvrir à Saint Ouen Marchefroix, à l’embranchement des chemins, cinq croix en pierre plantées en souvenir de cinq seigneurs tués lors de ce combat. Ces croix sont toujours en place.

Au XII siècle l’église parachève son réseau de paroisses. La Libération des paysans se poursuit. En 1110 le Roi de France autorise les paysans à s’administrer sous la direction d’un maire.

C’est durant ce siècle que l’église de Bueil fut édifiée.

C’est en 1469 que le Duché est rattaché définitivement au royaume de France.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 2001 Jacques Tammam    
mars 2001 mars 2014 Michel Duval    
mars 2014 mars 2026 Michel Cither   Retraité Fonction publique
mars 2026 en cours Nicolas Mitsialis Sans étiquette Cadre bancaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[23].

En 2023, la commune comptait 1 642 habitants[Note 5], en évolution de +1,3 % par rapport à 2017 (Eure : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
340298264293304300274518310
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
400415434416418432426420427
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
384405443387407425382409395
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4444555261 0031 3311 3931 4631 4931 480
2014 2019 2023 - - - - - -
1 5721 6151 642------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

de gueules à la barre d’or chargée d’une barre d’azur surchargée de deux fleurs de lys d’or posées à plomb, accompagnée, en chef de deux léopards l’un sur l’autre et en pointe, d’une quintefeuille, le tout du même ; au chabot d’argent de profil brochant en pal en abîme.

Les deux léopards d'or des armoiries du Bueil rappellent les armoiries de la Normandie.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  5. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Cartes

  1. « Réseau hydrographique de Bueil » sur Géoportail (consulté le 14 avril 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes » activée ».
  2. Sandre, « un bras de l'Eure ».
  3. « Fiche communale de Bueil », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
  4. Sandre, « L'Eure ».
  5. Sandre, « Le ruisseau de l'Étang ».
  6. « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
  7. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  8. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  9. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  10. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  11. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  12. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  13. « Orthodromie entre Bueil et Bû », sur fr.distance.to (consulté le ).
  14. « Station Météo-France « Bû_sapc », sur la commune de Bû - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  15. « Station Météo-France « Bû_sapc », sur la commune de Bû - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  16. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  17. Insee, « Métadonnées de la commune ».
  18. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  19. Ernest de Blosseville, Dictionnaire topographique du département de l'Eure, Paris, 1877, p. 39 in Dictionnaire topographique de la France comprenant LES NOMS DE LIEUX ANCIENS ET MODERNES CTHS DicoTopo.fr (lire en ligne) [1].
  20. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154).
  21. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6).
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  26. D'après le panneau extérieur situé devant l'église de Bueil.
  • icône décorative Portail de l’Eure
  • icône décorative Portail des communes de France