César-Jacques Dessalines
Succession
–
(23 ans et 20 jours)
| Nom revendiqué | Jacques III |
|---|---|
| Prédécesseur | Jacques Aimé Dessalines |
| Successeur | Jean-Jacques César Dessalines |
| Titulature | Prince haïtien |
|---|---|
| Dynastie | Famille Dessalines |
| Surnom | Baron Dessalines |
| Naissance |
Saint-Marc |
| Décès |
(à 70 ans) Port-au-Prince, |
| Père | Jacques Ier |
| Mère | Marie-Claire Bonheur |
| Conjoint | Marie-Thérèse Poncette |
| Enfants |
Marie-Claire Dessalines Jean-Jacques César Dessalines Destiné Jean-Jacques Dessalines |
| Religion | Catholicisme |
César-Jacques Dessalines, connu sous le nom de Baron Dessalines, né le à Saint-Marc et mort exécuté le [1] à Port-au-Prince, est un prince, homme politique, militaire et diplomate haïtien. Second fils de Jean-Jacques Dessalines futur empereur d'Haïti[2].
Après la mort de son père et la chute de l'Empire, il se rallie au nouveau régime et devient un membre du gouvernement sous la présidence de Jean-Pierre Boyer. Il participe ainsi aux négociations avec les représentants français du roi Charles X, en 1825, pour la reconnaissance officielle d'Haïti par la France.
Héritier de l'empire dessalinien, il est arrêté et exécuté avec son fils par l'empereur Faustin Soulouque. Sa mort met fin à la lignée directe masculine de la famille Dessalines.
Biographie
Second fils de Dessalines et de Marie-Claire Bonheur, il est fait prince lors de l'avènement du Premier Empire haïtien en 1804.
Après l'assassinat de son père, il trouve refuge auprès d'Henri Christophe, qui se proclame roi en 1811 et intègre la famille Dessalines dans sa noblesse. César-Jacques est donc fait Baron Dessalines. Après la chute de Christophe en 1820, il se met au service du président Jean-Pierre Boyer.
Le , environ 20 ans après l’assassinat de l’empereur Jacques, l’espoir d’une récupération socio-économique d’Haïti s’évanouit[3]. Le roi de France Charles X accepte de reconnaître l'indépendance de la République d'Haïti moyennant une indemnité de 150 millions de francs-or. Boyer et les membres de son gouvernement, dont César-Jacques, négocie longuement et réussit à réduire la somme à 90 millions. Pour honorer cette dette, le gouvernement doit instaurer de lourds impôts. Afin de dynamiser l'économie agricole, il restaure également la corvée.
À la mort de son frère en 1832, il devient le chef de la Maison impériale et l'héritier de droit de l'Empire dessalinien.
Après la chute de Boyer et la fin de la République, il se rallie à l'empereur Faustin Soulouque, qui cherche sa légitimité en se rapprochant de la famille de Dessalines, et est fait maréchal de camp en 1853.
Néanmoins, il est arrêté pour complot sur les ordres de l'empereur et fusillé en , après un rapide procès[2]. La principale accusation retenue contre lui fut ses fréquentations douteuses avec certains partisans républicains, hostiles à l'empereur. Son seul fils survivant, Jean-Jacques César, est fusillé quelques mois plus-tard, en [4].
Avec son fils, il était le dernier représentant masculin des descendants de Jean-Jacques Dessalines.
Descendance
Marié à Marie-Thérèse Poncette, il a deux enfants dont[2] :
- Marie-Claire Dessalines (1806-1809) ;
- Jean-Jacques César Dessalines (1810-1856), lieutenant-général, accusé de complot et fusillé le ;
- Destiné Jean-Jacques Dessalines (mort à la naissance)[5].
Notes et références
- ↑ « https://www.geni.com/people/C%C3%A9sar-Dessalines/6000000091135887862 » [archive du ], sur www.geni.com (consulté le )
- « haiti2 », sur www.royalark.net (consulté le )
- ↑ « 11 juillet 1825 : Dette de l’Indépendance », sur rezonodwes.com
- ↑ (en-US) « Jean Jacques César Dessalines, Lieutenant-General » [archive du ], sur geni_family_tree (consulté le )
- ↑ « César Jacques Dessalines », sur geni_family_tree (consulté le )
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