Caecilia Metella
Caecilia Metella (née vers 70 av. J.-C. et morte vers 44 av. J.-C.) est une personnalité féminine de la Rome antique qui a vécu au Ier siècle avant l'ère commune pendant la République romaine. Elle est la fille de Quintus Caecilius Metellus Celer et Clodia[1].
| Naissance |
Vers 70 av. J.-C. République romaine |
|---|---|
| Décès |
Vers 44 av. J.-C. Lieu inconnu |
| Nom dans la langue maternelle |
Caecilia |
| Époque |
République romaine tardive (en) |
| Famille | |
| Père | |
| Mère | |
| Conjoint | |
| Gens |
Biographie
Jeunesse
Caecilia Metella était la fille du consul Quintus Caecilius Metellus Celer et de Clodia, femme célèbre dans la haute société de la république romaine pour sa beauté, son esprit et sa réputation scandaleuse. Cette dernière est souvent identifiée comme la « Lesbia » des poèmes de Catulle[2]. Héritière du prestige et des controverses de sa lignée, Caecilia semble avoir suivi le modèle maternel, mêlant élégance, ambition et liberté de mœurs[3].
Mariage et scandales
En 53 av. J.-C., Caecilia Metella épousa Publius Cornelius Lentulus Spinther, un homme politique d’orientation politique conservatrice, allié à la puissante famille de son père, les Caecilii Metelli. Le mariage, motivé avant tout par des considérations politiques, tourna rapidement au scandale. En effet, peu de temps après leurs noces, Metella entama une liaison avec Publius Cornelius Dolabella, consul et adversaire politique de Spinther.
En 45 av. J.-C., son mari la répudia publiquement, provoquant un scandale dans l’aristocratie romaine[4].
Cette affaire fut mentionnée avec amertume par Cicéron dans sa correspondance, car à cette période, Dolabella était l’époux de sa fille Tullia.
Après son divorce, Metella retourna dans sa famille, tombée en disgrâce. Elle devint alors un instrument des ambitions politiques des Caecilii Metelli. Selon les sources, elle aurait séduit plusieurs partisans de Jules César afin de rétablir la position de son clan, affaibli après la défaite des Optimates à Pharsale et Munda.
Parmi ses liaisons connues figure le poète Ticida qui la célébra dans ses vers sous le nom de « Perilla ». Son dernier amant attesté serait un certain Aesopus, riche membre de l'ordre équestre qui soutint financièrement la famille Metella pendant quelques années.
La date et les circonstances de la mort de Caecilia Metella demeurent inconnues.
Voir aussi
Références
Cet article intègre du contenu d'une publication du domaine public : (en) William Smith, « Caecilia or Metella.6 », dans Dictionary of Greek and Roman Biography and Mythology, vol. 2, (lire en ligne), p. 526
- ↑ A. M. Juster et Susanna Braund, The Satires of Horace, University of Pennsylvania Press, , 139 p. (ISBN 9780812222098)
- ↑ Transactions and Proceedings of the American Philological Association, University of California, American Philological Association, , 215 p.
- ↑ Laurie J. Churchill, Phyllis R. Brown et Jane E. Jeffrey, Women Writing Latin: Women Writing Latin in Roman Antiquity, Late Antiquity, and the Early Christian Era, Routledge, coll. « Women Writers of the World », (ISBN 9781136742910)
- ↑ Dans le passé, certains chercheurs ont avancé qu’elle aurait été l’épouse de Publius Cornelius Lentulus Spinther le Jeune, fils de son mari. Toutefois, cette hypothèse est aujourd'hui largement remise en question.
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