Café La Table ronde
| Café La Table ronde | |||
La Table ronde vue de la place Saint André dans les années 1979 | |||
| Présentation | |||
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| Coordonnées | 45° 11′ 34″ nord, 5° 43′ 42″ est | ||
| Pays | France | ||
| Ville | Grenoble | ||
| Adresse | 7 place Saint-André | ||
| Fondation | 1739 | ||
| Site web | www.restaurant-tableronde-grenoble.com | ||
| Informations | |||
| Type de cuisine | Café | ||
Géolocalisation sur la carte : Grenoble
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Le Café La Table ronde est un café situé place Saint-André à Grenoble en France. Ouvert en 1739, il est l'un des plus anciens cafés du pays.
Histoire

Situé place Saint-André, La Table ronde est le plus ancien café de Grenoble et un des plus anciens cafés de France. Il a été ouvert en 1739 (le Café Procope parisien, lui, ayant été fondé en 1686, soit 53 ans plus tôt) par le maître confiseur Caudet à la suite de son acquisition de la boutique de l'horloger François Dagonneau[1]. Grenoble était à l'époque une ville de 20 000 habitants. Le café Caudet a ensuite pris le nom de Flandrin en 1758 et enfin celui de Table Ronde en 1797.
Durant la Seconde Guerre mondiale, La Table Ronde, et particulièrement son arrière salle, est devenue un lieu de rencontres des résistants[1].
Le journaliste Jean Pain connu pour ses opinions anti-allemandes est arrêté le à 18h au cours de la Saint-Barthélemy grenobloise. Il fut exécuté le lendemain. Après la Libération, l'un des responsables de l'arrestation de Jean Pain déclara aux enquêteurs que le journaliste avait été "vendu" par une dénommée Rosette, serveuse au café du Tribunal. Interpellée, elle fut rapidement jugée, condamnée à mort et fusillée. Son corps a été jeté dans l'Isère. Le le café est fermé par les autorités allemandes et sa propriétaire Marie Pollini arrêtée en compagnie de nombreux habitués.
De nombreux auteurs et artistes ont fréquenté le café la Table Ronde. C'est ainsi qu'Antoine Renard y a composé la musique du Temps des cerises d'après le poème de Jean-Baptiste Clément[2].
Jean-Jacques Rousseau, Bernadotte (futur roi de Suède) ou encore Stendhal s'y seraient un jour attablés[1].
Il est la propriété de la famille Boccard depuis 1972[1].
Bibliographie
- Lucien Ratel (en collab. avec J.-P Boccard), Parlez-moi de Grenoble, Éditions de Belledonne,
- Les sentiers de la liberté : Dauphiné, 1939-1945 : les témoignages de nombreux résistants et déportés de Claude Muller, Éditions de Borée, 2003 (sur l'arrestation et l'exécution de Jean Pain)
Notes et références
- Ugo Maillard, « Ce café ouvert en 1739 est le plus vieux de Grenoble : voici ses secrets », sur actu.fr, (consulté le )
- ↑ Gabrielle Serraz, « Place Saint-André vit la mémoire de Grenoble », sur lesechos.fr, (consulté le ).
Liens externes
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