Café Pamplona

Café Pamplona, août 2005

Le Café Pamplona est un café situé au 12 Bow St. à côté de l'intersection entre Bow Street et Arrow Street, près du Harvard Square, à Cambridge, Massachusetts, aux États-Unis. Lors de son ouverture en 1959, il était le seul café du Square. La propriétaire, Josefina Yanguas, affirmait que le café possédait la première machine à espresso de la ville. En bas d'un court escalier extérieur, après une terrasse avec des tables, les clients entrent dans l'intérieur souterrain du café. Le décor autrefois austère comprend de vives lumières jaunes qui font briller les murs de plâtre épais sous un plafond bas, et un sol en échiquier noir et blanc. Le café a survécu aux changements survenus depuis le milieu des années 1980.

Historique

Josefina Yanguas, à son arrivée en Amérique en 1947, a façonné le café d'après ceux de Pamplona en Espagne d'où elle était originaire. De 1959[1] à sa mort en 2007[2], Yanguas fut la propriétaire du café.

Peu après l'ouverture du café, Yanguas et son chef cubain Juana Rodríguez ont commencé à préparer et à servir de la nourriture. Quand l'entreprise s'est développée, Yanguas a commencé à n'embaucher que des hommes, en accord avec la pratique espagnole usuelle d'avoir un personnel d'un seul sexe, jusqu'en 1999. En automne de cette année, cette pratique fut révélée par le Harvard Crimson[3]. Le manager James Timberlake embaucha fin 1999 Jenny Follen, la première femme employée par le café en 40 ans d'existence; depuis lors, le café a eu des pratiques d'embauches standards.

Le café attire aussi bien des esprits bohèmes que des professeurs de l'université Harvard ainsi que de la plus grande communauté de Cambridge. Al Gore[4] et Amanda Palmer[5] sont des clients notables du café.

La petite peinture sur un mur dans le café a été peinte directement sur le site par l'artiste local Conger Metcalf[6], un ami de la propriétaire. Réalisée à la fin des années 1960, son fond jauni est dû à son exposition à la fumée de cigarette. Durant cette période, les murs du café devaient être repeints tous les quatre ans car ils jaunissaient de manière non négligeable à cause de la fumée. Bien que la figure centre ressemble énormément à Yanguas, elle a assuré que ce n'était pas son portrait.

En , après 46 ans, Yanguas mis le Pamplona en vente, mais sans succès[7]. En , elle rouvrit le café[8]. Elle meurt le à l'âge de 90 ans[2],[9], mais le café est toujours ouvert (en ).

En 2006, le café a changé de propriétaire, Nina Hovigimian[10],[11]. Dans un article paru dans le Harvard Crimson du , Hovigimian expliquait qu'en raison du confinement lié à la COVID, la baisse d'activité l'avait poussée à la faillite. On ignorait alors si le café allait se recapitaliser et rouvrir[12].

Références au Pamplona

Au fil des années, le café et la maison de Josefina ont été souvent mentionnés dans la presse. Le café a été élu meilleur café de Boston dans « Improper Bostonian », et d'autres publications locales. En 2000, un exposé architectural a été écrit dans le Boston Globe Magazine sur l'appartement de Josefina. Le café a été mentionné sur NPR et dans plusieurs citations d'artistes. En raison de son atmosphère et de son histoire, le Pamplona a été source d'inspiration pour beaucoup d'artistes et de penseurs. Des anecdotes de lectures, de travaux et de discussions sont racontées par de nombreuses célébrités de Harvard et de Cambridge.

  • L'emplacement d'une des scènes dans la version filmée de Prozac Nation.
  • Des mentions du café apparaissent régulièrement dans des mémoires, par exemple The Idea Factory: Learning to Think at MIT, par Pepper White[13].
  • En , le peintre et sculpteur (et ancien maître d'hôtel entre 1999 et 2005) Jeffrey P. Smith mis en place une installation artistique pour le programme de la 5e année du Boston Museum School. Appelée « Space for Solitude », elle était grandement basée sur des détails architecturaux du café. La porte qui était dans le café depuis son ouverture (1959-2004) était identique à celle utilisée dans l'installation de Smith. Dans son essai de catalogue, il dédia son œuvre en partie à la propriétaire Josefina Yanguas.
  • En janvier et , la cour intérieure du café fut sujette à une installation artistique publique temporaire de Godfrey DeWitt intitulée « Pamplona », et sponsorisée par le Conseil d'Arts de Cambridge[14].
  • Le Café Pamplona est mentionné dans la chanson « Truce » de The Dresden Dolls, composée par Amanda Palmer en 2003 :
    "You can have Africa, Asia, Australia, as long as you keep your hands off Café Pamplona."[15]
  •  Le Café Pamplona est aussi mentionné dans la nouvelle de 2003 « The Namesake » par Jhumpa Lahiri[16].
  • Le Café Pamplona apparaît à l'arrière plan d'une photo sur les toits de Claudia Gonson dans le livret du CD 69 Love Songs de The Magnetic Fields.
  • Le café est en outre mentionné dans la Partie III (« Le Nouveau Monde ») du mémoire d'Eva Hoffman Lost In Translation: A Life in a New Language.

Bibliographie

  • Cafe Pamplona & Cambridge Iruña Cookbook, par Josefina Yanguas, Lulu.com, . (ISBN 1-4116-2356-8 et 978-1411623569)

Références

  1. Alice E. Kinzler, « Continental Cafe », The Harvard Crimson,‎ (lire en ligne)
  2. M. Aidan Kelly, « Beloved Pamplona Owner Dies at 90 », The Harvard Crimson,‎ (lire en ligne [archive du ])
  3. Ariel B. Osceola, « Fifteen Minutes: A Strange Brew at Pamplona: Waiters Wanted, Women Need Not Apply », The Harvard Crimson,‎ (lire en ligne [archive du ])
  4. Eugenia B. Schraa, « Cafe Revamps Food, Not Image », The Harvard Crimson,‎ (lire en ligne [archive du ])
  5. « long day's journey into square », sur Amanda Palmer Blog,
  6. « Conger A. Metcalf - Biography », sur www.askart.com
  7. Wendy D. Widman, « Cafe Pamplona Will Close Doors », The Harvard Crimson,‎ (lire en ligne [archive du ])
  8. Raymond L. Yu, « Cafe Pamplona Returns to Square », The Harvard Crimson,‎ (lire en ligne [archive du ])
  9. Bryan Marquard, « Josefina Yanguas, 90; her Cambridge café served as a gathering place for intellectuals », The Boston Globe,‎ (lire en ligne)
  10. « Cambridge, USA Office of Tourism: CAFE PAMPLONA » [archive du ], sur www.cambridgeusa.org (consulté le )
  11. Ted Weesner, « At Café Pamplona, where old Harvard Square is in full swing », The Boston Globe,‎ (lire en ligne)
  12. Simon J. Levien et Sophia S. Liang, « A Harvard Square Without Harvard », The Harvard Crimson,‎ (lire en ligne)
  13. « The Idea Factory - The MIT Press » [archive du ] (consulté le )
  14. « Cambridge Arts Council :: About CAC » [archive du ] (consulté le )
  15. Paroles de « Truce » de The Dresden Dolls, 2003
  16. The Namesake (2003), Publié en français sous le titre Un nom pour un autre, traduit par Bernard Cohen, Paris, Éditions Robert Laffont, coll. « Pavillons », 2006, 354 p. (ISBN 2-221-10064-6)

Coordonnées : 42°22′18″N 71°06′56″W / 42.3717°N 71.1155°W

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