Caille arlequin

Coturnix delegorguei

Coturnix delegorguei
Description de cette image, également commentée ci-après
Une Caille arlequin dans le Parc national Kruger en Afrique du Sud.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Galliformes
Famille Phasianidae
Genre Coturnix

Espèce

Coturnix delegorguei
Delegorgue, 1847

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

La Caille arlequin (Coturnix delegorguei) est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae.

Description

Cet oiseau mesure 15 à 17 cm de longueur. Il présente un dimorphisme sexuel : le mâle présente des dessins sur la gorge absents chez la femelle.

Répartition

La Caille arlequin vit en Afrique sub-saharienne, en évitant les zones forestières. Elle y est erratique à migrante dans toute la partie ouest et centrale ainsi qu’en Arabie saoudite. On la rencontre aussi en Afrique de l’est et du Sud. Elle est résidente à São Tomé (îles Chocolat) dans le Golfe de Guinée. C’est un visiteur d’été dans la partie ouest de Madagascar. De rares observations ont été faites jusqu’au nord du Sénégal[1].

Sous-espèces

Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[2], la Caille arlequin est représentée par 3 sous-espèces (ordre phylogénique) :

Habitat

La Caille arlequin fréquente les étendues herbeuses, cultivées ou non, les savanes arbustives, les bords de fleuves, les plaines alluviales. On la trouve généralement au-dessous de 1 200 m bien qu’il y en ait eu des observations à 2 000 m dans le sud de l’Afrique[3]. Langrand (1990)[4] la signale toujours à moins de 200 m d’altitude à Madagascar.

Mœurs

La Caille arlequin a un comportement très semblable à celui de la Caille des blés (Coturnix coturnix), avec laquelle on la rencontre parfois, bien que les deux espèces ne s’hybrident pas et que la seconde monte à des altitudes plus élevées. Elle est aussi plus grégaire que la Caille des blés et il n’est pas rare de rencontrer des groupes d’une vingtaine d’oiseaux voire beaucoup plus en période migratoire, jusqu’à 200. À l’instar de la Caille nattée (C. coromandelica), la Caille arlequin est nomade, ses déplacements dépendant des pluies ; elle se disperse dans une région dès l’arrivée des pluies pour s’y reproduire puis s’y répandre par groupes de une ou plusieurs familles. Dans le sud de l’Afrique ces cailles arrivent en octobre puis remontent vers le nord en avril, après avoir effectué une mue postnuptiale[1].

Nidification

La saison de reproduction dépend de la latitude et de la saison des pluies : avril à juin en Éthiopie, Juillet au Soudan, août à septembre au Zaïre, novembre à décembre en Tanzanie, janvier à mars au Zimbabwe, toute l’année à São Tomé. Le mâle est monogame, parfois bigame ; il devient très pugnace en période de reproduction, n’hésitant pas à se battre violemment avec des concurrents à grand renforts de coups de bec et de sauts en l’air[3].

Statut, conservation

La Caille arlequin n’est pas considérée comme menacée. Elle est commune dans toute son aire de répartition bien qu’il y ait d’importantes fluctuations de population d’une année à l’autre.

Étymologie

L'épithète spécifique de l'espèce est un hommage au chasseur et naturaliste français Adulphe Delegorgue (1814–1850)[5].

Références

  1. (Hennache et Ottani 2011)
  2. Congrès ornithologique international, version 15.1, 2025.
  3. (Urban, Fry et Keith 1986)
  4. (Langrand 1990)
  5. (en) James A. Jobling, The Helm Dictionary of Scientific Bird Names: From Aalge to Zusii, Christopher Helm, (ISBN 978-1-4081-2501-4, lire en ligne), p. 132.

Voir aussi

Bibliographie

  • Alain Hennache et Michel Ottaviani, Cailles, Perdrix et Francolins de l’Ancien Monde., Clères, WPA France, , 400 p. (ISBN 978-2-9512467-3-7).
  • (en) Olivier Langrand, Guide to the birds of Madagascar., New Haven et Londres, Yale University Press, , 364 p. (ISBN 978-0-3000-4310-5).
  • (en) Emil K. Urban, C. Hilary Fry et Stuart Keith, The birds of Africa, vol. 2, Londres, Academic Press Limited, , 552 p. (ISBN 978-0-1213-7302-3).

Liens externes


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