Caille tasmane

Synoicus ypsilophorus

Synoicus ypsilophorus
Description de cette image, également commentée ci-après
Une Caille tasmane en Australie.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Galliformes
Famille Phasianidae
Genre Synoicus

Espèce

Synoicus ypsilophorus
(Bosc, 1792)

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

La Caille tasmane (Synoicus ypsilophorus) est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae.

La Caille tasmane (ou australe) est une espèce à plumage très variable qui a parfois été scindée en deux espèces, C. ypsilophora et C. australis. Ce taxon présente des différences notables avec les autres espèces du genre Coturnix, c’est pourquoi il a autrefois été placé dans un genre à part Synoicus. Aujourd’hui la majorité des scientifiques s’accorde sur le statut d’une seule espèce, du genre Coturnix, séparée en un grand nombre de sous-espèces[1].

Comportement

Mœurs

La Caille tasmane est un oiseau timide, difficile à apercevoir. Elle est surtout active le matin ou en fin d’après-midi lors de la recherche de nourriture ou lorsqu’elle prend son bain de poussière. Elle vit en compagnies comptant de trois à six individus, probablement une famille, mais parfois pouvant compter jusqu’à 15 oiseaux. Alertée, elle répugne à s’envoler, préférant piéter en se faufilant entre les herbes. Sinon, toute la compagnie s’envole d’un coup, chaque caille s’élevant brutalement à la verticale, d’un vol rapide qu’elle poursuit horizontalement, entrecoupé de vols planés, puis se repose brusquement dans le couvert et se sauve en courant. Une fois au sol, les divers individus de la compagnie s’appellent par de petits cris pour se retrouver.

Alimentation

La nourriture consiste en graines et petits invertébrés, mais cette espèce ne dédaigne pas, occasionnellement, de petits reptiles[2],[1].

Voix

Le cri d’alerte, poussé de préférence au lever du jour ou à la tombée de la nuit, consiste en une courte note suivie d’une autre plus haute et prolongée, tou-wiiiiiip[2].

Nidification

Cette caille est monogame. La date de nidification est variable : dans le sud de la Nouvelle-Guinée, à Port Moresby, des jeunes ont été observés de la fin de la saison sèche à la fin de la saison humide, soit d’octobre à juin ; dans les montagnes du centre de la Nouvelle-Guinée (province de Simbu), ils sont visibles de juillet à septembre, en saison sèche donc[2].

Répartition et habitat

Répartition

Cette espèce a une très large répartition géographique en Australie et en Indonésie. Elle occupe les îles de la Sonde, Sumba, Timor, Flores, la Nouvelle-Guinée, les îles Vanuatu, l’Australie et la Tasmanie. Elle a été introduite aux îles Fidji et en Nouvelle-Zélande[3].

Habitat

La Caille tasmane est plus attirée par les couverts arbustifs et les endroits humides que les autres espèces du genre Coturnix. Elle est aussi moins nomade. Elle fréquente les friches avec couvert arbustif en bordure de fleuves ou de zones humides, les prairies alpines, les pâturages, les clairières forestières, les chaumes de céréales, les bords de route, les savanes, les prés salés. On la rencontre surtout aux basses altitudes, mais elle peut monter jusqu’à 1000m et même à 3600m en Nouvelle-Guinée. Elle présente une nette prédisposition à coloniser rapidement les nouveaux habitats vierges comme les zones déforestées[1].

Sous-espèces

La distribution de cette caille, dans une multitude d’îles, explique le nombre de sous-espèces, plus d’une dizaine, correspondant toutes à des populations évoluant isolément. Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[4], la Caille tasmane est représenté par 9 sous-espèces (ordre phylogénique) :

  • Synoicus ypsilophorus raaltenii (Müller, S, 1842) — îles de la petite Sonde : Flores, Timor et un chapelet de petites îles autour de celles-ci ;
  • Synoicus ypsilophorus pallidior Hartert, EJO, 1897 — Sumba, Sawu ;
  • Synoicus ypsilophorus saturatior Hartert, EJO, 1930 — nord de la Nouvelle-Guinée ;
  • Synoicus ypsilophorus dogwa Mayr & Rand, 1935 — sud de la Nouvelle-Guinée ;
  • Synoicus ypsilophorus plumbeus Salvadori, 1895 — est de la Nouvelle-Guinée ;
  • Synoicus ypsilophorus monticola Mayr & Rand, 1935 — montagnes du sud-est de la Nouvelle-Guinée ;
  • Synoicus ypsilophorus mafulu Mayr & Rand, 1935 — pentes méridionales du sud-est de la Nouvelle-Guinée ;
  • Synoicus ypsilophorus australis (Latham, 1801) — Australie sauf Tasmanie ;
  • Synoicus ypsilophorus ypsilophora (Bosc, 1792) — Tasmanie.

Statut, conservation

Cette espèce, commune en Tasmanie, dans la Nouvelle-Galles du Sud et dans les régions du Victoria, n’est pas vraiment menacée. Ses populations ont pu diminuer localement, mais sa capacité à coloniser les zones déforestées lui assure un certain équilibre[1].

Références

Voir aussi

Bibliographie

  • (en) Brian J. Coates, The birds of Papua New Guinea. : Non-Passerines., vol. 1, Alderley (en), Dove publications Pty Ltd., , 464 p. (ISBN 978-0-9590-2570-5).
  • Alain Hennache et Michel Ottaviani, Cailles, Perdrix et Francolins de l’Ancien Monde., Clères, WPA France, , 400 p. (ISBN 978-2-9512467-3-7).

Liens externes

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