California Institution for Women
| Institution pour femmes de Californie (en) California Institution for Women | |||
Vue aérienne de la prison | |||
| Localisation | |||
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| Pays | |||
| État | |||
| Comté | San Bernardino | ||
| Localité | Chino | ||
| Coordonnées | 33° 57′ 00″ nord, 117° 38′ 06″ ouest | ||
| Géolocalisation sur la carte : Californie
Géolocalisation sur la carte : États-Unis
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| Installations | |||
| Type | Prison pour femmes (en) et prison d'État de Californie (d) | ||
| Superficie | 49 ha | ||
| Capacité | 1 281 places | ||
| Fonctionnement | |||
| Date d'ouverture | |||
| Opérateur(s) | |||
| Chef d'établissement | Dirk Williams[1] | ||
| Effectif | 977 (2008) | ||
La California Institution for Women (CIW) est une prison d'État américaine pour femmes située à Chino[2], dans le comté de San Bernardino, en Californie, à l'est de Los Angeles, bien que l'adresse postale indique « Corona », se situant dans le comté de Riverside.
Installations
Même si les documents officiels du Département des services correctionnels et de réhabilitation de Californie mentionnent une adresse postale « Corona, Californie » pour le CIW situé dans le comté de Riverside[3], la prison a été établie à Chino depuis 2003 suite à l'incorporation du comté de San Bernardino, auparavant non constitué en municipalité[4],[5],[6].
La superficie de la CIW s'élève à 49 hectares. Ses installations comprennent des logements de niveau I (« dortoirs ouverts sans périmètre sécurisé »), des logements de niveau II (« dortoirs ouverts avec périmètre sécurisé clôturé et couverture armée ») et des logements de niveau III (« cellules individuelles, périmètres clôturés et couverture armée »). De plus, un centre d'accueil « propose un hébergement à court terme pour gérer, classer et évaluer les nouveaux détenus »[7].
Durant l'année fiscale 2008/2009, la CIW comptait 977 employés et disposait d'un budget annuel de 75 millions de dollars pour les institutions et de 2,6 millions de dollars pour l'éducation[8]. À la date du , l'établissement avait une capacité de 1 398 places, mais sa population carcérale était de 2 155 personnes, pour un taux d'occupation de 154,1 %[9].
À la date du , la CIW incarcérait des individus à un taux de 111,1 % de sa capacité, abritant ainsi 2 640 occupants[10].
La CIW est situé à l'est de Downtown Los Angeles, et il faut environ une heure pour se rendre à la prison depuis le centre-ville de Los Angeles[11].
Histoire
L'institution d'origine accueillant les femmes en Californie a été inaugurée à Tehachapi en 1932. Toutefois, suite au tremblement de terre de 1952 dans le comté de Kern, les détenues ont été transférées vers la CIW récemment ouverte à Chino, et l'établissement de Tehachapi a été reconstruit en tant qu'institution correctionnelle californienne réservée aux hommes[12]. Initialement désignée sous le nom « Institution californienne pour femmes de Corona », la prison a vu son nom changer en « Frontera », un dérivé féminin du mot frontière le [13]. Ce changement fait suite à l'opposition par les habitants de Corona qui refusaient que leur ville soit mentionnée dans le nom de l'établissement pénitencier. La CIW abritait le couloir de la mort pour les femmes de l'État et était la seule prison pour femmes en Californie jusqu'en 1987, date à laquelle le Northern California Women's Facility a ouvert[14].
Des premières années de la CIW jusqu'aux années 1980, les femmes condamnées portaient des robes pour circuler et travailler dans ce qui s'apparentait à un campus. Ce n'est qu'à cette époque que trois tours ont été érigées, avec des gardes armés de fusils de chasse au sommet de celles-ci[13]. Le programme Voices from Within est l'un des nombreux projets proposés aux détenus de la CIW, où elles lisent des livres à destination « des lycéens en classe de rattrapage », « des étudiants ayant des difficultés de lecture » et des aveugles[15].
En 2007, l'État de Californie a proposé de construire 45 nouvelles unités pour détenus souffrant de troubles mentaux et 975 à la California Institution for Men située à proximité. Néanmoins, les responsables locaux se sont opposés à ces projets[16].
Entre 2006 et 2013, une femme s’est suicidée. Entre le et , six femmes se sont suicidées et une augmentation des tentatives de suicide a été constatée[11].
Détenus notables
- Renee Alway, ancienne détenue, est une célèbre mannequin américaine et ancienne candidate de la huitième saison de Top Model USA, ainsi que finaliste de Modelville. Elle a été condamnée à une peine de 12 ans pour quatre chefs d'accusation de cambriolage, un chef d'accusation pour vol de véhicule et un chef d'accusation pour détention d'arme à feu. Elle a été libérée en 2018 après avoir accompli une peine d'emprisonnement de 5 ans. Elle a de nouveau été interpelée en 2019 pour violence domestique[17].
- Betty Broderick, qui purge actuellement sa peine, était une femme de la haute société de San Diego. Elle a été déclarée coupable du meurtre, en 1989, de son ex-mari, Dan Broderick, et de sa nouvelle épouse, Linda Kolkena Broderick. Elle a été reconnue coupable en 1991 et condamnée à 32 ans de prison. Elle a vu ses trois premières demandes de libération conditionnelle échouer, en 2010, 2011 et 2017, en raison d'une « absence de remords », d'un « refus de s'excuser » et d'un « déni de tout acte répréhensible ». Elle ne pourra pas bénéficier d'une nouvelle audience pour demander sa libération conditionnelle avant 2032.
- Julia Rodriquez Diaz a été condamnée en pour le meurtre de Javier Angel, un garçon de sept ans. L'émission Femmes fatales dans l'épisode « Heartless Souls » diffusée sur Investigation Discovery en , a relaté son histoire. Elle a été transférée à la California Institution for Women en 2014[18],[19].
- Barbara Graham, meurtrière et sujet du film Je veux vivre ! sorti en 1958. Elle a par la suite été exécutée à la prison d'État de San Quentin le .
- Claudia Haro, ancienne épouse de l'acteur Joe Pesci. Elle a plaidé non coupable de tentative de meurtre pour avoir engagé un tueur à gages dans l'objectif d'éliminer son deuxième ex-mari et cascadeur à Hollywood, Garrett Warren. Elle a purgé 7 ans de sa peine en 2019, sur les 12 ans à faire.
- Emily Harris, membre du groupe radical Armée de libération symbionaise qui est à l'origine de l'enlèvement de Patricia Hearst. Elle a purgé une peine de huit ans d'emprisonnement.
- Theresa Knorr a été inculpée et reconnue coupable de deux chefs d'accusation pour meurtre, de deux chefs d'accusation pour conspiration en vue de commettre un homicide, ainsi que de deux chefs d'accusation pour meurtre par torture. Elle a été condamnée à deux peines consécutives d'emprisonnement à perpétuité.
- Membres de la « famille » de Charles Manson : Patricia Krenwinkel, actuellement incarcérée[20],[21]. Susan Atkins, transférée au Central California Women's Facility en et décédée le . Leslie Van Houten a obtenu sa libération conditionnelle le [22].
- Stephanie Lazarus, ancienne inspectrice du LAPD a été condamnée en 2012 pour le meurtre de l'épouse de l'un de ses anciens petit-amis en 1986. Elle purge actuellement une peine de 27 ans d'emprisonnement.
- Dorothea Puente, une tueuse en série condamnée[20].
- Cathy Evelyn Smith a été condamnée à deux peines d'emprisonnement en et en pour homicide involontaire et infraction à la législation sur les stupéfiants en lien avec la mort de John Belushi[20].
- Brenda Ann Spencer, qui est actuellement emprisonnée, a été reconnue coupable du meurtre de deux personne et d'avoir blessé neuf autres dans une école de San Diego en 1979 lors d'une fusillade.
- Lucille Miller a purgé une peine de sept ans d'emprisonnement, de 1965 jusqu'à sa libération conditionnelle en 1972, d'une peine de prison à vie pour le meurtre au premier degré de son mari. L'affaire Miller a fait l'objet d'un livre de Joan Didion en 1968, intitulé Slouching Towards Bethlehem[23].
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « California Institution for Women » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (en) « California Institution for Women (CIW) » (consulté le ).
- ↑ (en) « 2020 CENSUS - CENSUS BLOCK MAP: Chino city, CA », sur U.S. Census Bureau (consulté le ).
- ↑ (en) California Institution for Women (CIW), « Mission Statement », Département des services correctionnels et de réhabilitation de Californie, (consulté le ).
- ↑ (en) John Welsh, Plan would resolve confusion: Prison : Chino proposes to annex acreage that includes the California Institution for Women, Riverside, Press-Enterprise, .
- ↑ (en) « Annexation of Agricultural Preserve Approved », sur Ville de Chino (consulté le ).
- ↑ (en) « Mayor Takes a Stand on Prison Population », sur Ville de Chino, (consulté le ).
- ↑ (en) « California's Correctional Facilities », sur Département des services correctionnels et de réhabilitation de Californie, (consulté le ).
- ↑ (en) « CDCR - California Institution for Women (CIW) - Institution Statistics », (consulté le ).
- ↑ (en) « California Department of Corrections and Rehabilitation », sur Département des services correctionnels et de réhabilitation de Californie (consulté le ).
- ↑ (en) « California Department of Corrections and Rehabilitation : Monthly Report of Population As of Midnight April 30, 2020 », sur Département des services correctionnels et de réhabilitation de Californie, (consulté le ).
- (en) Aron Hillel, « Why Are So Many Inmates Attempting Suicide at the California Institution for Women ? », sur LA Weekly, (consulté le ).
- ↑ (en) « California Correctional Center (CCI) », sur Département des services correctionnels et de réhabilitation de Californie, (consulté le ).
- (en) John Welsh, Hope is the theme : On 50th anniversary of California Institution for Women near Chino, prison inmates are encouraged to look toward their futures, Riverside, Press-Enterprise, .
- ↑ (en) Laura Mecoy, New Women's Prison Unfinished But Open, Sacramento Bee, .
- ↑ (en) Claire Vitucci, Lending their voices : Women inmates record books on tape for the blind and children with learning disabilities, Riverside, Press-Enterprise, .
- ↑ (en) Shelli DeRobertis, Prisons' role to grow, San Bernardino, The Sun, .
- ↑ (en) « ANTM Alum Renee alway arrested for domestic violence : Year after prison release », (consulté le ).
- ↑ (en) « KEY Assignment : Javier Angel Murder », sur KEYT, (consulté le ).
- ↑ (en) « KEY Assignment : Parole Denied for Julia Diaz », sur KEYT, (consulté le ).
- (en) Donna Wares, Convicts : State's most infamous women live here, Orange County Register, .
- ↑ (en) Vincent Bugliosi, Helter Skelter : The True Story of the Manson Murders, New York, Norton, (ISBN 0-393-32223-8).
- ↑ (en) « Charles Manson follower Leslie Van Houten released from jail after 50 years », sur ABC News, (consulté le ).
- ↑ (en) « A Mother's Crime », sur Los Angeles Times, (consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- (en) Site officiel
- Ressource relative à la bande dessinée :
- Portail de la Californie
- Portail de la prison


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