Camellia × williamsii

Camellia × williamsii est un groupe de cultivars de camélias, obtenus par hybridation de Camellia japonica (le Camélia du Japon) et Camellia saluenensis (en).

Historique

C. × williamsii 'St Ewe', nommé d'après un village voisin de Caerhays

Les premiers hybrides de ce type ont été produits en 1923 au château de Caerhays (Cornouailles, Angleterre) par John Charles Williams (en). Propriétaire du château, il avait financé des expéditions botaniques en Chine et fut le premier à introduire et hybrider de nouvelles espèces du genre Camellia[1].

En effet en 1918 George Forrest, initialement missionné surtout pour rechercher de nouveaux rhododendrons et primevères, ramène des graines de plusieurs espèces de Camellia de son expédition au Yunnan, dont C. saluenensis. Ils commencèrent à fleurir en 1923, et dès 1926 les premiers camélias hybrides en Occident fleurissaient. Quelques-un de ces premiers semis ont été particulièrement marquants dans l'histoire du camellia: 'St Ewe', 'Donation', 'J.C. Williams'.

D'autres gentlemen de la région lui emboitent le pas et commencent à hybrider C. saluenensis à leur tour dans leurs domaines de Borde Hill, Exbury ou Trewithen[2]. Ces hybrides se sont rapidement diffusés dans le monde, et notamment en Australie et en Nouvelle-Zélande où de nombreux hybrides ont vu le jour, en particulier sous l'impulsion de E.G. Waterhouse (en)[3].

Il existe aujourd'hui plus de 400 cultivars de C. × williamsii (y compris les hybrides de deuxième génération issus de ce groupe[4].

Description

Ce sont des arbustes persistants, de 4 à 10 m de hauteurs, aux feuilles relativement petites, mates. La floraison a généralement lieu de décembre à avril. L'ovaire est densément poilu et les fruits sont liégeux (comme chez C. saluenensis[5]).

Ces hybrides sont plus vigoureux et plus florifères que les traditionnels C. japonica du xixe siècle, et surtout ils sont "autonettoyants", c'est-à-dire que les fleurs fanées tombent au sol, au lieu de rester dans l'arbre comme chez ces derniers (qui avaient initialement été sélectionnés en tant que fleurs coupées). Ils ont posé les bases de l'hybridation moderne dans le genre Camellia[6].

Par ailleurs leurs fleurs ont hérité de l'iridescence des pétales de C. saluenensis et leur couleur est généralement plus violacée que celle de C. japonica.

Notes et références

  1. (en-GB) « History of the x williamsii Camellia », sur Caerhays Estate (consulté le )
  2. (en) Jennifer Trehane, « The Origin and Development of the Williamsii Hybrids », International Camellia Journal, no 31,‎ , p. 118-124
  3. Stirling Macoboy, The colour dictionary of camellias, Lansdowne, (ISBN 978-0-7018-1499-1)
  4. « Search-Cultivars-International Camellia Register », sur camellia.iflora.cn (consulté le )
  5. Shan cha shu zhi wu zhu yao yuan zhong cai se tu ji =: Collected species of the genus camellia an illustrated outline, Zhejiang ke xue ji shu chu ban she, (ISBN 978-7-5341-2594-2)
  6. Tom Durrant, The Camellia Story, Heinemann, (ISBN 978-0-86863-395-4)

Liens externes


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