Camille Grangeret
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 59 ans) Chalon-sur-Saône |
| Nom de naissance |
Jean Camille Abel Grangeret |
| Surnom |
Le Lion |
| Nationalité | |
| Domicile |
Mulhouse (à partir de ) |
| Activités |
Militaire (- |
| Arme |
Artillerie (d) |
|---|---|
| Unité | |
| Grade militaire | |
| Conflits | |
| Distinctions |
Camille Grangeret, né le à Scye (Haute-Saône) et mort le 21 octobre 1946 à Chalon-sur-Saône, est un militaire et résistant français.
Ancien combattant de la Première Guerre mondiale, il est connu pour, en 1940 lors de la bataille de France, avoir mené, avec les enfants de troupe de l'école militaire préparatoire d'Autun, une embuscade victorieuse face aux Allemands. Cet acte lui vaut les honneurs chaque année du lycée militaire d'Autun.
Biographie
Famille et jeunesse
Jean Camille Abel Grangeret naît le à Scye (Haute-Saône)[1]. Il est le fils de Joseph Grangeret, cultivateur, et de Noémie Grosperrin[1].
En il s'engage volontairement dans l'armée française et sert dans l'artillerie[1].
Il gravit les échelons et est promu maréchal-des-logis en et se voit affecté au 62e régiment d'artillerie[1].
Il devient maréchal-des-logis-chef en [1].
Première Guerre mondiale
Il prend part à la totalité de la Première Guerre mondiale avec son régiment[1].
Son unité participe notamment aux combats suivants : la bataille du col de la Chipotte (1914), la bataille de la Marne (1914), la bataille de Verdun (1916), la 3e bataille de l'Aisne (1918), et la bataille de Champagne (1918).
Son comportement au feu lui vaut la médaille militaire et la croix de guerre 1914-1918[1],[2].
Entre-deux-guerres
Camille Grangeret quitte l'armée en et se retire à Mulhouse où il exerce le métier de négociant en gros pour le bois de construction[1].
Seconde Guerre mondiale
Libéré de toute obligation militaire depuis 1933, il s'engage volontairement pour la durée de la guerre le [1].
L'adjudant Grangeret rejoint l'École militaire préparatoire d'Autun où il encadre les élèves des centres de perfectionnement d'infanterie et d'artillerie[1],[3].
À la fin de la bataille de France, surnommé « le Lion », il est à l'origine d'un des premiers actes de résistance à l'occupant allemand[4],[5],[6],[7],[8],[9],[10].
Sous ses ordres, les enfants de troupe d'Autun s'illustrent près de Toulon-sur-Arroux[11],[3]. Il s'agit d'un détachement d'une trentaine d'élèves, arrivés en fin de seconde[10].
Ayant repéré l'arrivée d'une colonne motorisée allemande (le vers 4 h, du matin), ils montent une embuscade dans un virage après avoir dissimulé leurs chevaux[11].
Les enfants de troupe visent les conducteurs des camions et les pilotes de side-cars. Leur action est efficace puisque quatre pièces d'artillerie basculent dans le ruisseau du Pontin[11].
Immédiatement après et sans perte, la troupe de cavaliers reprend la route et franchit la Loire à Digoin[11].
Ils se dirigent ensuite en direction de la Corrèze qu’ils atteignent le , où s'est repliée leur école[11].
L'adjudant Grangeret est démobilisé le [1].
Mort
Camille Grangeret meurt le 21 octobre 1946 à Chalon-sur-Saône[12].
Vie de famille
Il se marie avec Jeanne Guillaume (née en 1893) le à Monthureux-sur-Saône[13]. Le couple a plusieurs enfants : Huguette Elise Irma (1918-1981)[12] et René Louis Joseph (1920-2000)[12].
Distinctions
Camille Grangeret est récipiendaire des décorations suivantes :
Médaille militaire (décret du )[1],[2] ;
Croix de guerre -, étoile d'argent (une citation à l'ordre de l'artillerie divisionnaire)[1].
Hommages
Une stèle à Toulon-sur-Arroux (au niveau du Pontin) rappelle le fait d'armes du de l'adjudant Grangeret et des élèves de l'École militaire préparatoire d'Autun[14].
Une cérémonie d'hommage a lieu chaque année, avec la participation d'une délégation d’élèves du Lycée militaire d'Autun[15],[16],[17].
Bibliographie
- Pierre Levergeois (préf. Erwan Bergot, ill. Pierre Joubert), Les fils du Lion : Journal de marche d’un enfant de troupe, Editions de l'orme rond, (lire en ligne), prix Raymond Poincaré (1969)
Notes et références
Notes
Références
- Archives départementales de la Haute-Saône, « Vésoul (Haute-Saône, France) - Registres matricules | 1907 - 1907 » (consulté le )
- « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, (consulté le )
- Daniel Brisolier, « Historique du lycée militaire d'Autun », Revue historique des Armées, vol. 159, no 2, , p. 97–105 (DOI 10.3406/rharm.1985.7418, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Pierre Pellissier, Nous, les Français combattants de 39-45, Tallandier, (ISBN 978-2-84734-204-8, lire en ligne)
- ↑ « Hommage rendu à Raymond GENTES lors de ses obsèques le 19/10/2017 », sur legion-honneur-dplv.fr (consulté le )
- ↑ « ARMÉE DE TERRE », sur Bienvenue au Musée National des Enfants de troupe (consulté le )
- ↑ « Journées du Patrimoine: visitez l’ancienne école militaire préparatoire de cavalerie – Autun - Saumur ANORABC », sur Saumur ANORABC - Association Nationale des Officiers de Réserve et d'Active de l'Arme Blindée Cavalerie, (consulté le )
- ↑ Roger Faligot, La rose et l'edelweiss: 9782707196569, LA DECOUVERTE, (ISBN 978-2-7071-9656-9, lire en ligne)
- ↑ « Toulon-sur-Arroux - Commémoration. Cérémonie à la stèle du Pontin en images et vidéo », sur www.lejsl.com, (consulté le )
- Ministère des armées, « Livret - Commémoration de la Victoire du 8 mai 1945 - Les 80 ans »
- « L'Ecole Militaire d'Autun dans la Résistance. :: Les-nouvelles-du-val-d-arroux », sur www.les-nouvelles-du-val-d-arroux.com, (consulté le )
- « Filae », sur Filae (consulté le )
- ↑ « Etats-civils », Le mémorial des Vosges, , p. 3 (lire en ligne)
- ↑ « 71320 Toulon-sur-Arroux : Plaque Combats du 17 Juin 1940 », sur 71.lavieduvillage.fr (consulté le )
- ↑ « Toulon-sur-Arroux. Une cérémonie pour les 17 et 18 juin 1940 », sur www.lejsl.com, (consulté le )
- ↑ « Toulon-sur-Arroux. Toulon-sur-Arroux renoue avec la tradition militaire », sur www.lejsl.com, (consulté le )
- ↑ « Toulon-sur-Arroux. Deux commémorations à Toulon (en images) », sur www.lejsl.com, (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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