Camille Van Camp

Camille Van Camp
Camille Van Camp
Naissance
Décès
(à 57 ans)
Montreux
Nationalité
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Formation
Maîtres
Mouvement

Camille Van Camp, né à Tongres le et mort à Montreux en Suisse le , est un peintre, aquarelliste et aquafortiste belge. Peintre polyvalent, il a réalisé des portraits, des paysages, des scènes de bataille, des sujets historiques et des nus.

Biographie

Camille Jean Léopold Van Camp, né à Tongres[1] le , est le fils de Pieter Van Camp, substitut du procureur du Roi, originaire d'Anvers et d'Antoinette Asselberghs. Son père a été successivement affecté à Tongres, Anvers et Bruxelles terminant sa carrière comme conseiller à la Cour de cassation[2]. Il est également le neveu du député à la Chambre des représentants et bourgmestre d'Uccle, Louis Defré.

En 1878, alors qu'il réside au n° 26 de la rue Defacqz à Ixelles, Camille Van Camp épouse Marie Vanoverbeke, fille d'un avocat de Bruxelles, où elle habitait au n° 51 de la rue Royale[3]. Ils ont deux enfants, Elisa née à Bruxelles[4] en 1879, et Jacques né à Bruxelles[5] en 1881.

De 1848 à 1853, Camille Van Camp se forme à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles où il a comme professeurs le peintre néo-classique Navez, Louis Gallait et Louis Huard. Il y remporte le premier prix de composition. C'est là qu'il est influencé par le mouvement réaliste belge, qui cherche à représenter la réalité de manière objective, sans idéalisation. Il est également influencé par Hippolyte Boulenger, fondateur de l'École de Tervueren, son ami dont il réalise un portrait.

Il séjourne à Paris à vingt-cinq ans où il est fortement impressionné par les peintres de l'École de Barbizon tels que Camille Corot, Troyon et Daubigny. Grâce à son milieu familial aisé, il a une grande aisance financière et il passe pour avoir aidé Boulenger à s'installer à Tervuren. Il devient ainsi le lien le plus concret entre les deux écoles[6] en 1863.

En 1868, il est membre fondateur de la Société libre des Beaux-Arts. Il y promeut le courant artistique réaliste avec Félicien Rops, Constantin Meunier, Charles de Groux et Eugène Smits à rebours de l'académisme ambiant. Il est également l'animateur de la revue L'Art libre. Par ailleurs, il réalise des illustrations pour « La Légende d'Ulenspiegel » du romancier Charles De Coster. En 1886, il devient le premier président de la Société des Aquafortistes belges, nouvellement créée[7].

En 1880, sa participation aux fêtes du cinquantenaire de l'indépendance de la Belgique montre son engagement envers la Belgique et son histoire[8].

Dans les dernières années de sa vie, il souffre d'une grave affection cardiaque, raison pour laquelle il s'est installé en Suisse sur les bords du lac Léman[9].

À la suite de son décès à Montreux le , il est inhumé au cimetière d'Ixelles[9].

Style artistique

Peintre réaliste, il a commencé sa carrière artistique par des portraits avec lesquels il a enregistré ses premiers succès dans la bonne société bruxelloise[9]. Influencé par Alfred Stevens et épris de nature, il montre ensuite un intérêt pour la peinture en plein air et, en particulier, en associant des modèles féminins à la nature originelle[9]. Inspiré par les paysages de Camille Corot, il peint à Domburg, en Suisse, en Italie et dans le Pays Noir de Charleroi, ajoutant parfois une touche d'impressionnisme dans ses compositions picturales[10].

Il ne dédaignait toutefois pas la peinture d'histoire. Dans son œuvre La Mort de Marie de Bourgogne il dépeint un moment historique avec une grande précision et un souci du détail.

Dans sa palette artistique, il travaille par larges touches. Après avoir marqué une prédilection pour l'« école des gris », il s'oriente vers une palette aux tons clairs.

Sélection d'œuvres

La fête patriotique du cinquantenaire de l'Indépendance belge, le 16 août 1880
Palais de la Nation
  • Portrait de Mme Couteaux, huile sur toile.
  • Madame Van Camp, mère de l'artiste, huile sur panneau, 92 × 62 cm, Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers[11].
  • Portrait du baron Étienne de Gerlache, premier président de la Cour de Cassation, huile sur toile.
  • Forêt de Fontainebleau. La Roche à Cabat, 1859, huile sur toile, 37 × 45 cm, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique[12].
  • La Mort de Marie de Bourgogne, huile sur toile, 222 × 405 cm, 1878, Hôtel de Ville de Bruges.
  • Portrait de femme, 1875, huile sur toile, 130 × 93 cm, Collection privée, vente 2004[13].
  • Fête patriotique du cinquantenaire de l'indépendance belge, le , huile sur toile, 250 × 430 cm[14], 1890, Chambre des Représentants, Palais de la Nation, Bruxelles.
  • Vue des Ardennes belges, huile sur panneau, 18 × 22 cm, Collection privée, vente à Chelsea 2008[15].
  • Promenade à deux, huile sur toile, 89 × 53 cm, Collection privée vente 2009[16].
  • Vue de Rome prise du Janicule, huile sur toile.

Hommages et distinctions

En , une exposition est consacrée à Camille Van Camp au musée moderne à Bruxelles et une autre à la Galerie Georges Giroux en 1952 à Bruxelles. Il y a une « Camille Van Camplaan » (avenue Camille Van Camp) à Tervuren.

La distinction suivante lui a été remise par le roi Léopold II de Belgique :



Notes et références

  1. Tongres, acte de naissance du 4 juin 1834. L'enfant est né le 3 juin 1834 à une heure du matin. Les témoins sont Nicolas Michel Simon Corthouts, domicilié à Tongres, procureur du roi, 42 ans, et Josef Hermans, domicilié à Tongres, juge au tribunal, 29 ans.
  2. Louvain, acte de mariage n° 81 du 14 août 1833. Antoinette Jeanne Caroline Asselberghs, née à Bruxelles le 7 février 1810, résidant à Louvain, était la fille de Pierre Bertin Asselberghs, né à Kontich, résidant à Louvain, bedeau près de l'université de cette ville, présent et consentant au mariage, et d'Elisabeth Blommaert, née à Saint-Gilles-Waes, résidant à Louvain, présente et consentante. Pierre Joseph Van Camp, né à Anvers le 25 mai 1806, résidant à Anvers, substitut du procureur du Roi près du tribunal civil séant à Tongres, et fils des feus François Jean Van Camp, mort à Anvers le 8 octobre 1824 et Anne Catherine Touriaen, morte à Anvers le 24 février 1823. Les témoins étaient Guillaume Jean Dubois, résidant à Anvers, négociant, François Joseph Vanderhagen, résidant à Anvers, marchand en quincaillerie, Jean Baptiste Antoine Joseph Van Mons, résidant à Louvain, professeur à l'université, et Pierre Joseph Hensmans, résidant à Louvain, professeur à l'université. Par ailleurs, Pierre Joseph Van Camp, né à Anvers en 1806, était le fils de François Jean Van Camp, revendeur, 32 ans, natif d'Anvers, et d'Anne Catherine Touriaen, son épouse, âgée de 35 ans, native d'Anvers. Antoinette Jeanne Caroline Asselberghs, née à Bruxelles en 1810, était la fille de Pierre Bertin Asselberghs, pottier (sic) et d'Elisabeth Blommaert, conjoints, rue de la Montagne, n° 408.
  3. Bruxelles, acte de mariage n° 511 du 16 mai 1878. Marie Louise Pauline Vanoverbeke, née à Bruxelles le 16 juillet 1845, résidant à Bruxelles, rentière, est la fille de Louis Vanoverbeke, résidant à Bruxelles, rentier, et d'Elisabeth Jeanne Wilson. Camille Jean Léopold Van Camp, né à Tongres le 3 juin 1834, résidant à Ixelles, artiste, est le fils de Pierre Joseph Van Camp et d'Antoinette Caroline Jeanne Asselberghs, résidant à Ixelles, rentière. Les témoins étaient Louis Joseph Defré, résidant à Uccle, avocat, membre de la chambre des Représentants, Alphonse Van Camp, résidant à Anvers, avocat, Maurice Vanoverbeke, résidant à Ixelles, sans profession, et Alberic Vanoverbeke, résidant à Bruxelles, ingénieur. Par ailleurs, d'après l'acte 105 du registre supplétoire de 1876 de Bruxelles, Elisabeth Wilson, la mère de Marie Louise Vanoverbeke, était morte à Wiesbaden le 6 avril 1871 et était la fille de Thomas Wilson et d'Elise Gunnis, conjoints.
  4. Bruxelles, acte de naissance n° 1263 du 19 mars 1879. Elisa Antoinette Camille Van Camp est née le 16 mars 1879, à six heures du soir, au domicile de ses parents, rue Royale n° 51. Le père est qualifié de peintre d'histoire. Les témoins sont Alphonse Van Camp, oncle, directeur au Ministère de l'Instruction publique, 43 ans, domicilié à Ixelles, et François Roels, employé, 57 ans, domicilié à Laeken.
  5. Bruxelles, acte de naissance n° 1430 du 25 mars 1881. L'enfant, Jacques Pierre Louis Alphonse Van Camp, est né au domicile de ses parents, rue Royale n° 51, le 22 mars 1881 à 9 heures du matin. Le père est qualifié d'artiste peintre. Les témoins sont Albéric Van Overbeke, oncle, ingénieur, 32 ans, domicilié à Nethen, et de François Roels, employé, 60 ans, domicilié à Laeken.
  6. Anne Pingeot et Robert Hooze, Paris-Bruxelles, Bruxelles-Paris, Réunion des Musées Nationaux, , 539 p. (ISBN 2-7118-3526-X), p. 142
  7. Rédaction, « Les Aquafortistes », Journal de Bruxelles, no 116,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
  8. Moniteur, « Nominations », Moniteur belge, no 135,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le )
  9. « Camille Van Camp », L'Indépendance Belge,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  10. Paul Caso, « Camille Van Camp, peintre méconnu », Le Soir,‎ , p. 2 (lire en ligne Inscription nécessaire)
  11. Musée d'Anvers, Mère de l'artiste
  12. Musées Royaux de Belgique, Fontainebleau
  13. Catalogue Sotheby's, Portrait de femme
  14. L'I.R.P.A. indique une dimension de 250 x 430 cm ; Simone Speth-Holterhoff indique 300 x 485 cm ; Joost De Geest indique 303 x 480 cm.
  15. Invaluable, Vue des Ardennes
  16. Catalogue Lempertz, Promenade à deux

Bibliographie

  • Paul Lambotte, Van Camp (Camille), dans la Biographie nationale, tome XXVI, col. 224 à 226, Bruxelles, 1936-1938, Bruylant, à lire "en ligne" : [1].
  • Simone Speth-Holterhoff, Camille Van Camp, 1834-1891, préface de Paul Fierens, Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1952, 220 p.
  • Dictionnaire des peintres belges

Liens externes

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