Cans et Cévennes

Cans et Cévennes
Cans et Cévennes
Saint-Laurent-de-Trèves : l'ancienne église Saint-Laurent et la mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lozère
Arrondissement Florac
Intercommunalité Communauté de communes Gorges Causses Cévennes
Maire
Mandat
Henri Couderc
2020-2026
Code postal 48400
Code commune 48166
Démographie
Population
municipale
282 hab. (2023)
Densité 6,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 16′ 19″ nord, 3° 36′ 12″ est
Superficie 43,81 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Collet-de-Dèze
Législatives Circonscription unique
Localisation
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Cans et Cévennes
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Cans et Cévennes

Cans et Cévennes est une commune française, située dans le département de la Lozère en région Occitanie.

De statut administratif commune nouvelle, elle est issue du regroupement le des deux communes de Saint-Julien-d'Arpaon et Saint-Laurent-de-Trèves.

Géographie

Il y a deux villages, à savoir Saint-Laurent-de-Trèves et Saint-Julien-d'Arpaon, deux localités rurales des Cévennes lozériennes. ces villages sont situés à proximité de Florac, l'unique sous-préfecture du département (environ 2 000 habitants).

Saint-Laurent-de-Trèves est entre Florac et Meyrueis. Ce village compte environ 170 habitants. On y trouve une mairie, une salle des expositions, des fermes et des maisons anciennes. L'église (église Saint-Laurent) et le temple ne servent plus au culte : l'église sert de salle des expositions et le temple de mairie.

Saint-Julien d'Arpaon compte une petite centaine d'habitants. Cette localité rurale des Cévennes possède aussi un temple et une église délabrée(église Saint-Julien) ainsi que des maisons anciennes au pied d'un château en ruines.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Barre-des-Cévennes, Cassagnas, Florac Trois Rivières, Pont de Montvert - Sud Mont Lozère et Vebron.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 500 mm, minimale en été, maximale en automne[5]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 372 mm, avec 9,9 jours de précipitations en janvier et 5,3 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Florac Trois Rivières à 6 km à vol d'oiseau[8], est de 10,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 121,8 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,6 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Cans et Cévennes est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Cans et Cévennes est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier : le risque de radon[15]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[16].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Tarnon, la Mimente et le ruisseau de Malzac. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1992, 1994, 2003, 2011 et 2020[17],[15].

Cans et Cévennes est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été approuvé en pour la période 2014-2023[18]. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par divers arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de 200 mètres de celles-ci. L’arrêté du , complété par un arrêté de 2020, réglemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du , abrogeant un arrêté de 2002, rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droit[Note 2],[18],[19].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Cans et Cévennes.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines), des éboulements, chutes de pierres et de blocs, des glissements de terrain et des tassements différentiels[20]. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[21].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 9,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (15,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 251 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, aucun n'est en aléa moyen ou fort, à comparer aux 14 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[22],[Carte 1].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[21].

Risques technologiques

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[23].

Risque particulier

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Cans et Cévennes est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[24].

Toponymie

La Can (singulier de Cans) est un terme issu du bas latin calma (« croupe élevée ») désignant un petit plateau de calcaire délimité par des vallées, correspondant à un tout petit causse en placage sur le socle hercynien constitué de schiste[25],[26].

Histoire

Créée par un arrêté préfectoral du , modifié le , elle est issue du regroupement des deux communes de Saint-Julien-d'Arpaon et Saint-Laurent-de-Trèves qui deviennent des communes déléguées[27]. Son chef-lieu est fixé à Saint-Laurent-de-Trèves[27],[28].

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires de la commune
Période Identité Étiquette Qualité
2016 en cours Henri Couderc[29] PS Fonctionnaire
président de la communauté de communes

Jusqu'aux élections municipales de 2020, le conseil municipal de la commune nouvelle était constitué de l'ensemble des conseillers municipaux des anciennes communes[27].

Communes déléguées

Liste des communes déléguées
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. de réf.)
Densité
(hab./km2)
Saint-Laurent-de-Trèves
(siège)
48P07 CC Florac - Sud Lozère 23,09
Saint-Julien-d'Arpaon 48162 CC Florac - Sud Lozère 20,72

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis sa création.

En 2023, la commune comptait 282 habitants[Note 3], en évolution de −0,7 % par rapport à 2017 (Lozère : −0,15 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
2014 2019 2023
282289282
(Sources : Insee à partir de 2014[30].)

Économie

Temple protestant de la commune de Saint-Laurent-de-Trèves en Lozère.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Hameau et ruines du château d'Arpaon.

Personnalités liées à la commune

Saint-Laurent-de-Tréves est le lieu d'origine revendiqué de la famille de Tonantius Ferreolus (préfet) , Préfet du prétoire des Gaules de 451 à 453, lui même revendiqué comme ancêtre par la famille des Étichonides, ducs d'Alsace, et de nombreuses familles alliées[31].

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes et cartes

Notes

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Le débroussaillement s'applique notamment aux abords de constructions, chantiers, travaux ou installations sur une largeur de 50 mètres (selon un principe du droit des assurances, tout propriétaire est tenu d’assurer la protection de ses biens), et de 5 mètres de part et d’autre des voies privées y donnant accès.
  3. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Cartes

  1. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).

Références

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  3. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  4. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  5. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  6. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  7. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Cans et Cévennes et Florac Trois Rivières », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « La Salle Prunet », sur la commune de Florac Trois Rivières - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  10. « Station Météo-France « La Salle Prunet », sur la commune de Florac Trois Rivières - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  12. Insee, « Métadonnées de la commune de Cans et Cévennes ».
  13. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  15. « Les risques près de chez moi - commune de Cans et Cévennes », sur Géorisques (consulté le ).
  16. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le ).
  17. « Les risques majeurs dans la Lozère », sur lozere.gouv.fr (consulté le ), partie 1 - chapitre Risque inondation.
  18. « Défense des forêts contre l'incendie (DFCI) », sur lozere.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Les risques majeurs dans la Lozère », sur lozere.gouv.fr (consulté le ), chapitre Feux de forêts.
  20. « Les risques majeurs dans la Lozère », sur lozere.gouv.fr (consulté le ), chapitre Mouvements de terrain.
  21. « Liste des cavités souterraines localisées sur la commune de Cans et Cévennes », sur georisques.gouv.fr (consulté le ).
  22. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le ).
  23. « Les risques majeurs dans la Lozère », sur lozere.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque transport de matières dangereuses.
  24. « Cartographie du risque radon en France. », sur le site de l’IRSN, (consulté le ).
  25. « Can de Ferrières », sur ignrando.fr (consulté le ).
  26. Cévennes, Languedoc, Hachette, , p. 23.
  27. « Arrêté n°2015336-0003 du 2 décembre 2015 portant création de la commune nouvelle de Cans-et-Cévennes, pages 208-209-210 », sur Préfecture de la Lozère, (consulté le ).
  28. « Commune de Cans et Cévennes (48166) », sur le Code officiel géographique publié par l'Insee (consulté le ).
  29. Annuaire des communes - Cans-et-Cévennes
  30. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  31. « Généalogie de Adalric d'Alsace », sur Geneanet (consulté le )
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