Cap Tarkhankout

Cap Tarkhankout
Le phare de Tarkhankout.
Le phare de Tarkhankout.
Localisation
Pays Crimée
Coordonnées 45° 20′ 52″ nord, 32° 29′ 46″ est
Étendue d'eau Mer Noire

Le cap Tarkhankout (russe et ukrainien: Тарханку́т, tatar de Crimée : Tarhan Qut, Тархан Къут) est un cap situé en Crimée sur la péninsule du même nom à l'extrême ouest de la Crimée[1]. Dans le guide édité par Maria Sosnogorova de 1871, il est appelé cap Ekiphorof[2].

Nature

D'avril à octobre, le soleil brille et la température de l'eau peut atteindre en juillet-août 28° C. Il n'y a pas de rivières à proximité, c'est pourquoi l'eau y est d'une transparence cristalline.

Le phare de Tarkhankout se dresse au bout du cap et l'on trouve le petit hameau de Maïak (phare en russe) et à côté le village d'Olenivka. Le cap est plat, avec des plages de sable. La côte au nord-est et au sud-est du cap est escarpée et rocheuse.

Histoire

Depuis l'antiquité, le cap a été le théâtre de nombreux naufrages.

Le , un voilier de 66 canons fraîchement construit comme navire de ligne de la flotte impériale de la mer Noire du nom d'Alexandre faisait la traversée de Kherson à Sébastopol. Il s'est échoué à cause d'une erreur de calcul sur les rochers du cap. L'équipage a pu être sauvé[3].

Sur le chemin de Sébastopol à Odessa, le yacht impérial à roues Livadia a heurté un récif par une nuit brumeuse du 21 au , près du phare de Tarkhankout. Le Livadia est resté quarante-sept jours échoué sur les rochers. Après plusieurs tentatives infructueuses, les marins de la flotte de la mer Noire ont réussi à sauver le navire et à le ramener sur la côte. Le peintre Alexeï Bogolioubov a peint d'après cet événement Les Dernières minutes du yacht impérial «Livadia» en 1878[4].

Le vapeur à double pont Général Kotzebue a coulé en 1895 au large du cap Tarkhankout après être entré en collision avec un navire de transport de la flotte de la mer Noire, le Penderaklia. Le navire a été découvert au fond en 2015 à une profondeur de 40 mètres[5].

Juste à côté du cap Tarkhankout, des archéologues ont découvert à une profondeur de 40 mètres l'épave d'un bombardier allemand Heinkel de la Seconde Guerre mondiale[6].

Dans la soirée du , le cargo Ibrahim Yakim (pavillon du Cambodge, équipage de quinze personnes, citoyens syriens et indiens) a rompu le mouillage et s'est échoué sur le cap. Il était en route de Nikolaïev vers la Turquie avec une cargaison de 5 500 tonnes de métal. La coque du navire, à moitié détruite par les tempêtes, reste échouée à ce jour[7].

Des concours de photographies de plongée sous-marine ont lieu tous les ans au cap. Le cap Tarkhankout est un endroit prisé pour les adeptes de la plongée sous-marine[6], de la planche à voile et du kitesurf.

Photographies

Références

  1. ↑ (ru) « Мыс Тарханкут (Тархан-Кут) — самая западная точка Крымского полуострова » [archive du ] (consulté le )
  2. ↑ (ru) Сосногорова, Мария Александровна, Караулов, Григорий Эммануилович, Дорога почтовым трактом от Симферополя до Евпатории, Guide de Crimée pour les voyageurs, lire en ligne, Odessa, imprimerie Nittsche, 1871, p. 267
  3. ↑ (ru) Чернышёв А. А., Российский парусный флот. Справочник, Т. 1. (Корабли и суда Российского флота), М., Воениздат, 1997
  4. ↑ (ru) Ларионов А. Л., Из истории Императорских яхт Российского флота, «Гангут», 2000, n° 22, pp. 41-56
  5. ↑ (ru) « Un tableau d'Aïvazovsky a été trouvé dans un navire qui a coulé il y a cent ans en Crimée », sur Лента.Ру,‎ 11 мая 2019
  6. (ru) Анна Кириенко, фото В. Вахонеева, « Une exposition sous-marine des découvertes de la mer Noire sera ouverte au cap Tarkhankout », sur Московский Комсомолец. Крым,‎
  7. ↑ (ru) Василий КУЗЬМИН [Vassili Kouzmine], Le capitaine du navire cambodgien Nazi Osta : « Nous pensions que les Ukrainiens allaient nous arrêter, mais ils nous ont abrités et nourris!», lire en ligne, Комсомольская правда, 20 décembre 2010

Liens externes

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