Carmel (ville biblique)

| Pays | |
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| Subdivision | |
| Coordonnées |
31° 25′ 25″ N, 35° 07′ 59″ E |
| Assemblée délibérante |
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Carmel est une ville israélite antique située en Judée, à environ 11,2 kilomètres d'Hébron, à la frontière sud-est du Mont Hébron[1]. D'après la Bible, Saül érige un monument de la victoire à Carmel afin de mémoriser son triomphe sur Amalek[2].
On identifie généralement le site au village arabe d'Al-Karmil[2].
Dans la Bible hébraïque
Il y a de nombreuses références à Carmel dans la Bible. Dans les Livres de Samuel ainsi qu'au quinzième chapitre du Livre de Josué au verset 55, on mentionne Carmel comme étant une ville de Judée[3]. On mentionne Carmel comme étant l'endroit où Saül érige un monument après l'expédition contre les Amalécites, tel que mentionné dans le premier Livre de Samuel, au quinzième chapitre, verset 12 : « Samuel se leva de bon matin pour rencontrer Saül. On vint lui annoncer : « Saül est allé au village de Carmel, il s’est dressé une stèle, il a fait demi-tour et, poussant plus loin, il est descendu à Guilgal. » »[4]. Carmel est mentionné dans 1 Samuel 25 comme le lieu des possessions de Nabal, l'époux d'Abigaïl : « Il y avait à Maône quelqu’un dont l’exploitation se trouvait à Carmel. Cet homme, très riche, possédait trois mille moutons et un millier de chèvres. Il se trouvait à Carmel pour la tonte de son troupeau. L’homme s’appelait Nabal, et sa femme, Abigaïl. La femme était intelligente et belle, tandis que l’homme était dur et malfaisant. Il était du clan de Caleb[5]. »
Au-delà de l'importance agricole du site, Carmel détient également une influence stratégique puisqu'elle contient la seule source d'eau naturelle fiable des environs immédiats, dont les eaux sont collectées dans une piscine artificielle. Carmel, par rapport à Maône, se situe directement au nord de celle-ci, à proximité immédiate.
Période romaine et byzantine
Mentionnée dans l'Onomasticon d'Eusèbe de Césarée comme étant un village se situant « à 10 bornes kilométriques à l'est [sic] d'Hébron », le village héberge une garnison romaine suite à la révolte de Bar Kokhba. On pense que la colonisation juive prospère jusqu'à ce que l'armée perse de Khosro II force la garnison romaine de l'armée d'Héraclius à quitter la Palestine. Avec un manque de marché pour leur vin, la colonisation juive décline, et la synagogue se retrouvant abandonnée au IXe siècle.

À l'époque byzantine, vers le VIe siècle ou VIIe siècle de notre ère, une église y est bâtie, du côté ouest des ruines[6],[7],[8]. Les contours de deux autres églises ont été mis au jour immédiatement au nord et au sud[9].
La synagogue abandonnée, demeurant dans la ville palestinienne désormais connue sous le nom d'Al-Karmil, est l'une des synagogues antiques les mieux préservées en Cisjordanie[10].
Période des Croisades

Durant l'époque des Croisades au XIIe siècle de notre ère, un château est fondé à Carmel sous les ordres de Renaud de Châtillon[11]. Guillaume de Tyr mentionne Carmel comme étant le campement d'Amaury Ier de Jérusalem en 1172[1].
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Carmel (biblical settlement) » (voir la liste des auteurs).
- (en) The Survey of Western Palestine [« L'étude de la Palestine occidentale »] (lire en ligne), p. 312
- (en) Niels Peter Lemche, Historical Dictionary of Ancient Israel [« Dictionnaire historique de l'ancien Israël »], , 314 p. (ISBN 978-0-8108-4848-1)
- ↑ « Chapitre 15 > Livre de Josué »
- ↑ « Chapitre 15 > Premier livre de Samuel »
- ↑ « Chapitre 25 > Premier livre de Samuel »
- ↑ Emmanuel Guillaume-Rey, Etude sur les monuments de l'architecture militaire des croises en Syrie et dans l'ile de Chypre, (lire en ligne), p. 102
- ↑ (de) Andreas Evaristus Mader, Altchristliche Basiliken Und Lokaltraditionen in Südjudäa : Archäologische Und Topographische Untersuchungen [« Basiliques paléochrétiennes et traditions locales en Judée méridionale : recherches archéologiques et topographiques »], (lire en ligne), p. 177
- ↑ (en) Denys Pringle, Secular Buildings in the Crusader Kingdom of Jerusalem : An Archaeological gazetteer [« Édifices profanes du royaume croisé de Jérusalem : un répertoire archéologique »], Cambridge, Cambridge University Press, , 179 p. (ISBN 0-521-46010-7, lire en ligne), p. 61
- ↑ (en) Doron Bar, « The Christianisation of Rural Palestine during Late Antiquity » [« La christianisation de la Palestine rurale durant l'Antiquité tardive »], The Journal of Ecclesiastical History, vol. 54, no 3, , p. 401–421
- ↑ (en) Jérôme Murphy-O'Connor, The holy land : An Oxford Archaeological Guide [« La Terre sainte : un guide archéologique d'Oxford »], Oxford, Oxford University Press, , 576 p. (ISBN 978-0-19-923666-4), p. 351
- ↑ (en) Ronnie Ellenblum, Crusader Castles and Modern Histories [« Châteaux croisés et histoires modernes »], Cambridge, Cambridge University Press, , 376 p. (ISBN 978-0-521-86083-3)
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