Carte électorale du Québec
Cet article fait l'historique des modifications apportées à la carte électorale du Québec depuis la confédération. Depuis 1867 le nombre de circonscriptions provinciales a presque doublé, partant de 65 pour atteindre aujourd'hui le nombre de 125. La liste qui suit présente les principaux changements à la carte électorale. La date indiquée est celle de l'adoption de la carte électorale modifiée, quand cette information est connue, et sinon de la première élection générale qui utilisa cette carte modifiée.

1867
À la confédération, la carte électorale demeure la même que celle adoptée en 1853 par le gouvernement de la province du Canada pour le Canada-Est. Les 65 circonscriptions fédérales et provinciales appelés Districts électoraux, divisent alors la province nouvellement créée.
Circonscriptions présentes en 1867 :
- Les noms en gras désigne les circonscriptions actuelles, ceux en italiques furent refondues ou ont changé de noms.
1890
La carte électorale est modifiée le (date de sanction de la loi[Note 1]) et utilisée pour la première fois à l'élection générale de la même année. Le nombre de circonscriptions passe de 65 à 73. Réaménagement des circonscriptions de la ville de Montréal[style à revoir].
À Montréal
- Montréal-Ouest, Montréal-Centre et Montréal-Est sont abolis et remplacés par six districts nommés :
Ailleurs
- Séparation de Drummond et d'Arthabaska
- Séparation de Richmond et Wolfe,
- Création de Lac-Saint-Jean (détaché de Chicoutimi-Saguenay)
- Création de Matane (détaché de Rimouski)
- Création de Saint-Sauveur (détaché de Québec-Est).
1895
La carte électorale est modifiée le [assnat 1] et utilisée pour la première fois à l'élection générale de 1897. On passe de 73 à 74 circonscriptions.
- Création de Îles-de-la-Madeleine (détaché de Gaspé).
1912
La carte électorale est modifiée le [1],[assnat 2] et utilisée pour la première fois lors de l'élection générale de la même année. On passe de 74 à 81 circonscriptions[2].
À Montréal

- Montréal no 1 est renommé Montréal–Sainte-Marie;
- Montréal no 2 est renommé Montréal–Saint-Jacques;
- Montréal no 3 est renommé Montréal–Saint-Louis;
- Montréal no 4 est renommé Montréal–Saint-Laurent;
- Montréal no 5 est renommé Montréal–Saint-Georges;
- Montréal no 6 est partagé entre Montréal–Sainte-Anne, Montréal–Saint-Georges et Montréal–Saint-Laurent;
- Hochelaga est aboli et est remplacé par Maisonneuve, Montréal-Dorion, Montréal-Laurier, Montréal-Hochelaga et Westmount.
Ailleurs
- Charlevoix et Chicoutimi-Saguenay deviennent Charlevoix-Saguenay et Chicoutimi.
- Création de Frontenac (détaché de Beauce et Compton)
- Création de Labelle (détaché d'Ottawa)
- Création de Témiscamingue (détaché de Pontiac).
1918
Changement de dénomination d'une circonscription[style à revoir]. Cette carte électorale fut utilisée pour la première fois lors de l'élection générale de 1919.
1922
La carte électorale est modifiée le [assnat 3] et utilisée pour la première fois lors de l'élection générale de 1923. On passe de 81 à 85 circonscriptions. Deux nouvelles circonscriptions sont créées à Montréal.
À Montréal
- Montréal-Laurier, détachée de Montréal-Dorion et Montréal-Laurier.
- Montréal–Saint-Henri, créée à partir de Montréal-Hochelaga et des parties de Jacques-Cartier et Westmount.
- Montréal-Verdun, détachée de Jacques-Cartier.
Ailleurs
- Abitibi, détachée de Témiscamingue.
- Matapédia, détachée de Matane.
- Napierville-Laprairie, créée à partir de Laprairie et Napierville.
- Papineau, détachée de Labelle.
1930
La carte électorale est modifiée le [assnat 4] et utilisée pour la première fois lors de l'élection générale de 1931. Le nombre de circonscriptions passe de 85 à 90.
- Division de Gaspé en Gaspé-Nord et Gaspé-Sud.
- Création de Rivière-du-Loup (détaché de Témiscouata)
- Création de Roberval (détaché de Lac-Saint-Jean)
- Création de Laviolette (détaché de Champlain) et
- Création de Gatineau (détaché de Hull).
1939
La carte électorale est modifiée le [assnat 5] et utilisée pour la première fois lors de l'élection générale de la même année. Cette fois on revient de 90 à 86 circonscriptions. Certaines circonscriptions de Montréal sont réaménagées.
Nouvelles circonscriptions
- Châteauguay-Laprairie, créée à partir de Châteauguay et une partie de Napierville-Laprairie.
- Kamouraska—Rivière-du-Loup, créée à partir de Kamouraska et Rivière-du-Loup.
- Montréal—Jeanne-Mance, créée à partir de Montréal-Dorion et des parties de Maisonneuve et Montréal-Mercier.
- Richelieu-Verchères, créée à partir de Richelieu et Verchères.
- Saint-Jean—Napierville, créée à partir de Saint-Jean et une partie de Napierville-Laprairie.
- Vaudreuil-Soulanges, créée à partir de Soulanges et Vaudreuil.
- Westmount–Saint-Georges, créée à partir de Montréal–Saint-Georges et Westmount.
Circonscription abolies
- Montréal–Saint-Laurent est redistribuée dans Montréal—Saint-Jacques et Montréal–Sainte-Anne.
1944
La carte électorale est modifiée le [assnat 6] et utilisée pour la première fois lors de l'élection générale de la même année. Le nombre de circonscriptions remonte à 91.
Nouvelles circonscriptions
- Rouyn-Noranda, détachée de Témiscamingue.
Circonscriptions recréées
- Châteauguay, Napierville-Laprairie et Saint-Jean sont recréées à partir de Châteauguay-Laprairie et Saint-Jean—Napierville.
- Kamouraska et Rivière-du-Loup sont recréées à partir de Kamouraska—Rivière-du-Loup.
- Richelieu et Verchères sont recréées à partir Richelieu-Verchères.
Circonscriptions abolies
- Abitibi est redistribuée dans Abitibi-Est et Abitibi-Ouest.
1945
La carte électorale est modifiée le [assnat 7] et utilisée pour la première fois lors de l'élection générale de 1948. Le nombre de circonscriptions passe à 92.
- Charlevoix-Saguenay disparaît au profit de Charlevoix et Saguenay.
1954
La carte électorale est modifiée le [assnat 8] et utilisée pour la première fois lors de l'élection générale de 1956. Ajout d'une circonscription pour en faire passer le nombre à 93[style à revoir].
- Jonquière-Kénogami est détachée de Chicoutimi et Lac-Saint-Jean.
1960
Une nouvelle carte électorale est adoptée le [assnat 9] et utilisée pour la première fois lors de l'élection générale de la même année. Deux nouvelles circonscriptions en font passer le nombre à 95.
Comité de 1962
Le gouvernement libéral de Jean Lesage nomme un comité d'experts formé d'universitaires pour réaliser une étude préliminaire sur la révision de la carte électorale[4]. Ce comité présidé par le géographe Fernand Grenier comprenait aussi le sociologue Harold Angell, l'historien Jean Hamelin, le sociologue Vincent Lemieux, le démographe Yves Martin, et l'économiste André Raynauld. Son rapport constate que la base de la carte électorale du Québec a peu changé depuis 1853 si ce n'est des divisions de territoire en fonction de l'augmentation de la population, et recommande plusieurs mesures pour améliorer son établissement, dont des critères pour la délimitation des circonscriptions ainsi que la recommandation de confier cette responsabilité à un organisme indépendant[5].
1965
Une nouvelle carte électorale est adoptée le [assnat 10] et utilisée pour la première fois lors de l'élection générale de 1966. Le nombre de circonscriptions passe de 95 à 108. Pour tenir compte du fort écart de population qui s'est établi entre les circonscriptions rurales et urbaines, plusieurs nouvelles circonscriptions sont créées dans la région de Montréal. De plus, les préfixes Montréal- et Québec- sont supprimés du nom des circonscriptions.
Montréal et les environs
- Ahuntsic, détachée de Laval.
- Bourassa, détachée de Bourget et Laval.
- D'Arcy-McGee, créée à partir de Montréal-Outremont et Westmount–Saint-Georges.
- Dorion, créée à partir de Montréal—Jeanne-Mance, Montréal-Laurier et Montréal-Outremont.
- Fabre, détachée de Laval.
- Gouin, créée à partir de Montréal—Jeanne-Mance et Montréal-Laurier.
- Jeanne-Mance, créée à partir de Montréal—Jeanne-Mance.
- LaFontaine, détachée de Bourget.
- Laurier, créée à partir de Montréal-Laurier et Montréal-Outremont mais également une partie de Laval.
- Marguerite-Bourgeoys, créée à partir de Montréal–Notre-Dame-de-Grâce et une partie de Jacques-Cartier.
- Mercier, créée à partir de Montréal-Mercier et Montréal–Saint-Louis.
- Notre-Dame-de-Grâce, créée à partir de Montréal–Notre-Dame-de-Grâce.
- Olier, détachée de Bourget.
- Outremont, créée à partir de Montréal-Outremont.
- Robert-Baldwin, détachée de Jacques-Cartier.
- Saint-Henri, créée à partir de Montréal–Saint-Henri.
- Saint-Jacques, créée à partir de Montréal—Saint-Jacques, Montréal–Saint-Louis et Montréal–Sainte-Marie.
- Saint-Laurent, détachée de Jacques-Cartier et Laval.
- Saint-Louis, créée à partir de Montréal-Mercier, Montréal-Outremont et Montréal–Saint-Louis.
- Sainte-Anne, créée à partir de Montréal–Saint-Henri, Montréal–Saint-Louis et Montréal–Sainte-Anne.
- Sainte-Marie, créée à partir de Montréal—Saint-Jacques et Montréal–Sainte-Marie mais également une partie de Maisonneuve.
- Taillon, détachée de Chambly et Verchères.
- Verdun, créée à partir de Montréal-Verdun.
- Westmount, recréée à partir de Westmount–Saint-Georges.
Québec et les environs
- Chauveau, créée à partir de Québec (compté).
- Jean-Talon, créée à partir de Québec-Centre, Québec-Est et Québec-Ouest.
- Limoilou, créée à partir de Québec-Est.
- Louis-Hébert, créée à partir de Québec-Ouest.
Chicoutimi et les environs
- Dubuc, créée à partir de Jonquière-Kénogami et une partie de Chicoutimi.
- Jonquière, créée à partir de Jonquière-Kénogami.
1972
Une nouvelle carte électorale est adoptée le [assnat 11] et utilisée pour la première fois lors de l'élection générale de 1973. Le nombre de circonscriptions augmente de deux, passant à 110, mais une refonte en profondeur des circonscriptions est effectuée dans le but d'équilibrer le nombre des électeurs. Des circonscriptions rurales sont éliminées ou regroupées, tandis qu'on ajoute plusieurs circonscriptions dans les villes ou en périphérie.
Nouvelles circonscriptions
Abitibi-Témiscamingue et Outaouais
- Pontiac-Témiscamingue, créée à partir de Pontiac et Témiscamingue.
Bas-Saint-Laurent et Gaspésie
- Gaspé, recréée à partir de Gaspé-Nord et Gaspé-Sud.
- Kamouraska-Témiscouata, créée à partir de Kamouraska et Témiscouata.
Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches
- Beauce-Nord, créée à partir de Beauce et Dorchester mais une partie de Lévis.
- Beauce-Sud, créée à partir de Beauce, Dorchester et Mégantic mais aussi une partie de Frontenac.
- Charlesbourg, détachée de Chauveau et Montmorency.
- Montmagny-L'Islet, créée à partir de L'Islet et Montmagny.
Centre-du-Québec et Mauricie
- Nicolet-Yamaska, créée à partir de Nicolet et Yamaska.
Estrie et Montérégie
- Brome-Missisquoi, créée à partir de Brome et Missisquoi.
- Johnson, créée à partir de Bagot et des parties de Drummond, Richmond et Shefford.
- Laporte, détachée de Chambly et Taillon.
- Laprairie, recréée à partir de Napierville-Laprairie et une partie de Chambly.
- Mégantic-Compton, créée à partir de Compton, Mégantic et Wolfe.
- Orford, créée à partir de Stanstead et des parties de Shefford et Sherbrooke.
- Saint-François, créée à partir de Compton et des parties de Richmond et Sherbrooke.
Lanaudière et Laurentides
- Joliette-Montcalm, créée à partir de Joliette et Montcalm.
- Laurentides-Labelle, créée à partir de Labelle et des parties d'Argenteuil, Berthier, Joliette et Montcalm.
- Prévost, détachée d'Argenteuil, Deux-Montagnes et Terrebonne.
Laval et Montréal
- Anjou, détachée de Bourassa, Bourget et LaFontaine.
- Crémazie, créée à partir d'Ahuntsic et une partie de Bourassa.
- L'Acadie, créée à partir d'Ahuntsic et une partie de Saint-Laurent.
- Mille-Îles, détachée de Laval.
- Mont-Royal, détachée de D'Arcy-McGee, Dorion et Outremont.
- Pointe-Claire, détachée de Jacques-Cartier et Robert-Baldwin.
- Rosemont, détachée de Gouin et Jeanne-Mance.
- Sauvé, détachée de Bourassa.
- Viau, créée à partir d'Olier et des parties de Dorion, Gouin et Jeanne-Mance.
Circonscriptions abolies
- Rouville est redistribuée dans Chambly et Iberville.
- Saint-Sauveur est redistribuée dans Taschereau et Vanier.
- Wolfe est redistribuée dans Frontenac, Mégantic-Compton et Richmond.
1980
Une nouvelle carte électorale est adoptée le [assnat 12] et utilisée pour la première fois lors de l'élection générale de 1981. Il s'agit de la première modification de la carte électorale faite sous l'égide de la Commission de la représentation électorale. Création de 11 nouvelles circonscription dont le nombre passe de 110 à 122.
Nouvelles circonscriptions
- Bertrand, détachée de Chambly et Verchères.
- Chapleau, détachée de Papineau.
- Chomedey, créée à partir Laval et une partie de Fabre.
- Groulx, détachée de Terrebonne.
- Joliette, recréée à partir de Joliette-Montcalm.
- La Peltrie, détachée de Chauveau.
- Labelle, recréée à partir de Laurentides-Labelle.
- Laval-des-Rapides, créée à partir Laval et des parties de Fabre et Mille-Îles.
- Marie-Victorin, détachée de Laporte de Taillon.
- Marquette, détachée de Jacques-Cartier, Marguerite-Bourgeoys et Notre-Dame-de-Grâce.
- Nelligan, créée à partir de Pointe-Claire et une partie de Robert-Baldwin.
- Pontiac, recréée à partir de Pontiac-Témiscamingue.
- Rousseau, créée à partir de Joliette-Montcalm et des parties de L'Assomption et Prévost.
- Rouyn-Noranda–Témiscamingue, créée à partir de Rouyn-Noranda et des parties de Gatineau et Pontiac-Témiscamingue.
- Ungava, détachée d'Abitibi-Est, Abitibi-Ouest, Duplessis et Roberval.
- Vachon, détachée de Taillon.
- Viger, détachée de Jeanne-Mance et Viau.
- Vimont, détachée de Fabre et Mille-Îles.
Circonscriptions renommées
- Nicolet-Yamaska est ronommée Nicolet (ne pas confondre avec l'ancienne circonscription de Nicolet).
1985
Une nouvelle carte électorale est adoptée en 1985 et utilisée pour la première fois lors de l'élection générale de la même année. Le nombre de circonscriptions reste stable à 122 ; aucune circonscription n'est ajoutée ni supprimée mais les limites de 33 circonscriptions sont modifiées[6].
1988
Une nouvelle carte électorale est adoptée en 1988 et utilisée pour la première fois lors de l'élection générale de 1989[6]. Le nombre de circonscriptions passe de 122 à 125.
Nouvelles circonscriptions
- Beauharnois-Huntingdon, créée à partir de Beauharnois et Huntingdon.
- Chutes-de-la-Chaudière, détachée de Beauce-Nord et Lévis.
- Hochelaga-Maisonneuve, créée à partir de Maisonneuve et une partie de Sainte-Marie.
- La Pinière, détachée de Laprairie.
- Masson, détachée de L'Assomption et Terrebonne.
- Pointe-aux-Trembles, détachée d'Anjou, Bourget et LaFontaine.
- Sainte-Marie–Saint-Jacques, créée à partir de Saint-Jacques et une partie de Sainte-Marie.
- Salaberry-Soulanges, créée partir de Beauharnois et d'une partie de Vaudreuil-Soulanges.
- Vaudreuil, recréée à partir de Vaudreuil-Soulanges.
Circonscriptions renommées
- L'Acadie devient Acadie.
- Laprairie s'écrit désormais La Prairie.
- Nicolet redevient Nicolet-Yamaska.
1992
Une nouvelle carte électorale est adoptée en 1992 et utilisée pour la première fois lors de l’élection générale de 1994[6]. Le nombre de circonscriptions reste stable à 125. Pour refléter les changements dans la répartition de la population, le nombre de circonscriptions au centre-ville de Montréal est diminué, et il est augmenté en périphérie
- Création de Blainville (détaché de Groulx et Terrebonne).
- Création de Borduas (détaché de Verchères et Iberville).
- Création de Laurier-Dorion du regroupement de Dorion et Laurier.
- Création de Saint-Henri–Sainte-Anne (créée à partir de Saint-Henri et une partie de Sainte-Anne).
- Création de Westmount–Saint-Louis (créée à partir de Saint-Louis, Westmount et une partie de Sainte-Anne).
Les deux circonscriptions Bertrand
Nommée en l'honneur de l'ancien premier ministre Jean-Jacques Bertrand et créée en 1980. L'ancienne circonscription Bertrand était située en Montérégie. Avec la création de la nouvelle circonscription Bertrand (détachée de Labelle, Prévost et Rousseau) dans les Laurentides, l'ancienne circonscription est abolie et redessinée sous le nom de Marguerite-D'Youville.
2001
Une nouvelle carte électorale est adoptée le [assnat 13] et utilisée pour la première fois lors de l'élection générale de 2003. Le nombre de circonscriptions reste stable à 125.
Nouvelles circonscriptions
- Beauharnois, recréée à partir de Beauharnois-Huntingdon et Salaberry-Soulanges.
- Bourassa-Sauvé, créée à partir de Bourassa et Sauvé.
- Huntingdon, recréée à partir de Beauharnois-Huntingdon et une partie de Saint-Jean.
- Jean-Lesage, créée à partir de Limoilou et une partie de Montmorency.
- Jeanne-Mance–Viger, créée à partir Jeanne-Mance et Viger.
- Mirabel, détachée de Argenteuil et Deux-Montagnes.
- Soulanges, recréée à partir de Salaberry-Soulanges et une partie de Vaudreuil.
Circonscription renommée
- Saguenay est renommée René-Lévesque.
2011

Une nouvelle carte électorale est adoptée le [assnat 14],[7]. Elle sera en vigueur lors de l'élection générale de 2012. Le nombre de circonscriptions reste stable à 125.
Nouvelles circonscriptions
- Charlevoix–Côte-de-Beaupré, créée à partir de Charlevoix et une partie de Montmorency.
- Côte-du-Sud, créée à partir de Montmagny-L'Islet et d'une partie de Kamouraska-Témiscouata.
- Drummond–Bois-Francs, détachée d'Arthabaska, Drummond, Nicolet-Yamaska et Richmond.
- Granby, détachée de Shefford.
- Lotbinière-Frontenac, créée à partir de Frontenac et d'une partie de Lotbinière.
- Matane-Matapédia, créée à partir de Matapédia et d'une partie de Matane.
- Mégantic, recréée à partir de Mégantic-Compton et des parties de Frontenac, Johnson et Richmond.
- Montarville, détachée de Chambly et Marguerite-D'Youville.
- Nicolet-Bécancour, détachée de Lotbinière et Nicolet-Yamaska.
- Repentigny, détachée de L'Assomption.
- Rivière-du-Loup–Témiscouata, créée à partir de Rivière-du-Loup et d'une partie de Kamouraska-Témiscouata.
- Saint-Jérôme, détachée de Prévost.
- Sainte-Rose, détachée de Fabre et Vimont.
- Sanguinet, détachée de Châteauguay, Huntingdon et La Prairie.
- Vanier-Les Rivières, créée à partir de Vanier et des parties de Chauveau et La Peltrie.
Circonscriptions abolies
- Drummond est redistribuée dans Drummond—Bois-Francs et Johnson.
- Kamouraska-Témiscouata est redistribuée dans Côte-du-Sud et Rivière-du-Loup–Témiscouata.
- Lotbinière est redistribuée dans Arthabaska, Lotbinière-Frontenac et Nicolet-Bécancour.
- Marguerite-D'Youville est redistribuée dans Montarville et Verchères.
- Matane est redistribuée dans Gaspé et Matane-Matapédia.
- Nicolet-Yamaska est redistribuée dans Drummond—Bois-Francs, Nicolet-Bécancour et Richelieu.
- Prévost est redistribuée dans Bertrand et Saint-Jérôme.
- Shefford est redistribuée dans Brome-Missisquoi et Granby.
Circonscription renommée
- Anjou est renommée Anjou–Louis-Riel.
Un bon nombre de circonscriptions sont également modifiées, souvent pour simplifier le découpage ou refléter les limites de municipalités et d'arrondissements.
2017
Le rapport préliminaire de la Commission de la représentation électorale (CRE) est déposé le . Des auditions publiques sont tenues au printemps 2015 à différents endroits à travers le Québec, puis en la Commission de l'Assemblée nationale procède à l'étude détaillée de ce rapport. En , le rapport révisé de la CRE est déposé[8],[9] puis débattu à l'Assemblée nationale[10]. Enfin, la Commission dépose son rapport final le [11].
- Création de Laviolette–Saint-Maurice, composée d'une grande partie de Laviolette dont le reste va dans Champlain, et d'une partie de Saint-Maurice, dont l'autre partie va dans Maskinongé ;
- Création de Les Plaines, détachée de Blainville, Masson et Mirabel ;
- Recréation de Prévost, détachée de Bertrand et Rousseau ;
- Création de Mont-Royal–Outremont, composée de la plus grande partie de Mont-Royal et d'Outremont, la partie restante de ces circonscriptions étant transférée dans D'Arcy-McGee ;
- Crémazie est renommée Maurice-Richard.
En outre, les limites de 16 autres circonscriptions sont modifiées.
2022
En 2022, le ministre Simon Jolin-Barrette propose un changement de nom de la circonscription de Bourget pour « Camille-Laurin » en l'honneur de Camille Laurin, politicien et plusieurs fois député de la circonscription, également « père » de la Charte de la langue française ou loi 101[12]. Cette proposition rappelle un processus similaire à celui de la circonscription Maurice-Richard (anciennement Crémazie)[13]. En effet, le 163e article de la réforme de la loi 101 (loi 96) mentionne une circonscription baptisée Camille-Laurin[14],[15].
Le changement de nom prend effet à la dissolution de la 42e législature le [16]
2026
Le rapport préliminaire de la Commission de la représentation électorale (CRE) est déposé le [17]. Des auditions auront lieu en automne 2023 à différents endroits à travers le Québec. La nouvelle carte électorale devrait être adoptée en 2024 et utilisée pour la première fois lors des élections générales provinciales de 2026.
À la suite de nombreuses critiques, le ministre responsable des institutions démocratiques Jean-François Roberge propose d'abolir l'actuel processus et de le reporter à 2030 dans un nouveau processus de révision de la carte électorale avec de nouvelles règles qui encadrent le redécoupage[18]. Cependant en automne 2024, la cour supérieure du Québec ordonne la reprise des travaux de la Commission de la représentation électorale[19]. Également, plusieurs élus municipaux contestent la constitutionalité de la loi 59 même qu'une poursuite judicaire a eu lieu une première fois en [20] et la deuxième sera en .
Le 29 mai 2025, la cour supérieure du Québec tranche que les prochaines élections pourront se dérouler selon la carte électorale actuelle et plaide en faveur des élus de la Gaspésie qui voulaient repousser le redécoupage électoral au-delà de 2026[21]. Mais le 1er décembre 2025, la cour d'appel du Québec donne raison à la Commission de la représentation électorale et les autres demandeurs même va jusqu'à déclarer inconstitutionnelle la loi visant l’interruption des travaux[22],[23]. Suite au gain de cause, la CRÉ a pu déposer le second rapport puis débattu à l'Assemblée nationale[24].
La décision définitive des commissaires de la CRÉ est publiée dans la Gazette officielle du Québec en janvier 2026[25]. Cependant, le procureur général du Québec est en attente d'une réponse de la cour suprême du Canada à sa demande d'autorisation, déposée le 19 décembre 2025, pour un jugement exceptionnel prévu le 15 avril prochain. Finalement, la cour suprême entendra la cause le 22 avril 2026[26] et rejette l'appel de Québec[27]. Le nouvelle carte électorale rentrera en vigueur le 14 juillet 2026.
En mai 2026, le gouvernement du Québec dépose un projet de loi visant à porter le nombre de sièges de l’Assemblée nationale de 125 à 127, afin de stabiliser la carte électorale à la suite des récents litiges judiciaires[28].
Changements proposés
Nouvelles circonscriptions
- Bellefeuille, détachée d'Argenteuil, Mirabel et Saint-Jérôme.
- Marie-Lacoste-Gérin-Lajoie, détachée de Drummond–Bois-Francs, Johnson et Nicolet-Bécancour.
Nouvelles toponymies
- Johnson renommée Daniel-Johnson.
- Laporte renommée Pierre-Laporte.
Le gouvernement du Québec souhaite de son côté rebaptiser cinq circonscriptions via des projets de loi afin de mieux refléter le territoire couvert[29]:
- Arthabaska renommée Arthabaska--L'Érable.
- Laporte renommée Pierre-Laporte.
- Matane-Matapédia renommée Matane--Matapédia--Mitis. Cette proposition n'a été retenu dans la décision définitive des commissaires.
- Rivière-du-Loup–Témiscouata renommée Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques[30].
- Vimont renommée Vimont-Auteuil.
Tableau de progression
- 1867 65
- 1890 73
- 1897 74
- 1912 81
- 1931 90
- 1939 86
- 1944 91
- 1948 92
- 1956 93
- 1966 108
- 1973 110
- 1981 122
- Depuis 1989 125
Notes et références
Notes
- ↑ Le titre complet de la loi est : « Acte concernant l'augmentation de la représentation à l'Assemblée législative, dans les divisions électorales de Montréal-Ouest, Montréal-Centre, Montréal-Est, Québec-Est, Drummond et Arthabaska, Rimouski, Chicoutimi et Saguenay »
Assemblée nationale du Québec (assnat)
- ↑ Assemblée nationale du Québec, Chronologie parlementaire, année 1895
- ↑ Assemblée nationale du Québec, Chronologie parlementaire, année 1912
- ↑ Assemblée nationale du Québec, Chronologie parlementaire, année 1922
- ↑ Assemblée nationale du Québec, Chronologie parlementaire, année 1930
- ↑ Assemblée nationale du Québec, Chronologie parlementaire, année 1939
- ↑ Assemblée nationale du Québec, Chronologie parlementaire, année 1944
- ↑ Assemblée nationale du Québec, Chronologie parlementaire, année 1945
- ↑ Assemblée nationale du Québec, Chronologie parlementaire, année 1954
- ↑ Assemblée nationale du Québec, Chronologie parlementaire, année 1960
- ↑ Assemblée nationale du Québec, Chronologie parlementaire, année 1965
- ↑ Assemblée nationale du Québec, Chronologie parlementaire, année 1972
- ↑ Assemblée nationale du Québec, Chronologie parlementaire, année 1980
- ↑ Assemblée nationale du Québec, Chronologie parlementaire, année 2001
- ↑ Assemblée nationale du Québec, Chronologie parlementaire, année 2011
Références
- ↑ « 2 George V, chapitre 9 - Loi amendant la loi concernant la représentation à l'Assemblée législative », sur Gazette officielle du Québec, (consulté le )
- ↑ Gazette officielle du Québec, 16 avril 1912, p. 858
- ↑ Hormisdas Magnan, Dictionnaire historique et géographique des paroisses, missions et municipalités de la province de Québec, Arthabaska, L'imprimerie d'Arthabaska inc, , 738 p. (lire en ligne), p.100.
- ↑ Assemblée nationale du Québec, « Carte électorale », sur Encyclopédie du parlementarisme québécois, (consulté le ).
- ↑ Commission de la représentation électorale du Québec, « Historique de la carte électorale », (consulté le ).
- La population bouge, la carte électorale change. Proposition de délimitation, rapport préliminaire, Commission de la représentation électorale, mars 2008, p.20
- ↑ http://www.electionsquebec.qc.ca/documents/pdf/DGE-6258-VF.pdf
- ↑ (fr-CA) « Communiqué - Délimitation des circonscriptions électorales : dépôt du second rapport à l'Assemblée nationale », sur Le Directeur général des élections du Québec (consulté le )
- ↑ (fr-CA) Zone Politique - ICI.Radio-Canada.ca, « Carte électorale : déshabiller Montréal et la Mauricie pour habiller les Laurentides et Lanaudière », sur Radio-Canada.ca (consulté le )
- ↑ « La carte électorale à l'image du Québec - Les grandes étapes », sur Commission de la représentation électorale du Québec (consulté le )
- ↑ « Rapport final - La Commission de la représentation électorale », sur lacarte.electionsquebec.qc.ca (consulté le )
- ↑ Hugo Lavallée, « Circonscription Camille-Laurin : pas au gouvernement de décider, selon le DGEQ », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ Radio-Canada, « Mais qui était Crémazie? », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ François Carabin, « Réforme de la Loi 101: une «circonscription Camille-Laurin» inscrite dans le projet de loi », sur Journal Métro, (consulté le )
- ↑ Jason Paré, « La circonscription de Bourget renommée en l’honneur de Camille Laurin », sur Journal Métro, (consulté le )
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- ↑ Laurence Gallant, « Feu vert pour Rivière-du-Loup–Témiscouata… et Les Basques », sur Radio-Canada, (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- (fr) Historique de la carte électorale du Québec depuis 1792 (Le Directeur général des élections du Québec)
- (fr) Cartes des circonscriptions électorales provinciales par région administrative
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