Casemate de l'Épinette
| Casemate de l'Épinette | ||||
| Type d'ouvrage | Casemate d'infanterie | |||
|---|---|---|---|---|
| Secteur └─ sous-secteur |
secteur fortifié de Maubeuge └─ sous-secteur de la Thiérache |
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| Année de construction | 1935-1937 | |||
| Régiment | 102e CEO du 84e RIF | |||
| Effectifs | 40 à 60 hommes | |||
| Coordonnées | 50° 18′ 16″ nord, 4° 01′ 58″ est | |||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Géolocalisation sur la carte : Nord
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La casemate de l'Épinette est une casemate d'intervalle de type CORF double à deux niveaux, construite entre 1935 et 1937 dans la commune d'Élesmes, dans le département du Nord. L'édifice est endommagé lors de la bataille de France, dans la nuit du .
Description
La casemate de l'Épinette se situe dans le secteur fortifié de Maubeuge, au nord-ouest de l'ouvrage de Boussois, dont elle est à portée de tir. Il s'agit d'une casemate double, flanquant vers l'est, dotée de l'armement suivant :
- deux créneaux pour jumelage de mitrailleuses Reibel MAC 31 ou canon antichar de 47 mm ;
- deux créneaux pour jumelage de mitrailleuses Reibel MAC 31 ;
- une cloche AM (arme mixte) ;
- deux cloches GFM B (guetteur et fusil-mitrailleur)[1].
Histoire
Le marché de construction est daté du , pour un prix initial de 1,524 million de francs de l'époque. Les travaux débutent en mars 1935 et s'achèvent en juin 1937.
Cette fortification est attaquée par l’armée allemande lors de la bataille de France. Le , la casemate est bombardée par l'aviation allemande. Le 17 mai, à la suite de bombardements ennemis, deux hommes sont blessés. Finalement, le coup de grâce intervient le 21 mai. Vers 15 heures, la chambre de tir sud est endommagée et devient inutilisable. Vers 21 heures, l’ordre d’évacuation de la casemate est transmis au sous-lieutenant Screve, alors commandant de l’ouvrage. Finalement, les hommes évacuent vers 22 h 30, après avoir détruit les armes et les documents restants.
État actuel
Aujourd’hui, ce site n’est plus visible, ayant été détruit par une explosion interne puis ferraillé lors de l’occupation. Les ruines se trouvent sur un terrain privé.
Notes et références
- ↑ Mary et Hohnadel 2003, tome 3, p. 66.
Voir aussi
Bibliographie
- Jean-Yves Mary, Alain Hohnadel, Jacques Sicard et François Vauviller (ill. Pierre-Albert Leroux), Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 1, Paris, éditions Histoire & collections, coll. « L'Encyclopédie de l'Armée française » (no 2), (réimpr. 2001 et 2005), 182 p. (ISBN 2-908182-88-2).
- Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 2 : Les formes techniques de la fortification Nord-Est, Paris, Histoire et collections, , 222 p. (ISBN 2-908182-97-1).
- Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 3 : Le destin tragique de la ligne Maginot, Paris, Histoire et collections, , 246 p. (ISBN 2-913903-88-6).
Articles connexes
- Ouvrages du secteur : Les Sarts, Bersillies, La Salmagne et Boussois
- Autres casemates du secteur : Héronfontaine et Crèvecœur.
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