Cashback (film)
| Titre québécois | Cashback : La beauté du temps |
|---|---|
| Réalisation | Sean Ellis |
| Scénario | Sean Ellis |
| Acteurs principaux |
Sean Biggerstaff Emilia Fox |
| Sociétés de production | Left Turn Films |
| Pays de production |
|
| Genre | Comédie dramatique |
| Durée | 94 minutes |
| Sortie | 2006 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Cashback, ou Cashback : La beauté du temps au Canada francophone, est un film britannique réalisé par Sean Ellis et sorti en 2006. C'est une adaptation de son court métrage sorti en 2004.
Synopsis
Ben Willis, étudiant aux Beaux-Arts, se fait plaquer par sa petite amie Suzy. Il réagit très violemment à leur séparation et cela le trouble particulièrement. Devenu insomniaque à la suite de cette rupture, il se met à travailler de nuit au supermarché du coin pour tuer le temps, mais surtout pour arrêter de penser à elle.
Là, il fait la connaissance de quelques personnages hauts en couleur qui cultivent, chacun à leur manière, l'art de tromper l'ennui pendant les longues heures de travail.
L'art de Ben consiste à imaginer qu'il suspend le temps, ce qui lui permet d'apprécier « en mode pause » la beauté du monde et des êtres qui le peuplent. Il est particulièrement sensible au charme de Sharon, la discrète hôtesse de caisse, qui détient peut-être la clé de ses insomnies.
Fiche technique
- Titre : Cashback
- Titre québécois : Cashback : La beauté du temps
- Réalisation : Sean Ellis
- Scénario : Sean Ellis
- Musique : Guy Farley
- Photographie : Alex Barber et Angus Hudson
- Montage : Carlos Domeque et Scott Thomas
- Décors : Sharon Seymour
- Costumes : Morgan Kennedy
- Production : Lene Bausager et Sean Ellis
- Société de production : Left Turn Films
- Société de distribution : Gaumont
- Pays de production :
Royaume-Uni - Langue originale : anglais
- Format : couleurs - Scope - HD Video - Dolby Digital
- Genre : comédie dramatique
- Durée : 94 minutes
- Dates de sortie :
- France :
Distribution
- Sean Biggerstaff (VF : Donald Reignoux) : Ben Willis
- Emilia Fox (VF : Laura Préjean) : Sharon Pintey
- Stuart Goodwin (VF : Thierry Ragueneau) : Jenkins, le responsable du supermarché
- Shaun Evans (VF : David Van de Woestyne) : Sean Higgins, le meilleur ami de Ben
- Michael Lambourne (VF : Antoine Lelandais) : Matt Stephens, collègue farceur qui « sort » avec Sharon
- Michael Dixon (VF : Charles Pestel) : Barry Brickman, collègue farceur inséparable de Matt
- Michelle Ryan : Suzy, l'ex de Ben
- Marc Pickering : Brian, collègue obsédé par le kung-fu
- Hayley-Marie Coppin : la jeune fille au pair
- Nick Hancock : Rory
- Frank Hesketh : Ben jeune
- Irene Bagach : une jeune femme figée dans le supermarché[1]
- Daphne Guinness : Anna Shapiro, la galeriste new-yorkaise
- Samantha Bloom : madame Booth, la prof de biologie
- Janine-May Tinsley : Natalie, strip-teaseuse invitée à la fête
- Gayle Dudley : la mère de Natalie
- Keeley Hazell : une jeune femme figée dans le supermarché
- Nadia Alkhashab : une jeune femme figée dans le supermarché
- Chrisitne Fuller : une jeune femme figée dans le supermarché
- Bianca Drakes : la strip-teaseuse habillée en cow-boy
- Jared Harris : Alex Proud, le galeriste britannique (non crédité)
Sources et légende : version française (VF) sur Symphonia Films[2]
Bande originale
- Casta Diva de l'opéra Norma de Vincenzo Bellini par le London Metropolitan Orchestra
- Snack Bar Lounge d'Evil Nine (aussi connu sous le nom Evil 9)
- Boléro de Maurice Ravel par l'Orchestre de la Suisse Romande
- Baby Scratch My Back de Rick Cardinali
- Inside de The Bang Gang
- Mysterious Ways de Bryan Adams
- Set It Off de Peaches
- You Can't Hurry Love de The Concretes
- Jerk It de The Flirtations (aussi connu sous le nom The Gypsies)
- Last Night a D.J. Saved My Life de Indeep
- You Are Not Through de Evil Nine (aussi connu sous le nom Evil 9)
- Girl Is on My Mind de The Black Keys
- She de Grand Avenue
- The Power of Love de Frankie Goes to Hollywood
- What Else Is There? de Röyksopp
Accueil
La critique est globalement partagée, comme en témoigne le score de 54/100 sur le site Metacritic, indiquant des critiques « mitigées ou moyennes »[3].
Critiques positives
De nombreux critiques ont salué l'esthétique du film et sa capacité à traiter de thèmes profonds avec une certaine légèreté.
Bertrand Mathieux (Citizen Poulpe) souligne que le film « possède un charme et, par moments, une grâce qui résiste aux années », qualifiant l'œuvre de méditation sur « le temps, la beauté et l’art »[4]. Sebmagic (Vol au-dessus du 7e art) exprime son enthousiasme pour les « moments poétiques et d'idées visuelles magnifiques », notant particulièrement une transition technique « parfaite » où le héros passe d'une position verticale à son lit en un seul plan. Il ajoute que l'acteur principal, Sean Biggerstaff, inspire une « empathie » immédiate[5]. Olivier Bachelard (Abus de Ciné) évoque un « très joli film » au ton « désenchanté » et original, louant les choix musicaux qui « distillent une certaine poésie »[6]. Aux États-Unis, Justin Chang (Variety) décrit le film comme « élégamment charmant, poliment érotique ». Kyle Smith (New York Post) va jusqu'à comparer le talent de Sean Ellis à celui d'un Kevin Smith qui aurait une formation en poésie et en peinture, qualifiant le film de « début terrifiant »[3].
Critiques négatives et réserves
Le passage du court métrage (nommé aux Oscars en 2004) au format long métrage constitue le principal point de discorde.
Jean-Michel Berlamont (Critique Film) est particulièrement sévère, estimant qu'Ellis a commis l'erreur de « banaliser son propos » pour aboutir à une « pâle copie du court-métrage ». Il déplore un « sentiment de remplissage et d’apport scénaristique nullissime » et qualifie le rythme de décevant, rendant les 1h34 du film semblables à « une éternité »[7]. Vincent Avenel (Critikat) regrette que le film hésite entre une « comédie lourdingue » rappelant American Pie et une « proposition cinématographique pertinente », concluant que la finesse de l'œuvre est « corrompue d'importance par ce côté bêtement comique »[8]. Jim Ridley (Village Voice) juge la narration en voix-off « presque insupportable » lorsqu'elle débite des « pseudo-profondités désinvoltes sur la mémoire »[3].
Thématiques et aspects controversés
Certains critiques pointent du doigt des choix de mise en scène ou de scénario datés : Bertrand Mathieux note, avec le recul, un choix de figurantes répondant à des « standards de beauté très classiques et stéréotypés », ce qui rend certaines scènes « un peu embarrassante[s] aujourd’hui ». Sebmagic émet un bémol sur la conclusion romantique, soulignant que le geste de Ben (exposer des dessins de Sharon sans son accord) pourrait être perçu comme « assez étrange voire creepy » dans un contexte réel. En résumé, si la réalisation et les acteurs (notamment Sean Biggerstaff et Emilia Fox) sont souvent loués, la structure narrative liée à l'extension du court métrage original est fréquemment critiquée.
Notes et références
- ↑ C'est également Irene Bagach qui apparaît sur l'affiche du film.
- ↑ « Fiche du doublage français du film » sur Symphonia Films
- (en) « Cashback critic reviews », sur www.metacritic.com (consulté le )
- ↑ Bertrand Mathieux, « Cashback (2006) - Critique du film de Sean Ellis », sur Citizen Poulpe, (consulté le )
- ↑ Sebmagic, « Cashback - de Sean Ellis (1/16) - Critique », sur Vol au-dessus du 7e art (consulté le )
- ↑ « CASHBACK », sur Abus de Ciné (consulté le )
- ↑ JeanMichel, « Cashback », sur Critique Film, (consulté le )
- ↑ Vincent Avenel, « Critique : Cashback », sur Critikat, (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
- Cashback, le court métrage d'origine
Liens externes
- Site officiel
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