Casimir Bouis
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(à 73 ans) Marseille |
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Casimir Dominique Bouis |
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| Idéologie |
Casimir Dominique Bouis dit Casimir Bouis, né le à Toulon (Var) et mort le à Marseille[1], est un journaliste et écrivain français, militant blanquiste sous le Second Empire.
Il participe à la Commune de Paris puis est déporté au bagne de Nouvelle-Calédonie. De retour en France, il devient homme politique socialiste.
Biographie

Issu de la petite bourgeoisie varoise, Casimir Bouis est avocat à Toulon avant de s'installer à Paris en 1862[2]. Il est un temps clerc d'huissier mais, davantage intéressé par les lettres, il se tourne vers le journalisme ; il donne alors des articles à L’Excommunié de Lyon. Conjointement, il se joint aux étudiants blanquistes et devient à son tour un fidèle de Blanqui[2]. Après s’être exilé aux États-Unis dans les dernières années de l'Empire, Casimir Bouis revient à Paris, rappelé par Blanqui, au printemps 1870. Il se voit confier une rubrique hebdomadaire — « Lettres du Dimanche » — par L'Égalité. Journal de l’Union démocratique du Midi[2] et devient l'un des principaux rédacteurs Cri du Peuple de Jules Vallès lors des journées insurrectionnelles de 1871. Il est l'un des signataires de l'affiche rouge apposée sur les murs de Paris le dénonçant l'incapacité du gouvernement et demandant l'instauration de la Commune.
À la chute de la Commune, il tente de s'enfuir en Belgique mais est capturé. Il est alors exilé le à l'île des Pins en Nouvelle-Calédonie[3]. Le , il tente une évasion. Repris, il est réintégré le . Gracié en 1879, il vit alors au domicile de Blanqui à Toulon. En 1883, il se présente à la Chambre des députés mais n'est pas élu.
Publications
- 1864 : De la nature, de l'étendue et de l'extinction du cautionnement, Bonaventure
- 1870 : Calottes et soutanes. Jésuites et jésuitesses, Librairie internationale
- 1871 : La Patrie en danger (de Auguste Blanqui), préface, Chevalier
- 1879 : Après le naufrage, poésies politiques, précédées d'une lettre de Victor Hugo
Notes et références
- ↑ Bulletin scientifique de la Société d'études historiques no 124, 2000, p. 94.
- Maxime Jourdan, « Jules Vallès, patron de presse », Revue de lectures et d'études vallésiennes, no 38, , p. 140 (lire en ligne)
- ↑ Matricule 1837
Annexes
Bibliographie
- Bernard Noël, Dictionnaire de la Commune, Tome I, Flammarion, 1978.
- Germaine Mailhe, Déportation en Nouvelle-Calédonie des communards et des révoltés de la Grande-Kabylie (1872-1876), L'Harmattan, 1995, p. 403.
- Roger Pérennès, Frank Chantepie, Déportés et forçats de la Commune, Ouest Éditions, 1991, p. 332
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Liens externes
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