Caspar Sturm devant un paysage

Caspar Sturm devant un paysage
Artiste
Date
1520
Type
dessin
Technique
pointe d'argent sur papier préparé
Dimensions (H × L)
12,9 × 19 cm
No d’inventaire
DE 893
Localisation

Caspar Sturm devant un paysage est un dessin à la pointe d'argent sur papier préparé réalisé en 1520 par Albrecht Dürer, peintre et graveur de la Renaissance allemande. Il fait partie de l'album de voyage aux Pays-Bas de l'artiste, et figure au verso de la feuille où Hôtel de ville d'Aix-la-Chapelle est dessiné au recto. Cette feuille est conservée au musée Condé à Chantilly.

Histoire

En entreprenant son voyage aux Pays-Bas, l'un des principaux buts de Dürer est de se rendre à Aix-la-Chapelle, où le nouvel empereur Charles Quint va se faire couronner, pour négocier le prolongement de la pension que lui avait octroyé Maximilien Ier (empereur du Saint-Empire). Partant des Flandres, il arrive à Aix le et y reste jusqu'au 26. il visite la cathédrale et l'hôtel de ville, qu'il immortalise tous deux dans son carnet[1].

Il dresse le portrait de Caspar ou Casper Sturm (1475-1548), qui avait travaillé comme messager pour le Conseil de la ville de Nuremberg. Dürer mentionne d'ailleurs ce portrait dans son journal. En , alors qu'il accompagne l'archevêque de Mayence Albert de Brandebourg à Aix, Strurm est nommé héraut impérial, c'est-à-dire porteur de messages diplomatiques. Il accompagne l'année suivante, Luther de Wittemberg à la Diète de Worms, réunion impériale où il est question d'une réforme alors à ses balbutiements[1].

Analyse

La force de caractère et la détermination de Caspar Sturm, âgé de quarante-cinq ans en 1520 selon l'inscription épigraphique portée par Dürer sur son dessin, sont parfaitement traduites par l'artiste. Le trait laissé par la pointe d'argent participe à cette énergie : avec ses hachures croisées et ses multiples lignes parallèles, il rappelle la gravure au burin[1].

Dürer intègre habilement ce portrait dessiné à Aix devant un paysage exécuté quelques jours plus tard. L'inscription « toll » pourrait désigner une localité, comme Thül (Tiel), entre Nimègue et Bois-le-Duc, où il passe, où plus vraisemblablement une « toll house », un péage sur le Rhin, comme celui de Tolhuis (Lobith), mentionné dans son journal la troisième semaine d', qu'il rencontre après avoir quitté Aix-la-Chapelle[1].


Notes et références

  1. Mathieu Deldicque et Caroline Vrand (dir.), p. 262

Bibliographie

  • Mathieu Deldicque et Caroline Vrand (dir.), Albrecht Dürer. Gravure et Renaissance, In Fine éditions d'art et musée Condé, Chantilly, , 288 p. (ISBN 978-2-38203-025-7).

Liens externes

  • icône décorative Portail de la peinture
  • icône décorative Portail de la Renaissance
  • icône décorative Portail du Saint-Empire romain germanique
  • icône décorative Portail de l’Oise