Castellum romain d'Anse

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| Patrimonialité |
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| Coordonnées |
45° 56′ 06″ N, 4° 43′ 15″ E |
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Le castellum romain d'Anse est une fortification antique dans la commune d'Anse, dans le département français du Rhône (région Auvergne-Rhône-Alpes).
Ce dispositif défensif, destiné à abriter une garnison, est sans doute construit dans la seconde moitié du IIIe siècle. Les vestiges qui subsistent, portions de courtine et tours, sont protégés au titre des monuments historiques (1926, 1935 et 1936).
Localisation
L'enceinte antique est située dans le quartier du Bourg Nord, à l'ouest immédiat de l'Azergues, juste avant que cette rivière ne se jette dans la Saône. Certaines rues et le parcellaire cadastral du quartier restituent une partie du tracé de la muraille.
Historique
La construction de l'enceinte peut remonter à la seconde moitié du IIIe siècle[1], époque à laquelle une garnison est stationnée à Anse[2].
Au Moyen Âge, deux ouvertures supplémentaires sont pratiquées dans la courtine à proximité de tours, le « Trou du Chien » à l'ouest et le « Trou du Chat » au nord-est. Une enceinte plus vaste est construite ; elle réutilise la partie sud-est de la muraille antique[3].
Différents secteurs de la muraille et des tours sont inscrits ou classés au titre des monuments historiques par arrêtés des , et [4].
Description

L'enceinte, en forme d'ovale aplati, comporte deux portes encadrées par des tours ; ces portes se situent au nord-ouest et au sud-est. Onze autres tours jalonnent la courtine[1]. La superficie protégée atteint 14 600 m2 ; cette surface modeste ne permet sans doute pas d'accueillir dans l'enceinte une population civile, une grande partie de l'espace disponible étant certainement occupé par la garnison et ses bâtiments[5].
La curtine mesure environ trois mètres d'épaisseur ; elle est conservée sur une hauteur maximale de 5 m. Les tours espacées d'une trentaine de mètres, à l'exception de celles qui jalonnent les portes larges d'environ 15 m, ont un diamètre assez homogène de 8 à 9 m[5].
La construction fait appel à des blocs de remplois dont plusieurs sont porteurs de dédicaces tandis que d'autres sont sculptés. Les murs sont constitués de deux parements de petits moellons réguliers avec, à intervalles variables, des lits de terres cuites architecturales. L'espace entre les deux parements est remplis d'un mélange de pierres liées au mortier. aucun trou de boulin n'est visible[5].
Notes et références
- Faure-Brac 2006, p. 137.
- ↑ Faure-Brac 2006, p. 132.
- ↑ Faure-Brac 2006, p. 138-139.
- ↑ Notice no PA00117707, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Faure-Brac 2006, p. 138.
Voir aussi
Bibliographie
- Odile Faure-Brac, Le Rhône, Académie des inscriptions et belles-lettres, coll. « Carte archéologique de la Gaule » (no 69/1), , 611 p. (ISBN 2-8775-4096-0, lire en ligne).
Articles connexes
Liens externes
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