Catapulte (contre-torpilleur)
| Catapulte | |
Une carte postale de la Catapulte au mouillage. | |
| Type | contre-torpilleur |
|---|---|
| Classe | classe Arquebuse |
| Histoire | |
| A servi dans | |
| Chantier naval | Forges et chantiers de la Méditerranée, La Seyne-sur-Mer |
| Commandé | 1901 |
| Quille posée | 1901 |
| Lancement | 1er avril 1903 |
| Statut | Coulé dans une collision le 18 mai 1918 |
| Équipage | |
| Équipage | 4 officiers et 58 hommes du rang |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 56,58 m |
| Maître-bau | 6,38 m |
| Tirant d'eau | 3,2 m |
| À pleine charge | 357 tonnes |
| Propulsion |
|
| Puissance | 6300 ch (4698 kW) |
| Vitesse | 28 nœuds (52 km/h) |
| Caractéristiques militaires | |
| Armement | |
| Rayon d'action | 2300 milles marins (4300 km) à 10 nœuds (19 km/h) |
| Pavillon | France |
La Catapulte est un contre-torpilleur d’escadre de classe Arquebuse, construit pour la marine française, dans la première décennie du XXe siècle. Achevé en 1903, le navire est affecté à l’escadre du Nord.
Conception
La classe Arquebuse a été conçue comme une version plus rapide de la classe Durandal. Les navires avaient une longueur de 56,58 mètres[1], une largeur de 6,3 mètres et un tirant d'eau de 3,2 mètres[2]. Ils avaient un déplacement de 307 tonnes à charge normale et 357 tonnes à pleine charge. Les deux moteurs à vapeur verticaux à triple expansion entraînaient chacun un arbre d'hélice à l’aide de la vapeur fournie par deux chaudières du Temple-Guyot ou Normand. Les moteurs ont été conçus pour produire 6300 chevaux[1] (4700 kW) pour une vitesse nominale de 28 nœuds (52 km/h)[3]. Tous les navires ont dépassé leur vitesse contractuelle lors de leurs essais en mer[1], la Catapulte atteignant une vitesse de 30,9 nœuds (57,2 km/h). Ils transportaient suffisamment de charbon pour leur donner une autonomie de 2300 milles marins (4300 km) à 10 nœuds (19 km/h)[2]. Leur équipage se composait de quatre officiers et de cinquante-huit hommes du rang[1].
L’armement principal des navires de classe Arquebuse consistait en un seul canon de 65 millimètres à l’avant et six canons Hotchkiss de 47 millimètres en affûts simples, trois sur chaque bord. Ils étaient équipés de deux affûts rotatifs simples pour des tubes lance-torpilles de 381 millimètres dans l’axe du navire, l’un entre les cheminées et l’autre à l’arrière[1].
Carrière
La Catapulte a été commandée aux Forges et chantiers de la Méditerranée le et le navire a été mis en chantier plus tard cette année-là à son chantier naval du Havre-Graville. Il a été lancé le et a effectué ses essais en mer de mai à . Le navire a été mis en service (armement définitif) le mois suivant son achèvement, et a été affecté à l’escadre du Nord[4].
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate en , la Catapulte est affectée à la 3e escadrille de torpilleurs de la 2e escadre légère[5] basée à Cherbourg[4].
Le , la Catapulte aida plusieurs navires à secourir les survivants du transport de troupes français Sant'Anna, qui transportait 2025 soldats lorsqu’il fut torpillé et coulé en mer Méditerranée par le sous-marin UC-54 de la marine impériale allemande, à 26 milles marins à l’est du cap Bon, en Tunisie française, avec la perte de 605 vies.
Le , la Catapulte entre en collision avec le vapeur britannique Warrimoo. Les deux navires ont coulé en mer Méditerranée au large de Bône, en Algérie française[6],[7].
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « French destroyer Catapulte » (voir la liste des auteurs).
- Roberts, p. 377
- Couhat, p. 86
- ↑ Stanglini & Cosentino, p. 227
- Roberts, p. 379
- ↑ Prévoteaux, Tome I, p. 34
- ↑ (en) « Major Warships Sunk in World War 1 1918 », sur World War I (consulté le ).
- ↑ Gordon Smith, « French Navy, World War 1 », sur Naval History (consulté le ).
Bibliographie
- (en) Jean Labayle Couhat, French Warships of World War I, London, Ian Allan, (ISBN 0-7110-0445-5).
- Gérard Prévoteaux, La marine française dans la Grande guerre: les combattants oubliés: Tome I 1914-1915, vol. 23, Le Vigen, France, Éditions Lela presse, (ISBN 978-2-37468-000-2).
- Gérard Prévoteaux, La marine française dans la Grande guerre: les combattants oubliés: Tome II 1916-1918, vol. 27, Le Vigen, France, Éditions Lela presse, (ISBN 978-2-37468-001-9).
- (en) Stephen S. Roberts, French Warships in the Age of Steam 1859-1914: Design, Construction, Careers and Fates, Barnsley, UK, Seaforth Publishing, (ISBN 978-1-5267-4533-0).
- (en) Ruggero Stanglini et Michelle Cosentino, The French Fleet: Ships, Strategy and Operations, 1870-1918, Barnsley, Seaforth Publishing, (ISBN 978-1-5267-0131-2).
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