Cathédrale Saint-Pierre-Apôtre de Cerignola

Cathédrale Saint-Pierre-Apôtre de Cerignola
Image illustrative de l’article Cathédrale Saint-Pierre-Apôtre de Cerignola
Présentation
Nom local Cattedrale di San Pietro Apostolo
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Basilique mineure
Rattachement Diocèse de Cerignola-Ascoli Satriano
Début de la construction 1873
Fin des travaux 1934
Architecte Errico Alvino
Autres campagnes de travaux 1882, 1982-1991
Style dominant Néoclassique
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de Pouilles Pouilles
Province Foggia
Ville Cerignola
Coordonnées 41° 15′ 53″ nord, 15° 53′ 59″ est
Géolocalisation sur la carte : Italie
(Voir situation sur carte : Italie)
Cathédrale Saint-Pierre-Apôtre de Cerignola
Géolocalisation sur la carte : Pouilles
(Voir situation sur carte : Pouilles)
Cathédrale Saint-Pierre-Apôtre de Cerignola

La cathédrale Saint-Pierre-Apôtre de Cerignola (cattedrale di San Pietro Apotolo) est une église catholique romaine de Cerignola, en Italie. Il s'agit de la cathédrale du diocèse de Cerignola-Ascoli Satriano.

Il s'agit de l'un des plus grands édifices chrétien du Sud de l'Italie dont la construction s'est achevée au XXe siècle. Il doit son nom à Paolo Tonti, agronome et philanthrope italien, qui fit don d'une grande partie de sa fortune pour la construction de la nouvelle cathédrale de Cerignola.

Historique

L'ancienne cathédrale étant devenue insuffisante pour la population de la ville, il devint nécessaire de concevoir et de construire un nouvel édifice capable de remplir cette fonction, en particulier pour pouvoir répondre aux offices religieux les plus importants.

C'est pourquoi, en 1820, la municipalité fit préparer un projet d'un coût de 70 000 ducats, suivi en 1845 d'un second projet établi par l'architecte Francesco Saponieri. Les deux projets furent rejetés pour des raisons économiques. La situation changea en 1855 lorsque, à sa mort, le riche concitoyen Paolo Tonti fit don à la ville de tous les revenus provenant de ses propriétés afin de construire une nouvelle cathédrale. L'architecte Saponieri fut à nouveau chargé du projet et proposa un devis. Celui-ci fut une fois de plus rejeté car trop coûteux. La réalisation du projet fut alors confiée à l'architecte et urbaniste Errico Alvino, mais celui-ci présenta également un projet dont le coût était trop élevé pour les caisses de la ville. L'ingénieur milanais proposa alors un deuxième projet, approuvé par la municipalité, mais rejeté par les citoyens en raison de ses dimensions trop modestes. Finalement, en 1870, après avoir apporté quelques modifications, l'ingénieur Alvino vit son projet approuvé.

La construction débuta le , avec la pose de la première pierre du nouveau bâtiment. En 1876, l'ingénieur Alvino mourut et la tâche fut confiée à l'un de ses élèves, Giuseppe Pisanti, qui prépara un nouveau projet définitif. Une série de vicissitudes ont considérablement allongé les délais de réalisation de l'ouvrage, à tel point que son inauguration n'a eu lieu que le , alors que la construction n'était pas encore terminée. L'édifice a hérité du vocable de Saint-Pierre-Apôtre de l'ancienne cathédrale. À la suite du tremblement de terre qui frappa la ville le , l'église fut fermée au public. Les travaux de restauration qui suivirent furent entrepris en 1982 et concernèrent la consolidation statique des structures, la reconstruction de la lanterne, le remplacement du revêtement en cuivre des coupoles et des interventions sur les finitions intérieures et extérieures, y compris l'orgue.

Depuis le , l'église est la cathédrale du diocèse de Cerignola-Ascoli Satriano. Le , à la suite de la demande présentée par l'évêque Giovanni Battista Pichierri le , elle a été élevée au rang de basilique mineure[1]. Du premier samedi après Pâques au deuxième lundi d'octobre, l'icône de la Madonna di Ripalta, principale patronne de la ville, est conservée dans la cathédrale.

Description

Extérieur du dôme et des coupoles absidiales.

On peut accéder à l'église non seulement par les portails frontaux, mais aussi par les côtés, grâce à quatre portes situées près du transept. Huit fenêtres, quatre de chaque côté, éclairent les nefs. Le dôme de 80 m[2] est visible de n'importe quel point de la ville, même à plusieurs km de distance. Il repose sur un tambour octogonal, qui présente une fenêtre à trois baies de chaque côté. Il en résulte que le dôme a également une base octogonale et s'élève sur autant de nervures. La lanterne a la forme d'une pyramide octogonale et est surmontée d'une sphère sur laquelle repose une grande croix.

Le plan de la basilique est en forme de croix latine à trois nefs de quatre travées chacune, couvertes d'un dôme en croisée d'ogives. Chaque nef se termine par une abside. Le style architectural est néogothique inspirée, dans sa structure, de la cathédrale de Florence.

La première paire de piliers, ainsi que les deux paires de colonnes en pierre de Trani, servent de support à la large plate-forme de la tribune, où se trouve l'orgue. À l'entrée, deux bénitiers en marbre de Carrare reposent sur deux colonnes torsadées. À droite de l'entrée principale se trouve le baptistère en forme de temple octogonal soutenu par une colonne, sur laquelle est placé un bassin décoré, au sommet duquel se trouve l'effigie en bronze de saint Jean Baptiste. En mémoire du bienfaiteur qui a voulu la construction de la nouvelle cathédrale, sur le mur de la nef latérale gauche se trouve une plaque commémorative qui recouvre l'urne contenant les restes de Paolo Tonti. Au milieu de la nef centrale, sur la droite, se dresse la chaire en marbre blanc, décorée de motifs faisant référence au symbolisme liturgique.

La nef centrale.

Adossée au dernier pilier gauche de la nef centrale, se trouve la cathèdre en marbre avec les armoiries épiscopales. Après avoir dépassé la chaire, on arrive au maître-autel auquel on accède par cinq marches. L'autel est surmonté d'un ciborium également en marbre blanc de Carrare. Le devant d'autel est décoré d'arcs soutenus par des colonnes et présente une grille en bronze à travers laquelle on peut observer le reliquaire contenant les restes osseux des saints martyrs Tryphon (saint patron secondaire de la ville), Agapito et Respicio. La nef principale, après le maître-autel, se termine par l'abside, à l'intérieur de laquelle se trouve le chœur en bois du XIXe siècle.

Depuis Pâques 2005, toutes les fenêtres de l'église sont décorées de vitraux historiés. La rosace principale est composée d'un anneau en pierre calcaire sculptée et d'une couronne de seize arcs trilobés avec des colonnes, qui soutiennent le noyau central en marbre ajouré, également caractérisé par des arcs lobés. Les deux rosaces latérales présentent quant à elles douze arcs et colonnes, réunis au centre en un noyau quadrilobé.

Notes et références

  1. ↑ (en) Major and Minor Basilicas in Italy, (n° 528), G-Catholic.
  2. ↑ (it) Duomo di San Pietro Apostolo, sur distrettodelcibodeltavoliere.it

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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