Cathédrale de Magliano Sabina

Cathédrale de Magliano Sabina
Image illustrative de l’article Cathédrale de Magliano Sabina
Présentation
Nom local Concattedrale di San Liberatore Vescovo e Martire
Culte Catholique romain
Type Cocathédrale
Rattachement Diocèse suburbicaire de Sabina-Poggio Mirteto
Début de la construction XIIIe siècle
Autres campagnes de travaux XVIIIe siècle
Style dominant Baroque
Site web (it) Paroisse San Liberator
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau du Latium Latium
Province Rieti
Ville Magliano Sabina
Coordonnées 42° 21′ 36″ nord, 12° 28′ 54″ est
Géolocalisation sur la carte : Italie
(Voir situation sur carte : Italie)
Cathédrale de Magliano Sabina

La cathédrale de Magliano Sabina ou église Saint-Libérateur (en italien : cattedrale di San Liberatore Vescovo e Martire, chiesa di San Liberatore), est une église catholique romaine de Magliano Sabina, en Italie. Il s'agit de la cocathédrale du diocèse suburbicaire de Sabina-Poggio Mirteto.

Histoire

Saint Libérateur et Saint François d'Assise adorant la Trinité, église Santissima Annunziata, Casperia, province de Rieti[1].

L'église est dédiée à saint Libérateur (san Liberator), martyr chrétien, victime d'une persécution romaine non identifiée ; sa mémoire liturgique est célébrée le . En 1680, les Bollandistes, à l'issue d'une enquête minutieuse, confirmèrent l'authenticité du Martyrologe romain le concernant, jugeant toutefois plausible qu'il ait été évêque (en plus d'être « martyr enterré à Bénévent ») sans toutefois l'associer à un diocèse spécifique[2]. L'église San Liberatore remonte au XIIIe siècle et fut élevée au rang de collégiale par Pie II en 1246.

En raison du déclin du site de Vescovio, en 1495, le pape Alexandre VI éleva officiellement l'église San Liberatore au rang d'Ecclesia Cathedralis Sabinorum et en 1521, lorsque l'église de Vescovio fut rétablie en cathédrale, le siège de Magliano fut nommé cocathédrale.

Mais il ne reste aujourd'hui que très peu de choses de l'ancienne église, en raison des travaux de rénovation du XVIIIe siècle, voulus et financés par le cardinal Annibale Albani et réalisés dans le style baroque tardif entre 1730 et 1743 par les architectes Filippo Barigioni et Pietro Paolo Alfieri. Toutefois, la tradition veut que le dessin soit attribuable à Jacopo Barozzi da Vignola.

À partir du XXe siècle, l'édifice connut d'autres rénovations, avec le sol entièrement refait en marbre ; avec des carreaux et de la terre cuite pour le revêtement des chapelles latérales. en 2002, ont été réalisés des travaux de restauration du toit, de l'abside et de la deuxième chapelle de gauche. Enfin, en 2013, il s'est agi d'imperméabilisation de révision de la couverture ; de restauration de la façade et du parvis ; et de mise aux normes[3].

Description

L'intérieur du bâtiment comporte trois nefs avec un chœur couvert d'une voûte en berceau. Dans la nef gauche s'ouvrent trois chapelles latérales et le baptistère, tandis qu'une quatrième chapelle se trouve au bout de la nef : les chapelles sont dédiées à saint Grégoire le Grand, à saint Antoine de Padoue, à la Pietà et au Saint-Sacrement. Dans la nef droite, quatre autels sont placés dans des niches concaves, dédiés à saint Roch, aux Quatre Saints couronnés, à saint Dominique et à la Nativité. Les chapelles et les autels sont décorés de toiles des XVIe et XVIIe siècles.

L'espace du chœur, avec l'abside arrière, a été décoré en 1737 ; dans l'abside se trouve une fresque représentant l'Assomption de la Vierge avec des saints, œuvre de Giovanni Domenico Piestrini.

L'église est riche en tableaux, parmi lesquels se distingue celui du Saint Sauveur, appelé Pala Falconi en raison des armoiries de la famille qui l'a commandé. Il est attribué à un certain Maestro di Narni de 1409. Un retable intéressant est celui de Rinaldo Jacovetti da Calvi dell'Umbria, qui représente le couronnement de la Vierge avec une prédelle racontant le miracle de la Madone d'Uliano (célébrée le jour de l'Annonciation et chaque lundi de Pâques)[4],[5].

Notes et références

  1. ↑ (it) San Liberatore e San Francesco d'Assisi adoranti la Trinità, Catalogo generale dei Beni Culturali.
  2. ↑ (la) Acta Sanctorum Maii, vol. 14, 1680, pp. 465, 264, 438, Google Livres.
  3. ↑ (it) « Cattedrale di San Liberatore Vescovo e Martire », sur BeWeB.
  4. ↑ (it) « Santuario della Madonna di Uliano » [« Sanctuaire de la Madone d'Uliano »], sur rietiinunclick.it.
  5. ↑ (it) « Sul sentiero per la Madonna di Uliano » [« Sur le sentier menant à la Madonna di Uliano »], sur incontrinotizie.it.

Annexes

Article lié

Liens externes

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