Cathédrale de Monopoli

Cathédrale de Monopoli
Basilica Cattedrale di Maria Santissima della Madia
Présentation
Type
Culte
Fondation
Diocèse
Dédicataire
Style
Religion
Patrimonialité
Site web
Localisation
Pays
Région
Province
Commune
Coordonnées
40° 57′ 04″ N, 17° 18′ 12″ E
Carte

La cathédrale de Monopoli est une église catholique romaine de Monopoli, en Italie. Elle est consacrée à la Vierge Marie sous le titre de Maria Santissima della Madia, en référence à une icône s'y trouvant. Initialement siège du diocèse de Monopoli, elle est depuis 1986 la cocathédrale du diocèse de Conversano-Monopoli.

En , elle a obtenu le statut de basilique mineure par le pape Benoît XV.

Histoire

Vue aérienne de la cathédrale de Monopoli

La cathédrale a été érigée à proximité d'un ancien temple romain et d'un site funéraire. Les travaux ont débuté en 1107 sous l'impulsion de l'archevêque Romualdo et avec le soutien du duc Robert de Hauteville. Toutefois, l'histoire locale veut que ceux-ci aient été interrompus faute de poutres suffisantes pour construire la toiture. En 1177, un miracle aurait eu lieu avec l'échouage dans le port d'un radeau transportant une icône de la Vierge. Les poutres du radeau auraient permis de construire le toit de la cathédrale.

La structure romane du bâtiment n'est achevé qu'en 1422, année de sa consécration. Deux des trois clochers sont endommagés en 1528 lors du siège de la ville par Alfonso d'Avalos. La dernière tour s'effondre en 1686, tuant quarante habitants. En 1693, un nouveau campanile est érigé.

La chapelle de la Beata Vergine della Madia avec son icône.

En 1738, un don de l'évêque Giulio Sacchi permet une rénovation du bâtiment. L'ancien édifice est rasé et une nouvelle église commence à être construire en 1742 sous la direction de Pietro Magarelli de Molfetta et Michele Colangiuli d'Acquaviva delle Fonti. Le nouveau bâtiment de style baroque est terminé en 1772. Les raisons qui incitent les chanoines du chapitre à vouloir une nouvelle église : tout d'abord, la nécessité d'un lieu sacré plus spacieux, dans lequel trône l'icône de la Beata Vergine della Madia ; de répondre aux besoins d'une population en constante augmentation ; ensuite, la volonté de suivre la mode baroque de l'époque et d'éliminer une église désormais délabrée qui aurait de toute façon nécessité l'utilisation de ressources considérables pour des travaux de réparation que les chanoines ne voulaient pas prendre en charge.

En 1986, la fusion des diocèses de Conversano et de Monopoli en font une cocathédrale.

Le campanile.
La nef principale vers le chœur.

Architecture

Extérieur

La façade, surélevée de sept marches par rapport au niveau de la rue, riche en éléments baroques, est divisée horizontalement en deux parties : dans la partie inférieure se trouvent les trois portails d'entrée ; au-dessus de celui du centre se trouve un tympan, soutenu par des colonnes d'ordre composite, qui représente un élément de séparation avec la partie supérieure, où s'ouvre une grande fenêtre à la place de la rosace et un fronton semi-circulaire dans lequel est inséré un cartouche avec le monogramme de la Vierge. De chaque côté du portail principal, une série de pilastres ioniques ornés de guirlandes le séparent des entrées latérales, elles aussi surmontées de tympans décorés d'amphores. Les volutes en guirlande, les pinacles et les ovales décorant les fenêtres latérales sont typiquement baroques. Sur le côté gauche de l'abside se trouve le campanile à six étages, construit entre 1688 et 1693 : l'ancienne cathédrale romane avait trois clochers, qui ont été détruits l'un après l'autre.

Intérieur

L'intérieur est en forme de croix latine à trois nefs séparées par des piliers, avec un double transept, une voûte à lunettes dans la nef centrale et huit chapelles latérales, quatre par nef. Quatre autres chapelles sont situées aux extrémités des deux transepts, le second étant surélevé de trois marches par rapport au plan basilical. La nef centrale et les nefs latérales sont séparées par une série de piliers cruciformes en marbre incrusté. À l'intersection entre la nef centrale et le premier « bras » de la croix latine, appelé transept, soutenu par quatre grands piliers, s'élève une coupole de 31 m de haut et d'environ 9 m de diamètre. Sur les bords de la coupole se trouvent des fresques représentant les quatre évangélistes.

Source

Annexes

Article connexe

Liens externes

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