Cathédrale de Todi

Cathédrale de Todi
La façade occidentale de la cathédrale.
La façade occidentale de la cathédrale.
Présentation
Nom local Concattedrale della Santissima Annunziata
Culte Catholicisme
Type Cathédrale
Début de la construction XIIe siècle
Fin des travaux XIIIe siècle
Autres campagnes de travaux fin XVIe siècle,
milieu du XIXe siècle
Style dominant Art roman
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de l'Ombrie Ombrie
Ville Todi
Coordonnées 42° 46′ 59″ nord, 12° 24′ 21″ est

La cathédrale de la Très-Sainte-Annonciation (Concattedrale della Santissima Annunziata en italien) est la cocathédrale du diocèse d'Orvieto-Todi, située à Todi, ville italienne de la région Ombrie. Du haut de ses escaliers, elle domine le côté nord de la Piazza del Popolo.

Historique

La cathédrale se dresse sur le site d'un édifice romain qui bordait le forum de Todi[1]. Sa date de construction reste incertaine, bien qu'on la situe généralement au XIe siècle, mais plus vraisemblablement au XIIe. L'incendie du palais épiscopal voisin en 1190, qui causa d'importants dégâts à l'église, entraîna également des reconstructions partielles dans les années qui suivirent. Le tremblement de terre de 1246 provoqua de nouveaux travaux pendant les deux décennies suivantes, notamment entre 1248 et 1269, travaux bien documentés. La façade, modifiée ultérieurement, date du XIIIe siècle.

La nomination d'Angelo Cesi (1530-1606) comme évêque de Todi, en 1566, marqua le début d'une série de transformations importantes de l'intérieur du bâtiment qui furent achevées entre 1594 et 1599.

L'église fut rénovée à partir de 1851 selon les plans de l'architecte romain Francesco Fontana, notamment dans le but de lui redonner son aspect « d'origine » : l'abside de la fin du XVIe siècle fut détruite et celle du Moyen Àge reconstruite, laissant apparaître la pierre.

Architecture

La façade occidentale

Le portail.

L'édifice possède une belle façade romane rectangulaire. Cette façade tripartite est rythmée par quatre grands pilastres, et elle est ornée de trois rosaces et trois portails.

Le compartiment central possède un grand portail surmonté d'un arc légèrement brisé aux claveaux polychromes et orné de rinceaux. Ce portail central est surmonté d'une immense rosace finement ciselée.

Les compartiments latéraux, quant à eux, possèdent chacun un portail et une rosace de taille plus modeste.

Le chevet

Le chevet roman.

Le chevet roman du XIIIe siècle ne le cède en rien à la façade occidentale. Il possède une abside semi-circulaire rythmée par de fines colonnes engagées, dont certaines sont ornées de torsades.

Ce chevet est divisé en deux registres étagés verticalement, couronné chacun d'arcatures supportées par des colonnettes et surmonté d'une corniche ornée de feuilles d'acanthe et de billettes, supportée par des modillons sculptés.

L'intérieur

L'intérieur.
Le Jugement dernier, par Ferraù Fenzoni.
L'orgue du transept droit.

La cathédrale est construite selon un plan en croix latine. La nef principale et les bas-côtés sont couverts de poutres en bois, tandis que le transept possède des voûtes d'arêtes. À l'entrée de la nef sud se trouve la cuve baptismale, réalisée par Piero di Moricone de Lugano en 1507.

Les stalles en bois du chœur sont l'œuvre d'Antonio Bencivenga et de son fils Sebastiano entre 1521 et 1530.

Dans l'abside se trouve un crucifix peint sur un panneau, datant du milieu du XIIIe siècle, tandis qu'au nord de l'espace du chœur se trouve la chapelle Cesi, établie par l'évêque Angelo Cesi ; la voûte est ornée de fresques de 1599 réalisées par Ferraù Fenzoni, connu également sous le nom de Il Faenzone, qui a également créé la peinture sur l'autel de la chapelle.

Également de lui, sur la contre-façade, une grande fresque représentant le Jugement dernier (1596). De nombreux épisodes et figures, y compris celle du Christ assis, bien que plus condensés dans cet espace, sont dérivés de la fresque de Michel-Ange à la chapelle Sixtine.

Au transept droit est placé un orgue à tuyaux construit dans les années 1960 par les facteurs d'orgues Pinchi de Trevi, qui réutilise une partie du matériel sonore d'un instrument précédent, conçu par Angelo Morettini et datant de 1841. L'orgue actuel, électrique, possède deux claviers de 61 notes et un pédalier concave-radial de 32 notes. Il est composé de deux corps sonores : au sol, les tuyaux du grand orgue (premier clavier) et du pédalier ; au-dessus, dans le buffet baroque de l'orgue Morettini, les tuyaux de l'espressivo (deuxième clavier).

Dans la crypte se trouvent trois sculptures précédemment sur la façade ouest, attribuées à Giovanni Pisano et à Il Rubeus.

Notes et références

  1. L'Ombrie, nouveau guide, Loretta Santini, éditions Plurigraf, Narni - Terni, 1987, p.59

Voir aussi

Bibliographie

  • Adriano Prandi, Ombrie romane, Zodiaque, Abbaye Sainte-Marie de la Pierre-Qui-Vire, Saint-Léger-Vauban, 1980, 326p., p. 269-283.

Article connexe

Liens externes

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