Cavalerie Bourguignonne (Chant)

Cavalerie bourguignonne (vers 1470)

Cavalerie bourguignonne est une composition récente. L’auteur des paroles pourrait faire référence aux cavaliers bourguignons au soir de la bataille de Montenaken, le [1],[2], où ils jouèrent un rôle déterminant.

Contexte historique

La guerre du Bien public entre Louis XI et plusieurs membres de la haute noblesse débute en . En conséquence, l'État bourguignon se retrouve en guerre avec la France. Louis, soucieux de trouver des alliés, entre en pourparlers avec la ville de Liège, qui avait des griefs historiques contre la Bourgogne, menant à un traité militaire en . Les Liégeois n'étaient pas satisfaits de la gouvernance du Prince-évêque Louis de Bourbon qui avait été mis en place par le duc de Bourgogne Philippe le Bon en accord avec le pape Calixte III sur le trône de Saint-Lambert en 1456 contre l'avis du chapitre de la cathédrale.

Alors que la majeure partie de l'armée bourguignonne, est engagée en France, les Liégeois déclarent la guerre à la Bourgogne le [3]. Malgré tout, le duc de Bourgogne Philippe le Bon parvient à rassembler rapidement une force, en majorité composée de Brabançons, pour défendre ses territoires contre l'attaque liégeoise. Ce détachement est placé sous le commandement du fils de Philippe le Bon, le futur Charles le Téméraire, alors comte de Charolais.

Les Liégeois, pourtant en surnombre, sont mis en déroute par les bourguignons dans le petit village de Montenaken, le [4]. Cette victoire fut permise par la ténacité des cavaliers bourguignons qui réitérèrent plusieurs fois leur charge, contre les lignes liégeoises qu'ils parviennent à briser.

Le chant

Le chant aborde la fidélité et la confiance des cavaliers dans leur chef Charles le téméraire mais aussi leurs craintes sur l'avenir de la campagne militaire qui se déroule dans l'actuelle Belgique. Chant manifestement destiné à donner du courage avant de futurs combats. Les archaïsmes dans les paroles peuvent induire en erreur sur les origines du chant.

Origine

Le chant apparaît pour la première fois en 1975 quand il est publié dans le carnet de chants du GRECE (Groupe de Recherche et d’Etudes pour la Civilisation Européenne), (Chants de marche et de veillée, sans date ni éditeur, page 19). Il est enregistré pour la première fois en 1991 sur une cassette-audio par Europe-Jeunesse, le mouvement de jeunes du GRECE (Les oies sauvages, EJ911, 1991).

Texte

1. Fors devant Dieu, oncques ne courbe le cap, tralalalalalala,
Moult horions au roi de France donnerons, tralalalalalala, tralalalalalala.
2. Nostre Seigneur, le duc Karl le Hardi, tralalalalalala,
Nous mènera de par les Thiexes pays, tralalalalalala, tralalalalalala.
3. Chez les Flamincs, boirons la bière et le vin, tralalalalalala,
Comme le pain blanc sont damoiselles de Brabant, tralalalalalala, tralalalalalala.
4. Demain nos corps, par l'estoc seront percés, tralalalalalala,
Buvons encore ce soir à la nostre santé, tralalalalalala, tralalalalalala.
5. Enterrez-nous, dans la terre de nos aïeux, tralalalalalala,
Fiers chevaliers lorsque notre heure aura sonné, tralalalalalala.

Voir aussi

Notes et références

  1. ↑ admin, « Cavalerie Bourguignonne », sur Chœur Montjoie Saint Denis, (consulté le )
  2. ↑ Gérard Landry et Georges de Verrewaere, Histoire secrète de la Flandre et de l'Artois, A. Michel, (ISBN 978-2-226-01405-4, lire en ligne)
  3. ↑ (en) Richard Vaughan, Philip the Good : the apogee of Burgundy, Woodbridge, Suffolk, Boydell & Brewer, (1re éd. 1970), 456 p. (ISBN 0-85115-917-6, présentation en ligne), p. 391-3.
  4. ↑ (en) Robert Smith et Kelly DeVries, The Artillery of the Dukes of Burgundy 1363 - 1477, Woodbridge, Suffolk, Boydell & Brewer, , 377 p. (ISBN 1-84383-162-7), p. 150-1.
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