Censure d'internet au Tchad
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Cette page énumère les différentes censures d'internet au Tchad par l'État. Elles consiste en un blocage des principaux réseaux sociaux et sites d'information, ou de coupures partielles ou totale d'internet au Tchad.
Censure en 2016
En 2016, la censure consiste à une coupure totale de l’accès à internet au lendemain de la réélection d’Idriss Déby Itno par décision gouvernementale. Les autorités évoquent des raisons de sécurité[1].
Dans une résolution du , l'Onu condamne cette privation d'accès à internet et invite les pays à une abstention de ce type de mesure[2].
La coupure totale d’internet dure pendant plusieurs semaines et celles des réseaux sociaux 8 mois[1].
Censure en 2018
Cette censure se déroule les et par décision gouvernementale[1],[3].
Celle de janvier consiste à une coupure totale de l’accès à internet et fait suite à l’annonce des manifestations prévues par des organisations de la société civile (OSC)[3]; Ces manifestations portent sur la protestation contre la hausse du prix du carburant, la cherté de vie, la coupure des indemnités[3]. Celle de mars consiste à un filtrage des réseaux sociaux Facebook et Whatsapp et fait suite à des tensions sur les réseaux sociaux pour la révision de l’organisation politique et administrative du Tchad[1].
Cette sanction empêche les organisations de la société civile et manifestants de communiquer. La ville est sous tension et les écoles restent fermées[3].
Reporters sans frontières (RSF) demande aux autorités tchadiennes de mettre fin à cette nouvelle censure en ligne[1].
En 2018, la coupure dure un jour[1].
Censure en 2020
Cette censure se déroule en par décision gouvernementale pour limiter la diffusion de messages d’incitation à la haine et de division[4].
Blocage de site d'informations en 2023
Le gouvernement prend des décisions de bloquer temporairement l’accès a certains sites d'informations sur internet[5],[6].
Panne de 2024
Le , le Tchad rencontre une panne d’Internet; il ne s'agit pas d'une sanction[7],[8].
Des pertes économiques sont de l'ordre de plusieurs millions de dollars[9],[10].
Internet Society, au-delà de la panne involontaire, remet en cause l'architecture du réseau pratiqué au Tchad[8].
Le gouvernement tchadien met une pression aux opérateurs de télécommunications pour le rétablissement[7].
En 2024, elle dure trois heures[7].
Notes et références
- « Nouvelle coupure des réseaux sociaux au Tchad | RSF », sur rsf.org, (consulté le )
- ↑ « Le Tchad, champion d'Afrique des coupures d'internet – DW – 13/03/2021 », sur dw.com (consulté le )
- « Internet coupé au Tchad avant une journée de manifestation », BBC News Afrique, (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ « Tchad. Les coupures d’Internet, une entrave à la liberté d’expression », sur Amnesty International, (consulté le )
- ↑ « RSF s’inquiète de la tendance des blocages d’Internet compromettant le travail des journalistes en Afrique subsaharienne | RSF », sur rsf.org, (consulté le )
- ↑ Hommes d'Afrique Magazine, « Communication : le Tchad censure internet pour des « messages de haine » », sur Magazine Hommes d'Afrique, (consulté le )
- Agence Ecofin, « Coupeurs internet au Tchad : les opérateurs télécoms dans le viseur du gouvernement », sur Agence Ecofin (consulté le )
- Ryan Polk, « Une nouvelle panne illustre les défis auxquels est confrontée l’infrastructure Internet du Tchad », sur Internet Society Pulse, (consulté le )
- ↑ La rédaction, « Coupure d’Internet au Tchad en 2024 : les pertes économiques estimées à 3,8 millions USD en 2024 selon Top10Vpn », sur Tchadinfos, (consulté le )
- ↑ Vicky BAGAL, « Coupure d’internet : le Tchad et la Guinée Equatoriale perdent près de 3 milliards de Fcfa en 2024 (rapport) »
, sur EcoMatin, (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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