Centre audiovisuel Simone-de-Beauvoir

| Fondation |
1982 |
|---|
| Type | |
|---|---|
| Domaine d'activité |
Féminisme, archives audiovisuelles, cinéma |
| Pays |
| Fondateur | Delphine Seyrig Carole Roussopoulos Ioana Wieder |
|---|---|
| Site web |
Le Centre audiovisuel Simone-de-Beauvoir, fondé en à Paris par Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig et Ioana Wieder, est une association dont le but est de réunir, produire et diffuser des documents audiovisuels sur les droits, luttes et création de l'art des femmes et des personnes LGBTQ+.
Structure et financement
Pour son démarrage, le centre bénéficie de plusieurs financements de la part des ministères des Droits de la Femme, de la Culture et de la Solidarité[1], ainsi que du Fonds d'intervention culturelle.
Ces financements permettent d'acquérir le matériel nécessaire aux tournages et au transfert des bandes, d'installer des postes de visionnage et d'assurer le fonctionnement du Centre[1].
Historique
Première période : 1982-1993
Ouverture du centre en 1982
En , l’association Les Muses s’amusent (créée en 1974), composée notamment de Delphine Seyrig, Ioana Wieder et Carole Roussopoulos[2], s’allie à l'association La Griffonne pour créer un projet de « Centre féministe de consultation et de production audiovisuelles »[3]. Il est soutenu par Simone Iff, présidente du Mouvement français pour le planning familial (MFPF) et cofondatrice du Mouvement pour la liberté de l'avortement et de la contraception (MLAC), conseillère technique au cabinet d’Yvette Roudy, alors Ministre déléguée aux Droits de la femme[4]. Les responsables du projet obtiennent l’accord de Simone de Beauvoir pour que le centre porte son nom[3],[5],[6].
Le , le centre est déclaré à la préfecture[réf. nécessaire]. Son objet est : « Création d'un centre audiovisuel féministe d'archivage et de production ; le centre sera dénommé « Centre Simone de Beauvoir "lem" » ; il fera connaître la création des femmes par des expositions, semaines culturelles, édition de documents, projections, colloques et toute autres manifestations publiques et privées : il entreprendra des recherches sur l'histoire des femmes à partir de documents audiovisuels, produira et distribuera de nouvelles réalisations audiovisuelles »[3]. L’ouverture du centre a lieu en avec uniquement les membres de Les Muses s’amusent, la Griffonne s’étant retiré du projet entre-temps[3].
Nicole Fernandez Ferrer, devenant déléguée générale à la réouverture du Centre en 2003, fait également partie de l'équipe en 1982[7],[8].
Activités du centre de 1983 à 1993
Le , le Centre emménage dans les locaux du cinéma l’Entrepôt, rue Francis de Pressensé, cinéma appartenant à Frédéric Mitterrand[9].
Le , le centre organise une journée consacrée au collectif Vidéo Femmes du Québec, avec des projections de vidéos de Lise Bonenfant, Helen Doyle, Nicole Giguère, Johanne Fournier, etc. En , en collaboration avec le Goethe Institut, le centre propose une rétrospective de l'œuvre de la cinéaste allemande Ulrike Ottinger. Les films sont projetés à l'Olympic Entrepôt.
Fermeture du centre en 1993
Le centre ferme ses portes à la fin de l’année 1993 à cause de difficultés financières. Les films du fonds sont alors envoyés au CNC, où ils sont stockés jusqu’à la réouverture du centre en 2003[7].
Réouverture du centre en 2003
Nicole Fernandez Ferrer devient déléguée générale du Centre à sa réouverture[8],[10], et, depuis 2023, Barbara Alves Rangel en est l’actuelle déléguée générale, tandis que Peggy Préau, responsable des archives et de la distribution depuis 2020, assure la gestion et la valorisation du fonds audiovisuel[11].
Activités du centre depuis 2003
En 2004 est organisé le premier colloque sur les archives audiovisuelles du féminisme, en partenariat avec Archives du féminisme et la BNF[12],[13].
En 2015, le centre participe avec des associations d'éducation prioritaire à un projet intitulé "Pour qu'activités de loisirs riment avec égalité"[14],[15],[16].
Missions
Lycéens & apprentis au cinéma
Le dispositif « Lycéens & apprentis au cinéma » est mené en partenariat avec l’ACRIF. Il permet aux lycéens et apprentis de découvrir des œuvres cinématographiques en salle, de rencontrer des professionnels du secteur et d’aborder le cinéma à travers une lecture féministe et critique des représentations[17].
Prison
Le programme Prison engage des ateliers d’éducation à l’image au sein des établissements pénitentiaires. Ces actions visent à favoriser la réflexion critique sur les représentations, à encourager l’expression individuelle et à renforcer l’accès à la culture audiovisuelle pour les personnes détenues[18],[19],[20].
Expositions
- Württembergischer Kunstverein Stuttgart — « Defiant Muses »[21]
- Museo Reina Sofía — « Defiant Muses »[22]
- Musée LaM — « Les Muses insoumises »[23]
- Cité internationale des arts Paris — « Défricheuses féminismes caméra au poing et archive en bandoulière »[24]
- Filmoteca de Catalunya — « Précurseures féminismes caméra en main et archives à l’épaule »[25]
Bibliographie
- Rosanna Maule, Sustainable Resilience in Women’s Film and Video Organizations
Ressources en ligne
- [Sois belle et tais-toi ! sur Gallica (BnF)](https://gallica.bnf.fr/accueil/fr/html/sois-belle-et-tais-toi-la-parole-aux-actrices)
- [Restaurer Sois belle et tais-toi ! sur Gallica (BnF)](https://gallica.bnf.fr/accueil/fr/html/restaurer-sois-belle-et-tais-toi)
- [Catalogue de l’exposition « Musas insumisas » (PDF) — Museo Reina Sofía](https://www.museoreinasofia.es/sites/default/files/musas_esp-catalogo.pdf)
Notes et références
- Denise Labarthe, « Au centre Simone de Beauvoir, des photos, des films, des cassettes sur les femmes. », Femme Pratique, , p. 36-37.
- ↑ Hélène Fleckinger, Caméra militante : Luttes de libération des années 1970, Suisse, MetisPresses, , 131 p. (ISBN 978-2-940406-25-8), « Une caméra à soi », p. 44-45
- « Notre histoire », sur Centre Simone de Beauvoir (consulté le )
- ↑ Sylvie Dreyfus-Alphandery, « Le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir, une histoire qui commence », Revue de la Bibliothèque Nationale de France, , p. 95 (ISBN 2-7177-2276-9, lire en ligne)
- ↑ « Le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir à Paris », sur Images de la culture (CNC) (consulté le )
- ↑ « Le fonds du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir : constitution et transmission d’un matrimoine audiovisuel », sur Gedi Hypothèses (consulté le )
- Doucha Belgrave, « le regain du centre audiovisuel simone de beauvoir », images de la culture, CNC, no 20 « femmes en mouvements », , p. 8 (ISSN 1262-3415)
- « Nicole Fernandez Ferrer - », sur le7egenre.fr (consulté le )
- ↑ Archive INA, « "1981, Frédéric Mitterand exploitant de cinéma et jeune cinéaste" », sur INA, (consulté le )
- ↑ « Images de la culture : Le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir à Paris Delphine et Carole, insoumuses - tous les articles en ligne », sur imagesdelaculture.cnc.fr (consulté le )
- ↑ « Équipe – Centre audiovisuel Simone de Beauvoir », sur centre-simone-de-beauvoir.com (consulté le )
- ↑ « La commission audiovisuel | Archives du Féminisme », sur www.archivesdufeminisme.fr (consulté le )
- ↑ « Les femmes du XXe siècle dans les collections audiovisuelles », sur chroniques.bnf.fr (consulté le )
- ↑ « Rapport d'activité 2015 de Direction départementale de la Cohésion Sociale de Paris »
[PDF] (consulté le )
- ↑ « Centre audiovisuel Simone de Beauvoir — structure partenaire », sur Cinémathèque du documentaire (consulté le )
- ↑ « Agrément national au titre des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public — Centre audiovisuel Simone de Beauvoir », sur Ministère de l’Éducation nationale (consulté le )
- ↑ « Bilan du dispositif Lycéens et apprentis au cinéma 2023-2024 », sur CNC (consulté le )
- ↑ « Image à voir, image à faire – guide de l’image animée en milieu pénitentiaire » [PDF], sur CNC (consulté le ), p. 108,188
- ↑ « Les enjeux d’une diffusion hors salle et non commerciale », sur Prologue – ALCA Nouvelle-Aquitaine, (consulté le )
- ↑ (en) « Centre Simone de Beauvoir (FR) – Wom@rts partners », sur Wom@rts (consulté le )
- ↑ (en) « Defiant Muses – Württembergischer Kunstverein Stuttgart », sur WKV Stuttgart (consulté le )
- ↑ (en) « Defiant Muses – Museo Reina Sofía », sur Museo Reina Sofía (consulté le )
- ↑ « Les Muses insoumises – Musée LaM », sur Musée LaM (consulté le )
- ↑ « Défricheuses féminismes caméra au poing et archive en bandoulière », sur Cité internationale des arts (consulté le )
- ↑ (ca) « Précurseures féminismes caméra en main et archives à l’épaule – Filmoteca de Catalunya », sur Filmoteca de Catalunya (consulté le )
Voir aussi
Liens externes
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