Centre de détention de Mauzac

Centre de détention de Mauzac
Image de l'établissement
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région Drapeau de Nouvelle-Aquitaine Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Localité Mauzac-et-Grand-Castang
Coordonnées 44° 51′ 01″ nord, 0° 47′ 26″ est
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Centre de détention de Mauzac
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Centre de détention de Mauzac
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Centre de détention de Mauzac
Architecture et patrimoine
Construction
Propriétaire Drapeau de la France État français
Installations
Type Centre de détention
Capacité 332 places
Fonctionnement
Date d'ouverture
Opérateur(s) Drapeau de la France Direction générale de l'Administration pénitentiaire
Statut actuel En fonctionnement (d)

Le centre de détention de Mauzac est un centre de détention français du département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie

Le centre de détention de Mauzac est situé en Périgord sur la commune de Mauzac-et-Grand-Castang dans la vallée de la Dordogne, près du canal de Lalinde, à une vingtaine de kilomètres à l’est de Bergerac.

Description

Ce centre peut accueillir jusqu'à 332 détenus en 2018[1], c'est aussi le principal employeur de la commune.

L'extension de la prison originelle, construite quant à elle en 1985 puis mise en service en 1986 avec l'appui de Robert Badinter, garde des Sceaux de l'époque, est réservée quasi exclusivement aux délinquants sexuels. Ce centre de détention semi-ouvert est particulier puisqu'il répartit les détenus (condamnés à des peines de deux à cinq ans) entre 21 pavillons, chacun composé « d'unités de vie » regroupant cuisine, douches, salles communes, ainsi que 12 cellules individuelles, dont chaque détenu a, en journée, la clef, le maître-mot étant ici la confiance réciproque. De telles libertés laissées aux détenus en font un centre atypique, l'un des deux seuls en France, avec celui de Casabianda en Corse qui est similaire[1],[2].

Ce centre est plus globalement orienté vers la réinsertion. Avec une architecture délibérément conçue comme un « petit village » avec ses pavillons, sa place centrale et divers équipements socioculturels. L'ensemble est orienté vers le développement d’une vie sociale à l’intérieur et une ouverture sur l’environnement extérieur puisqu'il est implanté au cœur d’un village et de sa population. Il n'y a pas de murs d'enceinte mais des grillages, autorisant non seulement la vue sur les prairies et la route avoisinantes pour les détenus mais aussi, sur la vie du lieu pour les villageois de Mauzac[3],[4].

Histoire

Construit en 1939 pour servir de poudrière, il est transformé en prison militaire le [5], puis en camp d'internement lors de la Seconde Guerre mondiale[6].

En , dix agents secrets britanniques et le député français Jean Pierre-Bloch détenus dans ce camp s'échappent en compagnie d'un gardien[7].

En 1945, à la Libération, le camp sud a été transformé en centre pénitentiaire des cours de justice de la Libération, puis d’ à , en prison pour femmes. Magda Fontanges, actrice et journaliste, qui fut espionne pour le compte de l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, y fut internée de 1948 à 1951[8],[9].

Notes et références

  1. Mauzac - Etablissement pénitentiaire - centre de détention, site du ministère de la Justice, consulté le .
  2. ↑ [vidéo] « Au cœur de la prison de Mauzac, réservée aux agresseurs », Immersion ▸ reportages et documentaires, , 27:40 min (consulté le ).
  3. ↑ « VIDEO. Immersion au sein du centre de détention semi-ouvert de Mauzac en Dordogne » Accès libre, sur France 3 Nouvelle-Aquitaine, (consulté le )
  4. ↑ « À Mauzac, « la vie en détention est très différente ». Reportage en prison sur Public Sénat », sur Ouest France, (consulté le ).
  5. ↑ Camp de Mauzac durant la Seconde Guerre mondiale (WWII), Anonymes, Justes et Persécutés durant la période Nazie dans les communes de France (AJPN), consulté le 13 novembre 2019.
  6. ↑ La prison de Mauzac, Crimino corpus, consulté le 13 novembre 2019.
  7. ↑ Thomas Jonckeau, « La rocambolesque évasion d'agents secrets anglais et d'un député résistant de la prison », Sud Ouest édition Dordogne, , p. 12.
  8. ↑ Magda Fontanges, « Mata Hari de pacotille » écrouée à Mauzac de 1948 à 1951, Histoire pénitentiaire et Justice militaire.
  9. ↑ « Du chantier de la poudrerie à la prison expérimentale », Sud Ouest, 23 juin 2011.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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