Centre de mise à mort de Brandebourg
Le centre de mise à mort de Brandebourg (allemand : NS-Tötungsanstalt Brandenburg), officiellement appelé Institut de bien-être public de Brandebourg-sur-la-Havel (Landes-Pflegeanstalt Brandenburg a. H.) est un centre de mise à mort dans le cadre du programme nazi d'« euthanasie involontaire », surnommé Aktion T4. Il fonctionne à partir de 1939.



Présentation
Le centre de mise à mort est situé à Brandebourg-sur-la-Havel, à l'ancienne prison de la Neuendorfer Straße 90c[1]. Le camp de concentration de Brandebourg était sis dans ces bâtiments d' à .
Un camp de concentration, l'un des premiers établis en Allemagne, se trouvait sur Neuendorfer Straße dans la vieille ville de Brandeburg. Après avoir fermé le camp de concentration à l'intérieur de la ville, les nazis utilisent la prison de Brandebourg, située à Görden, en banlieue de Brandebourg. Par la suite, l'ancienne prison est convertie en centre de mise à mort où les nazis assassinent des personnes atteintes de problèmes mentaux, y compris des enfants. Les exécuteurs surnomment cette opération « Aktion T4 » à cause de l'adresse à Berlin, Tiergartenstraße 4, du siège de cette mécanique planifiée et structurée de prétendue « euthanasie ». Brandebourg-sur-la-Havel fait partie des premières localités du Troisième Reich où les nazis mènent des expérimentations pour tuer leurs victimes par gazage. Ces procédures préfigurent les assassinats de masse commis à Auschwitz et dans d'autres centres d'extermination nazis. Les habitants de Brandebourg ayant protesté contre les fumées du centre d'exécution, les systèmes mobiles de fours crématoires servant à incinérer les cadavres sont mis à l'arrêt. Peu après, les nazis ferment l'ancienne prison.
C'est dans ce centre que Christian Wirth mène ses expérimentations pour développer les chambres à gaz afin d'asphyxier les personnes avec handicap mental ou physique. Les assassinats par exposition au monoxyde de carbone y commencent à partir de , alors que le centre est dirigé par Irmfried Eberl. Les victimes sont convoyées vers le centre sous des prétextes fallacieux, comme la promesse d'un transfert vers un hôpital psychiatrique[2].
Nombre de victimes
D'après un tableau compilé en 1942 et découvert en 1945, appelé « statistiques de Hartheim », 9 772 personnes ont péri dans les chambres à gaz au centre de mise à mort de Brandebourg en 1940[3].
| 1940 | Février | Mars | Avril | Mai | Juin | Juillet | Août | Sept | Oct | Total |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 105 | 495 | 477 | 974 | 1,431 | 1,529 | 1,419 | 1,382 | 1,177 | 9,972 |
Ces statistiques ne reflètent que la première phase des mises à mort, dans le cadre de l'Aktion T4, qui a été menée sur un ordre de Hitler daté du .
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Brandenburg Euthanasia Centre » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Klee, Euthanasie, p.126. The building is not identical with Prison de Brandebourg or the Görden State Institute.
- ↑ Henry Friedlander (en) (1995). The Origins of Nazi Genocide: From Euthanasia to the Final Solution, Chapel Hill: University of North Carolina Press, p. 96; (ISBN 0-8078-2208-6)
- ↑ : Ernst Klee (ed.): Dokumente zur "Euthanasie". Fischer Taschenbuch Verlag Nr. 4327, Frankfurt am Main 1985, (ISBN 3-596-24327-0), Doc. 87, p. 232 / Henry Friedlander: Der Weg zum NS-Genozid. Von der Euthanasie zur Endlösung. Berlin 1997, (ISBN 3-8270-0265-6), p. 190, also gives a figure of 9,772.
Annexes
Articles connexes
Documentation
- Ernst Klee: Euthanasie" im NS-Staat. Die "Vernichtung lebensunwerten Lebens. Fi-TB 4326, Frankfurt/M. 1985, (ISBN 3-596-24326-2) (Probevergasung, Hungerkost)
- Ernst Klee (ed.): Dokumente zur "Euthanasie". Fi-TB 4327, Frankfurt/M. 1985, (ISBN 3-596-24327-0)
Liens externes
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