Centre de santé mentale angevin
| Centre de santé mentale angevin | |
Ancien hôpital | |
| Présentation | |
|---|---|
| Pays | |
| Ville | Sainte-Gemmes-sur-Loire |
| Adresse | 27 Route de Bouchemaine[1] |
| Fondation | 27 avril 1846 |
| Site web | https://www.ch-cesame-angers.fr/ |
| Organisation | |
| Type | Établissement public de santé mentale |
| Affiliation | Groupement hospitalier de territoire de Maine-et-Loire |
| Services | |
| Nombre de lits | 299 |
| Direction | Benoit Foucher (Directeur) |
| Collaborateurs | 1 413 |
| Spécialité(s) | Psychiatrie |
Le Centre de santé mentale angevin, souvent appelé CESAME est un établissement public de santé mentale situé à Sainte-Gemmes-sur-Loire, dans le département du Maine-et-Loire, en région des Pays de la Loire. Créé en 1842, l'établissement est spécialisé en psychiatrie.
Histoire
Le CESAME a été créé en 1842 en qualité d'asile départemental, pour répondre aux obligations imposées par la loi du 30 juin 1838. Il est implanté sur le domaine seigneurial de Sainte-Gemmes, racheté la même année par le Conseil général de Maine-et-Loire pour l'installation de l'asile. A son ouverture en 1844, il est doté de 29 lits au sein des bâtiments déjà existants. Sa capacité d'accueil grandit rapidement avec la construction de nouveaux bâtiments, et ce jusqu'à la fin du XIXe siècle pour culminer à 1200 internés au début du XXe siècle[2].
Jusqu'en 1978, la prise en charge est basée sur la séparation stricte hommes-femmes, avec un "quartier des hommes" et un "quartier des femmes". La séparation est encore visible dans la chapelle construite dans les années 1850. En 1919 l'asile départemental est renommé "Maison de santé départementale", puis en 1937 devient "Hôpital psychiatrique pour l’assistance aux malades mentaux", en 1962 "Centre Psychothérapique Départemental" et enfin devient le Centre de Santé Mentale Angevin (CESAME) en 1993[3].
Organisation
Le CESAME prend en charge la population du Maine-et-Loire, à l'exception des arrondissements de Cholet et de Saumur[4].
Il est organisé en 5 secteurs de psychiatrie adulte (dénommés de Loire 1 à 3 et Maine A et B) et 2 secteurs de psychiatrie infanto-juvénile (pédopsychiatre Ouest et Est).
Le CESAME est habilité à recevoir des patients en soins psychiatriques libres et en soins sans consentement. Il travaille en coopération avec les autres établissements hospitaliers du Maine-et-Loire au travers d'un Groupement Hospitalier de Territoire[5], plus spécifiquement avec les centres hospitaliers de Saumur et Cholet ainsi que le Centre hospitalier universitaire d'Angers, où sont situées les urgences psychiatriques de référence. Il dispose d'une unité d'accueil, d'évaluation et d'orientation[6] chargée de l'évaluation initiale en ambulatoire de toute personne non suivie par le CESAME ainsi que d'assurer la continuité des prises en charge ambulatoires du CESAME hors des heures d'ouvertures des structures de soins de ville.
De 1998 à , le CESAME détachait auprès du CHU d'Angers du personnel infirmier pour l'évaluation et l'orientation des patients se présentant aux urgences psychiatriques sous la forme d'une unité paramédicale d'accueil psychiatrique (UPAP). En 2022, la restructuration des urgences du CHU d'Angers affecte également l'UPAP avec l'ajout d'une ligne de garde complète assurée par les psychiatres du CHU sous la responsabilité du Pr Bénédicte Gohier (cheffe du service de psychiatrie du CHU)[7] réduisant la présence médicale du CESAME, créant une rupture entre les équipes du CHU et l'équipe détachée du CESAME. En , le CHU dénonce la convention hospitalo-universitaire qu'il a conclu avec le CESAME sur la filière urgence, annonçant la restructuration de la gestion des avis psychiatriques d'urgence[8]. Le CESAME assure dès lors la continuité hors journée des soins psychiatriques pour les patients des urgences de Saumur et Cholet en semaine de 18h à 22h.
L'offre de soins s'articule sur l'axe ambulatoire, notamment à travers des Centres Médicaux-Psychologiques (CMP), des dispositifs d'hospitalisation à domicile (HAD), des soins psychiatriques intensifs à domicile (SIPAD), des hôpitaux de jour, et des CATTP. Il existe également un axe hospitalier, à travers des hospitalisations de courte durée à l'UPAO, des hospitalisations conventionnelles sur le secteur et des hospitalisations séquentielles.
Références
- ↑ « CESAME - Centre de Santé Mentale Angevin », sur www.ch-cesame-angers.fr (consulté le )
- ↑ « De l'asile à l'hôpital - Cartes Postales anciennes - Camp de César », sur www.campdecesar.org (consulté le )
- ↑ Vincent Guérin, (thèse histoire) "Ne plus être un monde à part" la transformation d'un hôpital psychiatrique : Sainte-Gemmes-sur-Loire (1910-1977), Angers, (lire en ligne)
- ↑ « CESAME - Centre de Santé Mentale Angevin - La sectorisation », sur https://www.ch-cesame-angers.fr (consulté le )
- ↑ « CHU d'Angers - GHT 49 - Groupement hospitalier de territoire de Maine-et-Loire »
, sur Centre hospitalier universitaire d'Angers (consulté le )
- ↑ « UPAO - Unité Psychiatrique d'Accueil et d'Orientation »
, sur Centre de santé mentale angevin (consulté le )
- ↑ « Fiche de présentation du Pr Bénédicte Gohier »
, sur Centre hospitalier universitaire d'Angers (consulté le )
- ↑ « Lancement des travaux sur la psychiatrie en Maine-et-Loire : une réponse concertée aux défis actuels », sur Agence régionale de santé des Pays de la Loire, (consulté le )
Liens externes
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