Château de Besne
Le château de Besne se dresse sur la commune de Saint-Péreuse dans le département de la Nièvre en région Bourgogne-Franche-Comté.
| Château de Besne | |
Vue du château de Besne depuis le colombier | |
| Période ou style | Médiéval |
|---|---|
| Type | Château |
| Début construction | XVe siècle |
| Fin construction | XIXe siècle |
| Propriétaire initial | Guillaume de Grandrye |
| Destination initiale | Résidence seigneuriale |
| Propriétaire actuel | Élie Tassin de Saint Péreuse |
| Destination actuelle | Habitation privée - Visites possibles Juillet et Août |
| Protection | |
| Coordonnées | 47° 03′ 55″ nord, 3° 48′ 32″ est[2] |
| Pays | |
| Anciennes provinces de France | Nivernais |
| Région | Bourgogne-Franche-Comté |
| Département | Nièvre |
| Commune | Saint-Péreuse |
| Site web | https://www.chateau-de-besne.com/ |
Ce château du XVe siècle a été construit après la destruction du château féodal lors des affrontements entre Charles de Téméraire et Louis XI (probablement entre 1474 et 1475). Ce château féodal se situait à l'ouest du château actuel, près de l'église du village. De ce premier château il ne reste que deux pans de murs.
Au titre des monuments historiques, les façades, les toitures et les caves voûtées font l'objet d'une inscription par arrêté du ; les communs (écurie et vacherie), la maison du gardien, le chenil, le colombier, en totalité ainsi que le mur situé dans la cour avec sa tourelle, le puits, le portail et la grille, le jardin et les murs de clôture font l'objet d'une inscription par arrêté du [1].
Situation
Le château de Besne est situé dans le département de la Nièvre, au lieu-dit Vignes de Besne, sur la commune de Saint-Péreuse, sur une colline dominant un vaste panorama du Bazois, à 15 kilomètres de Château-Chinon sur la RD 11.
Histoire
Le château de Besne a été construit à l'emplacement d'une construction existante dont il ne reste que les caves datées probablement du XIIIe siècle. Ces caves ne représentent qu'environ un tiers de la surface au sol du château actuel.
Au XVe siècle, Guillaume de Grandrye, écuyer, reçoit une partie de la baronnie de Saint-Péreuse, dont la terre de Besne où il fait construire le château du même nom.
Seigneurs
- 1402[3] - le fief de Besne était uni à la baronnie de Saint-Péreuse qui appartenait, en 1402, à Jehan et Odot de Monta(i)gu[3], seigneurs de Couches.
- 1468[3] - Huguenin de Grandrye, chevalier, seigneur du lieu, en fait foi et hommage en 1468[3], puis la laisse à Guillaume Ier de Grandrye, son fils[3], seigneur de La Montagne.
- 1520/1525 - Guillaume Ier de Grandrye, écuyer, seigneur du lieu de La Montagne et de Besne ; grenetier de Moulins-Engilbert ; dont Charles, qui suit, et Catherine de Grandrye, mariée à Guillaume des Jours, seigneur du Montceau, parents de deux enfants. Guillaume II de Grandrye, petit-fils de Guillaume Ier de Grandrye, hérite du fief et château de La Montagne.
- 1549 - Charles de Grandrye fils du précédent, devient propriétaire de La Montagne, et de Besne à la mort de son père. Il est ambassadeur auprès des Grisons, chevalier de l'Ordre du Roi, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, élu de la noblesse aux États généraux de 1560 à Orléans avec Guy Coquille. Décédé sans postérité il lègue ses biens à son épouse et à ses deux neveux ;
- 1571 ca - Jeanne Bolacre, veuve de Charles de Grandrye, Pierre de Grandrye et Guillaume II de Grandrye, seigneur de Grandchamp, chevaliers, gentilshommes de la chambre du roi, sieurs de Ruères, du Montceau, et du Crot-d'Achun, neveux du précédent firent partage en 1571[4],[5].
- 1581 - Guillaume II de Grandrye, seigneur de la Montagne, de Montjou, de Rangère, de La Chaume, époux de Marie Bataille en eut une fille, mariée à Jean de Chandon qui devant embrasser l'état ecclésiastique avait reçu l'Abbaye de Grand Champ dont il conserva le nom. Il adhéra à la Réforme et entra dans la carrière militaire. Il fut chambellan du duc d'Alençon, frère de Charles IX. Ambassadeur à Constantinople de 1566 à 1570, il retrouva à son retour en 1571 son château entièrement ruiné.
- 1620 ca - Elisabeth de Grandrye[3] apporte le château de Besne à son mari Paul de Damas, baron de La Clayette, qui le possédait encore en 1635[3] ;
- 1677 - Antoine de Damas, comte de La Clayette (†ca 1699), fils des précédents, fait hommage de Besne. Il meurt vers 1699, sans postérité de son mariage avec Françoise de Regnier de Guerchy.
- 1680[3] - Jacques de Mesgrigny, baron d'Aulnay, neveu des précédents (par sa mère née Régnier de Guerchy) hérite de Besne ;
- 1771[3] - dénombrement de Besne par Charles Le Peletier, comte d'Aunay (1750-1831), fils d'Aimée de Mesgrigny (1719-1761), petite-fille du précédent, mariée à Louis Le Peletier de Rosanbo (1718-1760). Charles Le Peletier d'Aunay (1750-1831) vend ses seigneuries de Saint-Péreuse, Cœurty et Besne ;
- 1794 - Pierre-François Tassin, seigneur de Saint-Péreuse, Besne et Cœurty, descendant de Jehan Tassin, un des défenseurs d'Orléans en 1429. Sa famille fut anoblie par Louis XVI et pu ajouter le nom de Saint Péreuse à son patronyme.
Possesseurs après la Révolution
- 1810 - Pierre Amédée Tassin de Saint Péreuse (1803-1857)
- 1857 - Eugène Tassin de Saint Péreuse (1832-1908)
- 1908 - Roger Tassin de Saint Péreuse (1870-1941)
- 1941 - Joseph Tassin de Saint Péreuse (1877-1951)
- 1951 - Pierre Tassin de Saint Péreuse (1910-1995), Compagnon de la Libération.
- 2017 - Élie Tassin de Saint Péreuse (1950)
Description
Le château de Besne comprend deux corps de logis construits en équerre et garde, avec ses quatre tours un aspect médiéval.
Le logis situé au nord, flanqué au levant d'une tour ronde avec canonnières et fentes de visées, est la partie la plus ancienne. Avec ses murs très épais percés par des baies hautes et étroites, il comprend une salle voûtée en berceau. Dans l'alignement de la façade, on voit en son centre une bretèche qui surplombait une porte qui ouvrait sur la cour intérieure. De ce côté, les ouvertures des baies sont à croisillons de pierre, les deux pièces du rez-de-chaussée, voûtées en berceau, comportent des plafonds à la française avec cheminées monumentales du XVe siècle. Le bâtiment fut allongé en direction du levant afin de placer un escalier desservant les étages. Le rez-de-chaussée comporte deux pièces à voûtes en berceau.
La tour de l'Horloge est en demi-hors œuvre du bâtiment.
Un bâtiment à deux corps, en retour d'équerre du logis initial, date de la fin du XVe siècle, l'un d'eux est flanqué de deux tours, percées de meurtrières. Un beau salon de style Restauration occupe le rez-de-chaussée de ce bâtiment, dont un couloir voûté relie ce bâtiment à l'autre bâtiment en retour d'équerre. Les façades de ses deux corps de bâtiment sont percées de fenêtres à croisillons surmontées d'arcs en accolade du côté cour.
L'étage de combles est garni de lucarnes.
Au sous-sol, les deux caves sont plus anciennes. Elles sont probablement du XIIIe siècle, restes d'un autre édifice. Un pilier central supporte les voûtes d'ogives dans chacune des caves.
Bibliographie
- Abbé Jacques-François Baudiau, Le Morvand, Nevers, 1865; 3e éd. Guénégaud, Paris, 1965, 3 vol., t.I, p. 399-406.
- Raymond Colas, Châteaux en Nivernais, 1976, pp. 135–137.
- Françoise Vignier, Le Guide des Châteaux de France, Nièvre, éd. Hermé, Berger-Levrault, 1981, pp. 83–84/102.
- La Camosine - Châteaux et Manoirs du Nivernais (Tome 2)
Notes et références
- « Château de Besne », notice no PA00113012, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Coordonnées trouvées sur Géoportail.
- Jacques-François Baudiau, Le Morvand, ou essai géographique, topographique et historique sur cette contrée, Fay, (lire en ligne), p. 312-313
- ↑ Baudiau, op.cit, p.595. - Jeanne Bolacre épousa Jean Lin, enseigne de la garde écossaise du roi avec lequel elle vivait encore en 1581.
- ↑ Archives du Château de la Montagne
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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