Château de Mirville

Château de Mirville
Présentation
Type
Patrimonialité
Localisation
Localisation
Coordonnées
49° 36′ 34″ N, 0° 26′ 39″ E
Carte

Le château de Mirville est une demeure du XVIe siècle qui se dresse sur le territoire de la commune française de Mirville, dans le département de la Seine-Maritime, en région Normandie.

Son histoire est liée à Charles de Coubertin puis Pierre de Coubertin.

Le château, propriété privée, est partiellement inscrit au titre des monuments historiques.

Localisation

Le château est situé dans un vallon, sur la commune de Mirville, dans le département français de la Seine-Maritime[1].

Historique

Le fief de Mirville relevant de Tancarville est attesté dès 1080. En 1105, Adam de Mirville, cobelligérant du conflit qui oppose Henri Beauclerc à Robert Courteheuse entreprend des travaux de fortification dont il subsiste une motte[2] dont les fouilles réalisées de 1979 à 1981, ont révélé huit niveaux distincts de bâtiments de bois, édifiés au XIe siècle autour de poteaux fichés en terre[2].

Une chapelle seigneuriale est construite au XIIIe siècle[3]. Un « ostel » est construit à proximité de la motte en 1431 par Jean Le Goupil, seigneur du Mesnil d'O. Rebâti au XVIe siècle il est à l'origine du château actuel[4]. Deux fours à brique sont alors aménagés dans la motte pour la construction du manoir[2].

Par la suite, le château a été successivement par mariage la possession de Jacques du Bouillonnay en 1592, puis en 1669, de Jacques II Eudes, seigneur de Catteville. Au XVIIIe siècle, son petit-fils, Alexandre Eudes verra l'érection de la terre de Mirville en marquisat[5].

Au XVIIe siècle la chapelle du château devient l'église paroissiale[2] en remplacement de l'église paroissiale d'origine[3].

En 1846, Charles de Coubertin épouse Marie Marcelle Gigault de Crisenoy, petite fille d'Alexandre Eudes de Catteville, marquis de Mirville. Cette dernière préfère vivre à Mirville qu'au château de Coubertin[6]. Leur fils Pierre y passe ses vacances, et, devenu adulte, continue de fréquenter le château jusqu'à la mort de ses parents en 1907 et 1908[6]. Il y rédige plusieurs textes et projets éducatifs, notamment concernant l'olympisme[6]. La pelouse du château aurait accueilli la première partie de lawn-tennis en France[6].

Coubertin réaménage le logis vers la fin du XIXe siècle[2]. Les nièces Coubertin vendent le château en 1936 ; pour Pierre, parti à Genève, c'est « un crève-cœur »[6].

En 1964, une plaque d'hommage à Pierre de Coubertin est apposée sur la façade apposée par Maurice Herzog, Secrétaire d'État à la jeunesse et aux sports[6].

Le , une flamme olympique fait étape au château de Mirville[6]. Une coquille dorée, fabriquée au château de Coubertin, et amenée à Mirville par des relayeurs, y est révélée ce jour-là[6].

Description

Protection

Les façades et toitures et l'escalier avec sa rampe à balustres en bois sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du [7].

Notes et références

  1. « Carte IGN classique » sur Géoportail.
  2. « Édifice fortifié, manoir, château », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le )
  3. « Église paroissiale Saint-Quentin », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le )
  4. Philippe Seydoux (photogr. Serge Chirol), La Normandie des châteaux et des manoirs, Strasbourg, Éditions du Chêne, coll. « Châteaux & Manoirs », , 232 p. (ISBN 978-2851087737), p. 223
  5. Seydoux 1987, p. 98.
  6. Geoffroy de Navacelle, « Pierre de Coubertin et la Normandie », Études Normandes, vol. 43, no 1,‎ , p. 17–26 (DOI 10.3406/etnor.1994.2117, lire en ligne, consulté le )
  7. « Château », notice no PA00100754, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Pour approfondir

Bibliographie

  • Philippe Seydoux, Châteaux du Pays de Caux et du Pays de Bray, Paris, Éditions de la Morande, , 2e éd., 128 p. (ISBN 2-902091-17-6), p. 98.

Articles connexes

Liens externes

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