Château de Quirieu
| Château de Quirieu | |
Maison forte de Quirieu | |
| Période ou style | Médiéval |
|---|---|
| Type | Château fort |
| Début construction | XIIe siècle |
| Fin construction | XVe siècle |
| Destination actuelle | Ruiné |
| Coordonnées | 45° 47′ 17″ nord, 5° 26′ 23″ est[1] |
| Pays | |
| Anciennes provinces de France | Dauphiné |
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Département | Isère |
| Commune | Bouvesse-Quirieu |
Le château de Quirieu est un ancien château fort du XIIe siècle remanié aux XIIIe et XVe siècles dont les vestiges se situent sur la commune de Bouvesse-Quirieu dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Situation
Le château ainsi que le bourg médiéval fortifié et une maison forte du XVe siècle sont situés dans le département français de l'Isère sur la commune de Bouvesse-Quirieu, sur une butte calcaire, dominant le Rhône, à 300 mètres d'altitude. Le site occupe la totalité de l'espace du plateau, d'une surface de 4 hectares[2].
Histoire
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Quirieu est attestée en 1141[3]. Une quarantaine d'année plus tard, le testament d'Albert II de La Tour du Pin, datant de 1190, mentionne comme témoin le châtelain Amblard de Quirieu[3]. Cela tendrait à prouver l'existence d'un château à Quirieu à cette période toutefois est-ce le château delphinal ou un autre, en l'état actuel des connaissances, l'information n'est pas connue[3].
Quirieu est le chef-lieu du mandement homonyme et place forte frontalière du Dauphiné face à la Savoie et une place commerciale importante avec son port sur le Rhône, en contrebas, objet d'un péage. Le village a eu le privilège de posséder un atelier de frappe monétaire.
Au XIIe siècle, une bulle du pape Urbain III liste l'église « Sancte Marie de Serreriis juxta castrum Quirieu »[4] (l'église est sans doute celle de « N. D. de l'Isle » figurée sur la carte de Cassini entre Serrières et le château de Quirieu).
Au XIIIe siècle, il est fait mention du « castrum et burgum de Quiriaco »[5].
Le château semble avoir été construit à la fin du XIIe siècle. Il comprenait trois tours, reliées entre elles par des courtines fortifiées ainsi que des échauguettes. Il abritait une cour comprenant un four et un moulin, ainsi que des greniers, des chambres, des écuries et une cuisine.
En 1289, le dauphin Humbert Ier, lors du troisième conflit delphino-savoyard, assiège et s'empare de la forteresse. Le , le dauphin Humbert Ier de Viennois cède les terres et le château de Quirieu à son fils Jean. Il est pris par les Savoyards en 1291. Amédée V de Savoie le donne en 1293 à Humbert Ier de La Tour du Pin contre échange.
Le dans un acte le dauphin afin d’entretenir les fortifications et les remparts de Quirieu, instaure la levé d'un impôts, le « vingtain ». En 1393, la châtellenie de Quirieu est entre les mains de noble Guichard. Le bourg compte alors 376 feux. En 1429, on ne compte plus que 80 feux, le châtelain en est noble Pierre Noir.
Le , la terre de Quirieu est donné par le dauphin Louis à Robert de Malortie.
Charles-Emmanuel Ier de Savoie l'achète 50 000 écus au seigneur de Saint-Jullin[6].
À partir de 1601 et du traité de Lyon, la forteresse perd son intérêt militaire, elle sera démantelée vers 1630, sur ordre de Richelieu[7].
La valorisation et l'animation du site sont notamment portées par l'association Imagine Quirieu[8].
Description
Le château fort
Du château totalement rasé, il n’en reste plus qu’une vaste esplanade, en partie arborée. À l'origine le château comprenait un donjon de forme carré et trois tours[9],[10]:
- La Tour du Ratier (qui abritait un cachot), d’une hauteur de 11 toises d’une circonférence de 25, soit plus de 22 mètres de haut, sur deux étages.
- La Grande Tour, de 13 toises de haut (26 mètres) et d’une circonférence de 30 toises, sur 3 étages.
- La Tour de l’Oratoire, de 12 toises de haut (24 mètres), comprenant une chapelle voûtée.
Le bourg médiéval fortifié
Autour de l'ancien château, le visiteur peut découvrir des traces du village qui en dépendait. Celui-ci entouré d’une enceinte percée de deux portes et comprenait des maisons, des commerces, des artisanats, des halles et peut-être même un atelier monétaire delphinal[11].
La rue principale, la « grande charrière » pavée de galets, rectiligne, était bordée par les maisons dont il subsiste quelques murets de pierre. Le seul édifice encore pratiquement debout, est la chapelle Sainte Catherine, qui en 1562 devient l'église paroissiale. L'église du bourg neuf ayant été détruite lors des guerres de religion.
La maison forte
Du village de Quirieu, la maison forte est le bâtiment le mieux sauvegardé du fait que la plus grande partie de ses murs est conservée.
- Quelques photos du site de l'ancien château
-
Esplanade du Château de Quirieu, totalement rasé -
Ruine de la maison forte -
Vue sur le Rhône et le Pont de Briord depuis le site médiéval de Quirieu -
Chapelle Sainte-Catherine -
Statue du Sacré-Cœur
Notes et références
- ↑ Coordonnées trouvées sur Géoportail.
- ↑ « Quirieu, site médiéval », sur alpes-isere.com (consulté le ).
- Alain Belmont (sous la dir.), Pierres de mémoire, écrits d'histoire : pages d'histoire en Dauphiné offertes à Vital Chomel par l'association Patrimoines de l'Isère, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, coll. « La pierre et l'écrit », , 451 p. (ISBN 2-7061-0955-6), p. 387.
- ↑ Albert CARRIER DE BELLEUSE, « "Liste des abbayes, chapitres, prieurés, églises de l'ordre de Saint Ruf...", Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ Henry Suter, « Quirieu », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en ).
- ↑ Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France, Strasbourg, Éditions Publitotal, , 28e éd. (1re éd. 1979), 1304 p. (ISBN 2-86535-070-3, OCLC 1078727877), p. 192.
- ↑ Isabelle Rémy. Quirieu (Isère). Le château [compte-rendu]. Archéologie médiévale 2002 ; 32 : 278-9. Lire en ligne.
- ↑ « Quirieu, site médiéval », sur isere-tourisme.com (consulté le ).
- ↑ Archives Départementales de l'Isère B3122 f167
- ↑ « La cité endormie de Quirieu se réveille avec Ravier », sur balconsdudauphine-tourisme (consulté le ).
- ↑ « Page sur Bouvesse-Quirieu », sur jc-michel.fr (consulté le ).
Voir aussi
Bibliographie
- Duguy Carole, Poisson J.-M., « Approche archéologique de l'habitat noble par les textes : la "maison du Roi" de Quirieu (Isère) Pages d'archéologie médiévale en Rhône-Alpes ». Actes des 5e et 6e Rencontres Rhône-Alpes d'Archéologie Médiévale, Lyon, et , 2003 p. 63-70.
- [Élisabeth Sirot 2007] Élisabeth Sirot, Noble et forte maison : L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Paris, Éditions Picard, , 207 p. (ISBN 978-2-7084-0770-1, LCCN 2007475228).
Articles connexes
- Bouvesse-Quirieu
- Histoire de l'Isère
- Architecture militaire au Moyen Âge
- Liste des châteaux de l'Isère
Liens externes
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