Château de Rives
| Prieuré de Montjoux | |||
Vue du prieuré depuis l'intérieur du parc. | |||
| Présentation | |||
|---|---|---|---|
| Nom local | Château de Rives Château de Montjoux |
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| Culte | catholique | ||
| Type | Prieuré | ||
| Rattachement | congrégation du Grand-Saint-Bernard (jusqu’en 1752) puis Ordre des Saints-Maurice-et-Lazare (jusqu’en 1792) | ||
| Début de la construction | XIVe siècle | ||
| Fin des travaux | XXe siècle | ||
| Style dominant | Médiéval/moderne | ||
| Protection | |||
| Géographie | |||
| Pays | |||
| Anciennes provinces du duché de Savoie | Chablais | ||
| Département | Haute-Savoie | ||
| Coordonnées | 46° 22′ 40,9″ nord, 6° 28′ 40,9″ est[2] | ||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie
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Le prieuré de Montjoux, appelé localement château de Rives ou château de Montjoux[3] est un ancien établissement religieux du XIVe siècle qui se dresse à Rives-sous-Thonon, sur la commune de Thonon-les-Bains, une commune française, dans le département de la Haute-Savoie en région Auvergne-Rhône-Alpes. En raison d’un imbroglio historique, il a été considéré entre les années 1880 et le milieu des années 2020 comme une maison forte voire un château[4].
Les façades et toitures du château, ainsi que la cour fermée et son portail font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [1].
Situation
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Le château, situé au bord du Lac Léman, a été construit au Moyen Âge au centre du nouveau bourg de Rives, fondé vers 1280 par le comte Philippe Ier de Savoie[5].
Historique
Longtemps, l’ancien prieuré de chanoines réguliers de saint Augustin a été confondu avec une maison forte[4] construite dans la 1re moitié du XIVe siècle à Rives par la famille de Greysier, possible branche cadette de la maison de Faucigny, passée au XVe siècle par alliance à la famille de Rovorée. C’est Louis-Étienne Piccard (1853-1935), prêtre et érudit chablaisien, qui est à l’origine de cette confusion dans les années 1880[6]. Il écrivait encore qu’au début du XVe siècle, le « château » avait été acheté par les prévôts de la Congrégation du Grand-Saint-Bernard, dans le but de se rapprocher de la maison de Savoie installée à ce moment-là au château de Ripaille, non loin de Thonon. Cette confusion a par la suite été reprise par plusieurs auteurs du XXe siècle.
On sait désormais que l’ancien prieuré et la maison forte étaient deux bâtiments voisins et contemporains[4]. Le prieuré, mentionné pour la première fois en 1386, est en réalité un assemblage de plusieurs maisons achetées par les chanoines, entre autres au Lombard Rolando Guerreti, à partir de 1321[7]. Quant à la maison forte, elle est mentionnée pour la dernière fois dans les archives en 1487 avant de disparaître de la documentation écrite[4]. Dès la première moitié du XVIIe siècle, elle est représentée ruinée sur un plan de la ville de Thonon[4]. Sur la Mappe sarde, les deux parcelles sont représentées, mais la maison forte est qualifiée de « masure ». Il n'en reste que la tour des langues. Les chanoines demeurent à Rives jusqu’au milieu du XVIIIe siècle. En 1752, lorsque la prévôté du Grand-Saint-Bernard est démembrée sur décision du duc de Savoie et du pape, le prieuré est transféré à l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare, de même que d'autres biens dans la région, comme le prieuré de Meillerie[4], avant d'être vendu au comte de Sonnaz en 1791[4].
Pendant la Révolution française, l’ancien prieuré est nationnalisé et utilisé pour des activités industrielles (tannerie et poterie) au cours du XIXe siècle[8]. Il ne redevient une résidence privée qu'en 1920.
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Façade ouest du prieuré. -
Façade nord du prieuré. -
Façade est du prieuré.
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La « tour des langues », unique vestige de la maison forte des Greysier.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château est réquisitionné pour loger des troupes. Le , M. Brun Henri, ex-commandant du G.M.R. "Ile de France", arrêté à Paris, est amené et enfermé dans une pièce du château par une section de la Milice Patriotique. Il y est victime d'un attentat le , une grenade étant lancée dans sa chambre vers 22h par un inconnu[9].
Le château est cédé en 1999 à la ville de Thonon. Il a été choisi pour abriter le nouveau musée de la ville de Thonon-les-Bains[10].
Voir aussi
Bibliographie
- « Musée de Thonon. Le voile se lève », Thonon Magazine, vol. 117, 2022 (avril-juin), p. 20-21 (lire en ligne)..
- Sidonie Bochaton, « La vérité sur le château de Rives à Thonon-les-Bains », La Rubrique des patrimoines de Savoie, vol. 54, , p. 28-29.
. - Henri Baud et Jean-Yves Mariotte, Histoire des communes savoyardes : Le Chablais, Éditions Horvath, , 422 p. (ISBN 978-2-7171-0099-0), p. 115.
- Sidonie Bochaton, Meillerie. Un prieuré fortifié de chanoines réguliers (XIIe-XIXe siècle), Académie salésienne, , 312 p..
- Monique Constant, L’établissement de la maison de Savoie au sud du Léman : la châtellenie d’Allinges-Thonon (XIIe siècle-1536), Académie chablaisienne, .
- Louis-Étienne Piccard, Histoire de Thonon et du Chablais dès les temps les plus reculés jusqu’à la Révolution française, Thonon-les-Bains, .
- Lucien Quaglia, Histoire de la Maison du Grand-Saint-Bernard des origines aux temps actuels, Martigny, Hospice du Grand-Saint-Bernard, .
- Joseph Ticon, « Quelques notes sur la poterie de Rives-sous-Thonon au début du XIXe siècle », Mélanges dédiés à Pierre Soudan. Mémoires et documents publiés par l’Académie salésienne, vol. 109, , p. 153-161.
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Articles connexes
Liens externes
- Ressource relative à l'architecture :
- Hospice du Grand-Saint-Bernard
- lesamisdelagrandemaison.com
- Ordres de la maison de Savoie
Notes et références
- « Château de Rives », notice no PA00118455, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Coordonnées trouvées sur Géoportail.
- ↑ Chablais, p. 115.
- Bochaton 2025, p. 28-29.
- ↑ Constant 1972, p. ??.
- ↑ Piccard 1882, p. ??.
- ↑ Bochaton 2020, p. ???.
- ↑ Ticon 2004
- ↑ Archives départementales de la Haute-Savoie, 15 W 25
- ↑ Thonon magazine[réf. incomplète]
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