Château de Sauviat

Château de Sauviat
Vue du Bourg de Sauviat, avec son château fort juxtaposé à son église
Présentation
Type
Propriétaire
privé
Patrimonialité
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Coordonnées
45° 42′ 54″ N, 3° 32′ 01″ E
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Localisation sur la carte du Puy-de-Dôme
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Le château de Sauviat est un château situé sur la commune de Sauviat dans le département français du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Localisation

Le château se trouve au sud de l'église Saint-Loup de Sauviat, dans le Bourg de la commune de Sauviat.

Ce site de Sauviat est le dernier site important, avant la retombée du massif du Livradois-forez sur la plaine de la Dore. C'était un lieu bien choisi par les Seigneurs de Montboissier pour y construire une forteresse, situé sur un promontoire bordé à l'Ouest par des à-pics au niveau de la rivière de la Dore, et relativement dégagé dans les autres directions.

Historique et description

Les premières traces de ce château remontent au XIIIeme siècle. Il s'agit d'un château fort, dont il ne subsiste que deux tours et des vestiges de la muraille[1]. L'édifice a été partiellement démoli à l'issue de la révolution française, les murailles, tours, et une partie des bâtiments ayant servi de carrières aux habitants du pays.

À l’époque médiévale, la région d’Auvergne était marquée par une organisation féodale, où les châteaux jouaient un rôle clé dans la protection des populations et le contrôle des terres. Les seigneurs locaux, souvent en rivalité, fortifiaient leurs domaines pour asseoir leur autorité. Le château de Sauviat s’inscrit dans ce contexte[2].

Vers 1929 Henri Soanen, archiviste de Thiers, écrivait «Il existe de vastes ruines indiquant un château fort considérable». L’observation attentive permet de retrouver le plan de l’ancienne forteresse qui était une construction défensive, demeure seigneuriale et «hostel prioral». L’enceinte fortifiée se composait de quatre courtines sur un plan rectangulaire tendant vers le carré, flanquée de quatre tours d’angle, le château était séparé de l’église par un espace occupé aujourd’hui par un chemin public allant au cimetière. Rien ne permet d’affirmer qu’il y eût là des bâtiments secondaires entre l'église et le corps du château.

Les constructeurs ont utilisé un accident naturel du sol: l’affleurement rocheux constituant, côté sud, une petite falaise de 5 ou 6 mètres dont la base se poursuit par une pente naturelle, vers le sud, puis par un terrain très humide, zone de «sagne». La forteresse s’adossera à ce revers et la construction, conditionné par ces deux niveaux: au nord le petit plateau tabulaire de l’église et du cloître, au sud par cette pente plus ou moins aménagée en terrasse. La zone humide permettra le creusement d’un large fossé, dont une partie subsiste. Les courtines, joignant les tours, mesuraient environ 25 mètres d’ouest en est et environ 15 mètres du nord au sud. Le mur, parfois épais de plus d’un mètre, était surmonté d’un chemin de ronde. La maçonnerie ancienne, visible dans l’ancienne remise faisant l’angle nord-est de l’enceinte, porte peut-être la trace d’un passage à l’intérieur de la muraille, faisant communiquer le niveau du sol avec le chemin de ronde.

La courtine sud offre un mur avec des reprises de maçonneries, des remplois de moellons et un curieux arc de décharge, apparemment inutile, mais qui a dû surmonter une petite poterne aujourd’hui murée, donnant sur les fossés, et située à égale distance des deux tours. De toute évidence la forteresse n’offrait qu’une petite cour intérieure, la porte existante (XVeme siècle), donnant sur une tourelle d’escalier à vis, aujourd’hui démolie (seul demeure le noyau de la base). Du palier de cette porte on avait accès à la salle présumée des gardes, à la tour sud-est, et aux appartements privés du prieur.

La tour sud-est est bien conservée, dans les trois-quarts inférieurs de sa structure. Elle présente une construction en assises horizontales et une voûte coupole, répartissant mieux la poussée. Une bande circulaire horizontale de pierres blanches, de faible largeur, ceinture, comme un listel, la limite entre partie cylindrique et voûte. Le cachot inférieur comporte des latrines dont l’évacuation se fait à la base de la courtine, presque contre la tour. Un orifice permettait de descendre prisonnier et nourriture dans cet espace sans autre ouverture avec l’extérieur que le trou mentionné plus haut, trou fermé d’un tampon de pierre et condamné par une barre cadenassée. La tour possède également des meurtrières d’une hauteur de 3,20 mètres, qui permettaient à la fois le tir lointain et le tir rapproché. L’ébrasement dans la muraille permet à l'archer mais surtout à l’arbalétrier un tir redoutable par sa précision et sa puissance de pénétration. Le tir en cloche semblait imprévisible, la base de la fente, après un glacis oblique déviait la flèche ou le carreau à hauteur d’homme.

Protection

Le château est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [1].

Références

  1. « Château », notice no PA00092411, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « Château à Sauviat dans le Puy-de-Dôme », sur Musée du Patrimoine de France (consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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