Château de la Barde (Saint-Sulpice-le-Dunois)

Château de la Barde
Dessin du château, 1894
Présentation
Type
Propriétaire
privé
Localisation
Département
Commune
Coordonnées
46° 18′ 44″ N, 1° 45′ 25″ E
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Le château de la Barde est situé au lieu-dit la Barde dans la commune de Saint-Sulpice-le-Dunois, dans le département de la Creuse, région Nouvelle-Aquitaine, en France[1].

Surplombant la Creuse, le site est occupé depuis des siècles. Cependant, les données concernant son occupation manquent de précision jusqu’au XVIIIe siècle.

Présentation et architecture

Historique

En 1422, pendant la Guerre de Cent ans, Olivier et Nigon de la Barde, en seraient les seigneurs de la Barde, selon Ambroise Tardieu[2], mais cette affirmation est probablement erronée (il s’agirait plutôt de la Barde en Journet).

Le , Innocent de Villars, seigneur de la Barde en Saint-Sulpice-le-Dunois, est témoin dans un acte passé par Rollin de la Celle. Catherine de la Tremoille, veuve de ce dernier et tutrice de ses enfants, fait passer le un exploit à Innocent de Villars, écuyer, seigneur de la Barde, et à son fils Jean, à raison d’un préjudice causé à son moulin de Lavaux par la construction d’un autre moulin à la Barde, paroisse de La Celle-Dunoise. Guillaume de Villars, seigneur de la Barde, est représenté par Pierre de Lacour lors du procès-verbal de la rédaction des Coutumes & conférences sur les articles anciens et nouveaux, en date du [3].

En 1461, ce serait Jean de Stuer, époux de Catherine Brachet, cité dans le décret de la terre de Montrocher et Nieul. Guy de la Celle est seigneur en 1513. Un partage intervient au château de Gartempe le [2], de la succession de Raoulin de la Celle : l’un de ses trois fils, Gabriel de la Celle, écuyer, seigneur du Bouéry et (de cette date) de la Barde, se voit attribuer ce fief. Fiacre de la Celle, écuyer, seigneur du Riz, est qualifié également de seigneur de la Barde dans un acte fait par lui au moulin de la Barde le . Les seigneurs de la Barde sont successivement Jean de la Celle (cité en 1597), puis son frère Louis de la Celle, François de la Celle (cité en 1626).

Ensuite Yves Bertrand, seigneur de la Vilatte, l’est aussi de la Barde en 1643. En 1665, c’est Aimé Bertrand, écuyer, qui tient le fief. Son descendant, Gabriel Bertrand, baron de Malval et de Saint-Vaury, déclare en 1711 que le château consiste « en pavillon avec girouette, salle par le dessous, chambre haute, grenier, cour ». Il en fait don en 1725 à Gabriel Valery de Saint-Julien, son petit-fls.

En 1772, la seigneurie de la Barde passe à Charles-François de Malvin, marquis de Montazet, dont la veuve, sa cousine Anne-Marie de Malvin, vend cette seigneurie le à trois frères Merle de la Brugière : Sylvain, Léonard Léon et Léonard François. Le premier est évêque coadjuteur de Bourges, le deuxième archiprêtre de Bénévent et curé de Saint-Sulpice-le-Dunois, le troisième est seigneur de la Brugière, de Laveaucoupet, de la Barde (après cette acquisition), de Montchevrier et de la Celle en partie.

A cette époque, le château consiste en « une chambre basse, une cuisine à côté, une cave au-dessous de ladite chambre, deux chambres hautes et un cabinet avec grenier. A côté une grange et une écurie. A proximité une métairie, une futaie de cinq septérés et sur la Creuse un moulin à draps et à blé ».

C’est Léonard François, le seul à avoir eu une descendance, qui hérite de ses deux frères, décédés avant lui, puis son fils Léon Jean Marie (1772-1837), officier de cavalerie. Malgré l’émigration des hommes de la famille Merle de la Brugière, la propriété échappe à la nationalisation. C’est probablement Léon Jean Marie qui fait ériger le château dans sa configuration actuelle. Puis Gabrielle Françoise (dite Zulma) Merle de la Brugière (1807-1882), unique enfant de Léon Jean Marie, hérite de la Barde à la mort de son père en 1837. Six ans auparavant, elle avait épousé Joseph de Fénieux de Saint-Priest (1790-1850), originaire de Saint-Priest-le-Bétoux (aujourd’hui dans la Haute-Vienne). Veuve pendant 32 ans, Zulma marie successivement ses trois filles, son unique fils, sergent, étant mort à 20 ans de la typhoïde en Algérie. C’est sa deuxième fille, Elisabeth, dite Elise, qui reprend la propriété, après avoir épousé en 1859 Pierre Sulpice Puynesge.

La propriété passe ensuite à son fils et second enfant Fernand Puynesge de Saint-Priest (1863-1909), avocat et agriculteur. Après son décès prématuré, à 45 ans, sa veuve et ses fils revendent la Barde en 1920 à Marguerite May, l’une des actionnaires de la société Fichet. C’est ensuite sa fille, Yvonne Rozier, qui la vend en 1961 à Marc Vinet, magistrat[4].

Aujourd’hui, le château de la Barde reste propriété privée.

Notes et références

  1. ↑ (en) « La Barde », sur Qwant Maps (consulté le ).
  2. Ambroise Tardieu, Grand dictionnaire historique, généalogique et biographique de la Haute-Marche (département de la Creuse), Herment (Puy-de-Dôme), Chez l’auteur, , p. 39
  3. ↑ Couturier de Fournoue, Coutume de la province et comté pairie de la Marche, Clermont-Ferrand,
  4. ↑ Frédéric Béguin, Le coffre de Zulma, Bruxelles, Belgique, Editions MYG, , 224 p. (ISBN 978-2-903319-36-6)

Annexes

Bibliographie

Articles connexes

Pages externes

Photo du château extraite du Grand dictionnaire historique

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