Chaland de transport de matériel

Chaland de transport de matériel
illustration de Chaland de transport de matériel
Un véhicule porte-conteneurs maritimes à bord d'un CTM.
Histoire
A servi dans  Marine nationale
Statut En service
Équipage
Équipage 4 hommes
Caractéristiques techniques
Longueur 23,80 mètres
Maître-bau 6,35 mètres
Tirant d'eau 1,17 m
Tirant d'air 9 m
Déplacement 150 tonnes max
Propulsion 2 Diesel Poyaud-Wärtsilä
Puissance 450ch (331 kW)
Vitesse 9,5 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement 2 mitrailleuses de 12,7 mm
Électronique 1 radar Furuno pour les CTM 17, 18, 24, 25, 26, 28
Rayon d'action 380 milles nautiques à 8 nœuds

Les chalands de transport de matériel (CTM), sont une série de navires de la marine nationale française. Ils peuvent débarquer leur cargaison par simple "plageage".

Missions

Le chaland CTM 21 dans le port de Toulon en 2009.

Pour soutenir les centres d'essais nucléaires du Pacifique (les atolls de Mururoa et de Fangataufa), les besoins en manutention des cargaisons des navires qui assurent la logistique étaient importants. Pour récupérer les marchandises des navires au mouillage, une commande de CTM a été effectuée. 8 peuvent être embarqués à bord d'un navire de la classe Ouragan, de la classe Foudre et 4 à bord d'un de la classe Mistral.

Liste des navires de cette classe

Une première série de 14 navires (CTM 1 à 14) a été construite à partir de 1965 à 1967 par les chantiers navals de Lorient et de Cherbourg. La série est augmentée de deux unités (CTM 15 à 16) en 1972. Une commande supplémentaire a lieu en 1982 (CTM 17 à 31)[1]. Sept sont en service dans la flotte amphibie de Toulon et 1 est basé à la base navale de Djibouti. Six unités de la dernière série appartenaient à l'armée de terre et étaient affectés à La Pallice au sein du 519e régiment du train. Mis en service à partir de 1983, ils ont été versés à la marine en juillet 2010[2].

Numéro Nom Date de mise en service Date de retrait
CTM 1 - 1965 1982
CTM 2 - 1965 Transféré au Sénégal en 2010
CTM 3 - 1965 2004
CTM 4 - 1966 1986
CTM 5 - 1966 2000
CTM 6 - 1966 1988
CTM 7 - 1966 1985
CTM 8 - 1967 1985
CTM 9 - 1967 2000
CTM 10 - 1967 1997
CTM 11 - 1967 1983
CTM 12 - 1967 2000
CTM 13 - 1967 1995
CTM 14 - 1967 Transféré à Djibouti en 1999
CTM 15 - 1972 2021
CTM 16 - 1972 Transféré à la Côte d'Ivoire en 1999
CTM 17 - 1982 2015
CTM 18 - 1982 Transféré à Djibouti en 1999
CTM 19 Do Ha 1983 Transféré au Chili en 2011
CTM 20 Néké Grav 1983 2024
CTM 21 Guéréo 1983 Mis en réserve en 2024, sert de navire cible en avril 2025[3]
CTM 22 Kien An 1983 En service (Mayotte)
CTM 23 Song Can 1983 En service (Djibouti)
CTM 24 Han 1984 Transféré au Chili en 2011
CTM 25 Muriqui 1984 Transféré au Brésil en 2016
CTM 26 Icarai 1985 Transféré au Brésil en 2016
CTM 27 Indochine 1986 En service (Mayotte)
CTM 28 Tonkin 1988 En service (Toulon)
CTM 29 Nui Dho 1988 En service (Toulon)
CTM 30 Tchibana 1989 En service (Toulon)
CTM 31 Koutio 1992 En service (Toulon)

Chaland de transport de matériel Nouvelle génération (CTM-NG)

Le CTM-NG présente une évolution majeure par rapport au CTM : il s’agit d'un chaland de type Ro-ro (roll-on roll-off) avec une porte à l’avant, mais aussi une rampe repliable à l’arrière, ce qui facilite et accélère les opérations d’embarquement et de débarquement dans les deux sens[4]. Il pourrait embarquer deux VBCI ou un char Leclerc à la vitesse de 12 nœuds[5].

Pour constituer la batellerie des bâtiments de projection et de commandement (BPC) exportés en Russie, la Marine russe décide l'achat de 4 chalands de nouvelle génération, les CTM-NG. En , la construction de ceux-ci s'achève, mais leur livraison n'est pas effectuée[6]. Le , la France officialise un accord d'annulation, de la livraison des deux navires, conclu entre les deux pays[7].

Remplacement

Les CTM ont été progressivement remplacés à partir de 2021 par 14 nouveaux Engins de débarquement amphibie standard (EDA-S) construits par la SOCARENAM, sous la maîtrise d’œuvre de Constructions navales et industrielles de la Méditerranée (CNIM), sur une période de dix ans. D'un gabarit légèrement supérieur, ils sont utilisés à partir des PHA Mistral et des bases outre-mer[8],[9].

Références

  1. ↑ « Les Chalands de transport de matériel (CTM) », sur net marine,
  2. ↑ « La marine récupère les chalands de débarquement de l'armée de Terre », sur meretmarine.com,
  3. ↑ https://www.youtube.com/watch?v=UNzeCJXC9Cw&t=21s
  4. ↑ « STX Lorient : Le premier CTM NG russe en achèvement à flot », Mer et Marine,
  5. ↑ « CTM NG : Le nouveau chaland de débarquement de DCNS », sur Mer et Marine, (consulté le ).
  6. ↑ « Interrogations sur l’avenir du chantier STX de Lanester », Mer et Marine,
  7. ↑ « Tempête de factures sur les Mistral », Le Canard Enchaîné,‎
  8. ↑ « Les 14 futurs "engins de débarquement amphibie standard" seront fabriqués à Saint-Malo pour la CNIM », sur lignes de défense
  9. ↑ Laurent Lagneau, « La Marine nationale recevra 14 nouveaux engins de débarquement amphibie », sur zone militaire,

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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