Chantier naval Karcher

Chantier naval Karcher
Création 1864
Forme juridique Gesellschaft mit beschränkter Haftung
Siège social Freistett
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Coordonnées 48° 40′ 32″ N, 7° 54′ 44″ E
Direction Thomas Karcher
Activité Construction navale
Effectif 15 (2015)
Site web www.schiffswerft-karcher.com

Le chantier naval Karcher est un chantier naval de navires de voies navigables intérieures, fondé en 1864 à Freistett dans le Bade-Wurtemberg en Allemagne. Son activité principale est l’entretien et la réparation des navires et des moteurs. Les constructions neuves sont plus marginales.

Historique

Le navire-hôtel Peter Schlott en 2006 à Francfort-Höchst

Le chantier naval a été fondé en 1864 par Georg Karcher, son siège social étant situé à Rheinau. La petite entreprise produisait initialement des barges en bois pour les pêcheries de la région. Des barges en bois de type Weidling furent encore produites jusqu’à la fin des années 1940[1]. Vers 1890, des embarcations plus grandes, pouvant atteindre 30 mètres de long, s’y ajoutèrent. Elles étaient utilisées pour réguler le Rhin et pour les travaux de renforts des berges. La gamme de nouveaux bâtiments s’est élargie à des péniches, dont la taille maximale atteingnait 38,5 mètres, afin de pouvoir être utilisés sur les canaux et écluses d’Alsace-Lorraine et de France[2].

Le passage de la construction navale en bois à la construction en acier a été réalisée en 1929 par les fils du fondateur du chantier naval. Parallèlement, des moteurs diesel furent introduits comme moyens de propulsion navale. Quelques années plus tard, en 1932, les fils déplacèrent leurs opérations à l’intérieur de Rheinau afin d’agrandir le chantier naval. L’emplacement au kilomètre 308 du Rhin, près de l’écluse de Gambsheim, existe encore aujourd’hui[2].

Le navire à passagers Wikinger II, en 2017 à Budapest sous le nom de Ludwig

Après la Seconde Guerre mondiale, l’entreprise, qui avait été détruite pendant la guerre, a été reconstruite. Les principales activités consistaient initialement en réparation des navires de voies navigables intérieures et en conversion de barges en navires marchands à moteur[3]. Dans les années 1950 à 1970, plusieurs remorqueurs et barges ont également été construits[2], ainsi que le navire-hôtel Peter Schlott[4] en 1959 et le navire à passagers Wikinger II en 1976[5].

Cependant, les constructions neuves jouent un rôle subordonné dans les opérations du chantier naval. Les principales activités sont la réparation des navires de fret, pétroliers et navires à passagers, ainsi que des navires des services publics et des bateaux de plaisance[6]. De plus, le chantier naval exploite un port de plaisance et un entrepôt d’hivernage[7].

Équipement

L’équipement du chantier naval comprend une rampe transversale, sur laquelle des navires pouvant atteindre jusqu’à 110 mètres de longueur et un poids pouvant atteindre 1500 tonnes peuvent être mis à l’eau. De chaque côté de la cale, il y a une jetée sur laquelle des travaux peuvent être effectués en même temps. Le chantier naval dispose de deux grues à tour d’une capacité de levage de 10 tonnes chacune. De plus, le chantier naval dispose d’un atelier de tournage, d’un atelier de serrurerie, d’ateliers pour la construction de canalisations, de menuiserie et de soudure[6]. L’équipement de la compagnie est complété par un petit remorqueur de chantier naval, utilisé pour amener les navires au chantier[8]. En 2015, 15 employés travaillaient au chantier naval[9].

Liste de constructions neuves

Une liste de construction du chantier naval n’est pas encore disponible. Les bateaux et navires suivants sont connus pour avoir été construits au chantier :

Nom Année Type de navire Taille ou nombre de passagers Client Notes
Lübchen 1930 Navire d'hébergement ? F. Brache Les détails supplémentaires restent flous [10]
San Francisco 1930 Navire d'hébergement ? D. Kneubühler Les détails supplémentaires restent flous [10]
? 1948 Halblangweidling 16 mètres ? Design de 1948 d’un bateau plat en bois, d’environ une fois et demie la longueur d’un Weidling standard [11]
? 1948 Langweidling 22 mètres ? Design de 1948 d’un bateau plat en bois, environ deux fois plus long qu’un Weidling standard [12]
Peter Schlott 1959 Navire hôtel et restaurant 55 mètres Heinrich et Peter Schlott Navire stationnaire sans propulsion en remplacement de l’ancien hangar à bateaux, amarré à Francfort-Höchst, vendu en 2021, révisé par Bayerischer Schiffbaugesellschaft et à nouveau navire-restaurant sous le nom de Mainod à son ancien emplacement [13]
Wikinger II 1976 Navire à passagers 38,70 mètres,
400 passagers
Wikinger-Linie En 1976 appartenait à la Wikinger-Linie, en 1995 renommé König Ludwig appartenant à la Berchinger Personenschiffahrt à Berching, en 2000 vendu à la Oderhaff Reederei in Ueckermünde, en 2005 navire-restaurant à Ueckermünde, en 2015 renommé Ludwig sous pavillon hongrois à Budapest [14],[15]
Provence 1976 Yacht à moteur ? Bateau Riviere Les détails supplémentaires restent flous, notamment s’il y a eu un doublon du navire de 1980 [10]
Provence 1980 Navire-hôtel 28 mètres,
10 passagers
? Utilisé comme navire-hôtel sur les rivières jusqu’en 2014, notamment en Allemagne et en France, vendu en 2014, destin ultérieur incertain [16]

Notes et références

  1. Keweloh, p.99.
  2. (de) « Werftprofil - Schiffswerft Karcher in Rheinau-Freistett Rhein km 308 », sur Schiffswerft Karcher GmbH, (consulté le ).
  3. (de) « Binnenschiffe Ki - Ky », sur Jürgens Schiffsbilder (consulté le ).
  4. (de) Reinier D, « Peter Schlott – Restaurant/Hotelschiff », sur binnenschifferorum.de, (consulté le ).
  5. Schubert, p.254
  6. « Berufsschiffahrt », sur Schiffswerft Karcher (consulté le ).
  7. (de) « Schiffswerft Karcher GmbH Sportboote Winterlager Marina Bootsreparaturen Rhein km 308 », sur Schiffswerft Karcher, (consulté le ).
  8. Thomas Albert, « Fotografiert am 22.03.2009 an der Schiffswerft Karcher in Freistett habe ich diesen kleinen Schlepper », sur Schiffbilder.de, (consulté le ).
  9. « 150 Jahre Boots- und Schiffbau in der Familie », sur Deutschen Boots- und Schiffbauer-Verbandes (consulté le ).
  10. (de) « Schweizerische Hochsee- & Rheinschifffahrt », sur Stiftung / Foundation Swiss Ships (consulté le ).
  11. Keweloh, p.107.
  12. Keweloh, p.100.
  13. (de) George Grodensky, « Frankfurter Hotelschiff öffnet mit neuem Namen – Ein Abenteuer an der Niddamündung », sur Frankfurter Neue Presse, (consulté le ).
  14. (de) Elbianer, « Wikinger II - FGS - 04604510 », sur binnenschifferforum.de, (consulté le ).
  15. (de) danubenews, « König Ludwig - FGS – 04604510 », sur binnenschifferforum.de, (consulté le ).
  16. (de-CH) « Schiff zum Verkauf - «MS Provence» - Verkauft », sur M.S. Kinette, 31. märz 2014 (consulté le ).

Bibliographie

  • Hans-Walter Keweloh, « Traditionelle Boote in Deutschland, Teil 7: Weidling und Weidlingsbauer am Hochrhein », Deutsches Schifffahrtsarchiv, no 30,‎ , p. 99-124 (lire en ligne).
  • Dieter Schubert, Deutsche Binnenfahrgastschiffe. Illustriertes Schiffsregister, Berlin, Welz Verlag, (ISBN 3-933177-10-3).

Liens externes

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