Chapelle de l'Hôtel de Ville de Lyon

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| Coordonnées |
45° 46′ 04″ N, 4° 50′ 04″ E |
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La chapelle de l'Hôtel de Ville de Lyon, située derrière le campanile du bâtiment, est achevée en 1652 et bénie le de la même année. Elle sert au Consulat pour ses premiers conseils.
Histoire
La construction
La chapelle de l’Hôtel de Ville de Lyon se situe au premier étage de la tour derrière le grand vestibule, à proximité de la salle d’honneur[1]. Probablement non prévue dans les plans initiaux, elle résulte de l’aménagement de certains espaces, transformant une salle oblongue — ancien vestibule ou grande loge — en chapelle[1]. Elle est ornée de vitraux réalisés par les maîtres peintres-verriers Christin Dalais, Jean Richard et François Nicolas, représentant le Christ, la Vierge et les armoiries royales[2]. Les archives consignent l’achat, pour 450 livres, d’un dais richement décoré destiné aux fêtes consulaires, dont l’usage est strictement réservé à la chapelle depuis la délibération du consulat en date du [2].
La restauration après l'incendie de 1674
Achevée en 1650 sous la direction de Charles Grolier[3] et bénie en 1652, elle accueille certaines cérémonies, comme la messe précédant l’élection des échevins, malgré ses dimensions limitées[4]. L’incendie de 1674 endommage gravement les voûtes et le mobilier, et l’intérieur est restauré en 1695 par Simon Guillaume, sculpteur et Claude Panthot, peintre[5]. Au cours du XVIIe siècle, les prêtres Feuillants desservent en qualité d’aumôniers la chapelle de l’Hôtel de Ville, bénie sous le vocable de Saint Bernard et de tous les saints[6].
La désaffectation à la Révolution
Pendant la Révolution, la chapelle est utilisée comme lieu d’attente pour les condamnés avant leur jugement. Depuis cet espace, les prisonniers sont conduits dans la salle voisine pour quelques minutes d’interrogatoire, avant d’être descendus par l’escalier tournant vers les geôles du sous-sol, dernière étape avant leur exécution[7]. En 1794, la commission temporaire de surveillance républicaine ordonne le retrait des figures saintes et des statues religieuses de la chapelle, et facture la municipalité pour le travail effectué[8]. Depuis lors, la salle perd sa fonction cultuelle et sert aujourd’hui de vestibule à la grande salle.
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Miroir au fond -
Plafond au-dessus de la porte -
Fenêtre du fond
Références
- Poidebard 1903, p. 7.
- Poidebard 1903, p. 9.
- ↑ Poidebard 1903, p. 11.
- ↑ Poidebard 1903, p. 12.
- ↑ Poidebard 1903, p. 13.
- ↑ Almanach astronomique et historique de la ville de Lyon et des provinces de Lyonnois, Forez et Beaujolois, revu et augmenté pour l'année 1755, A. DELAROCHE, (lire en ligne), p. 50
- ↑ Poidebard 1903, p. 14.
- ↑ Poidebard 1903, p. 15.
Voir aussi
Bibliographie
- Alexandre Poidebard, La chapelle de l'Hôtel de ville de Lyon : 1652-1798, Vitte, (lire en ligne)
- Almanach astronomique et historique de la ville de Lyon et des provinces de Lyonnois, Forez et Beaujolois, revu et augmenté pour l'année 1755, A. DELAROCHE, (lire en ligne)
- « L’Hôtel de Ville de Lyon », Patrimoine-Lyon, (lire en ligne, consulté le )
Liens externes
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