Chapelle de l'Immaculée-Conception de Dienville
| Chapelle de l'Immaculée-Conception de Dienville | ||||
La chapelle vue depuis la rue Grégoire Royer. | ||||
| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Nom local | Chapelle des Sœurs | |||
| Culte | catholique romain | |||
| Dédicataire | Immaculée Conception | |||
| Type | chapelle | |||
| Début de la construction | 1846 | |||
| Fin des travaux | 1847 | |||
| Style dominant | gothique flamboyant | |||
| Géographie | ||||
| Pays | ||||
| Région | Champagne-Ardenne | |||
| Département | Aube | |||
| Ville | Dienville | |||
| Coordonnées | 48° 21′ 00″ nord, 4° 31′ 56″ est | |||
| Géolocalisation sur la carte : Aube
Géolocalisation sur la carte : Champagne-Ardenne
Géolocalisation sur la carte : France
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La chapelle de l'Immaculée-Conception de Dienville, ou chapelle des Sœurs, est une chapelle située à Dienville dans le département français de l'Aube et la région Champagne-Ardenne.
De style gothique flamboyant, la chapelle est attenante à un couvent fondé en 1824 qui a abrité une école de jeunes-filles. Sa construction a commencé en 1846 à la demande de la marquise de Loménie de Brienne et elle a été sacrée le par Monseigneur Debelay.
Localisation
La chapelle est située sur la commune de Dienville, dans le département français de l'Aube[1].
Elle a été bâtie en alignement de voirie, au n° 7 de l'actuelle rue Grégoire Royer, anciennement rue de Brienne[2], et est accolée à un ancien couvent qui a abrité une école de jeunes-filles[3].
Description
La chapelle est bâtie en pierre en style gothique flamboyant et voutée en tuile sur champ. Elle est longue de 10 mètres et large de 4,5 mètres pour une hauteur de plus de 7 mètres[4]. Le pignon est décoré d'un portail avec vitraux et d'un fronton en pierre sculptée et est surmonté d'une croix en pierre[2].
La façade nord possède de grande verrières afin de laisser entrer la lumière du jour[2].
L'intérieur est orné de colonnettes, de sculptures et d'un plafond nervuré et possède deux tribunes superposées[2].
Historique
Fondation
La chapelle est bâtie à côté d'une ancienne école de jeunes-filles fondée au début du XIXe siècle par Élisabeth-Louise-Sophie de Vergès, veuve du vicomte de Brienne Alexandre-Antoine de Loménie, guillotiné en 1794 en même temps que son père-adoptif Louis-Marie-Athanase de Loménie de Brienne. L'école ouvre le et est d'abord confiée à trois sœurs ursulines venues de Troyes puis à des sœurs de la Congrégation de Saint-Vincent-de-Paul. Celles-ci y fondent un orphelinat et prodiguent également des soins aux malades[5],[3].
La construction de la chapelle commence en 1846 grâce à la générosité de la marquise de Loménie de Brienne, née de Damas, et est achevée l'année suivante avant d'être sacrée le par l'évêque de Troyes Monseigneur Debelay[2].
Le site de l'école de jeunes-filles et de la chapelle est un ancien domaine seigneurial qui semble avoir abrité une ancienne maison-Dieu puis un asile de vieillards nécessiteux et enfin un centre de soins[6].
Développement
L'établissement semble connaître un développement rapide. Ainsi, un recensement de 1846 indique la présence de cinq sœurs mais d'aucun enfant alors qu'un autre de 1856 précise la présence d'une supérieure, de six sœurs, quatre sous-maîtresses et de dix-sept apprenties âgées de 9 à 18 ans. Enfin, un autre document de 1861 indique que l'établissement comptait celle année-là sept sœurs, une sous-maîtresse, une domestique, quatre pensionnaires âgées entre 6 et 13 ans, trente-huit orphelines de 5 à 20 ans et deux indigentes de 9 et 11 ans[7]. En 1862, l'école accueille trente-six fille âgées de 5 à 30 ans, mais seulement vingt entre 5 et 50 ans en 1872[8].
En 1928, le couvent est repris par des sœurs bénédictines qui y établissent un atelier de bonneterie qui fonctionna quelques années. La dernière sœur quitte l'établissement en 1975 et l'ensemble immobilier est acheté en 1995 par la Société Sainte-Anne[3].
État actuel
Depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, le site appartient à des propriétaires privés qui restaurent progressivement les bâtiments, en vue de transformer le lieu en espace destiné à la permaculture, cultivant des légumes, des fruits et des fleurs à destination de l'agrotourisme, tout en préservant l'histoire du lieu[9].
Inventaire
L'édifice n'est pas inscrit comme monument historique mais la chapelle ainsi qu'un ensemble de cinq verrières ont été répertoriés par l'Inventaire général du Patrimoine du Grand Est dans le cadre d'une enquête thématique départementale inventoriant des vitraux des 19e, 20e et 21e siècles dans le département de l'Aube[10],[11].
Annexes
Articles connexes
Bibliographie
- Louis-Alexandre-Eudoxe Caulin, Quelques seigneuries au Vallage et en Champagne propre, précédées de notions sur le régime féodal, Troyes, Bertrand-Hu, , 531 p. (lire en ligne).
- Colette Cordebar-Thomas, Une histoire de Dienville : Le temps de vivre (1815-1960), vol. 3, Dienville, auto-édition, (ISBN 9782954348308).
- Jean-Claude Czmara et Gérard Schild, Abbayes et prieurés, couvents, hôtels-Dieu, collégiales et ermitages à Troyes et dans l'Aube, Chaumont, Le Pythagore, , 220 p. (ISBN 9782372310765, présentation en ligne).
- Colette Cordebar, « Les Dienvillois et leurs châtelains, six siècles de relations fluctuantes », Mémoires de la Société Académique de l'Aube, no 147, .
Liens externes
- « Chapelle privée dite "La chapelle des soeurs" », sur L'Inventaire général du Patrimoine du Grand Est, (consulté le ).
- « Ensemble de 5 verrières décoratives », sur L'Inventaire général du Patrimoine du Grand Est, (consulté le ).
- « La Chapelle des Sœurs », sur Aube en Champagne (consulté le ).
- « La Chapelle des Sœurs », sur Grands Lacs de Champagne (consulté le ).
Notes et références
- ↑ « Carte IGN » sur Géoportail..
- Colette Cordebar-Thomas 2014, p. 87.
- Jean-Claude Czmara et Gérard Schild 2019, p. 62.
- ↑ Louis-Alexandre-Eudoxe Caulin 1867, p. 161.
- ↑ Colette Cordebar-Thomas 2014, p. 100.
- ↑ Colette Cordebar 2024, p. 118.
- ↑ Colette Cordebar-Thomas 2014, p. 101.
- ↑ Colette Cordebar-Thomas 2014, p. 102.
- ↑ « La Chapelle des Soeurs », sur Facebook (consulté le ).
- ↑ « Chapelle privée dite "La chapelle des soeurs" », sur L'Inventaire général du Patrimoine du Grand Est, (consulté le )
- ↑ « Ensemble de 5 verrières décoratives », sur L'Inventaire général du Patrimoine du Grand Est, (consulté le )
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