Chapelle de la Miséricorde de Saint-Tropez

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Commune |
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43° 16′ 16″ N, 6° 38′ 26″ E |
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La chapelle des Pénitents noirs de la miséricorde, appelée couramment chapelle de la Miséricorde, située rue Gambetta en centre-ville dans l'ancien quartier des familles de navigateurs du village, est une chapelle catholique située à Saint-Tropez, en France[1]. Elle date du milieu du XVIIe siècle.
Historique
La chapelle de la Miséricorde a été bâtie au XVIIe siècle dans l’ancien quartier des familles de marins[2]. Construite pour inclure un nouvel hôpital, le monument appartient au village lui-même. Ses travaux ont commencé en 1635 et son édification s’est achevée un an plus tard seulement. À partir de 1656 on y convoque des réunions de la confrérie des Pénitents noirs qui avait pour mission de porter aide aux malades en les visitant, voire à transporter les morts et participer aux processions.
La fête des Pénitents noirs avait lieu le jour de la Chandeleur. À cette occasion, les Pénitents sortaient les statues, en particulier celles de Saint-Vincent et de Saint-Victor dont les regards étaient dirigés en sens contraire, ce qui faisait dire aux habitants : « l'un regarde à bâbord, l'autre à tribord ».
En 1776, cette chapelle servit pour les offices, l'église paroissiale menaçant ruine. Les Pénitents noirs acceptèrent mal cette décision. En 1808, au moment de la vente des biens de l’Église par l’État, la chapelle fut rachetée par des particuliers qui en firent donation à la fabrique de cette paroisse pour lui rendre son usage religieux le . Les Pénitents noirs en usèrent jusque vers 1854, époque de leur dissolution.
Longtemps fermée au culte, la chapelle a servi de lieu d'exposition et de concert. En 1973, une restauration complète a été entreprise : le clocher, la toiture et les façades. Par la suite, toutes les statues ont été redorées. Elle a été inaugurée le .
Le clocher de la chapelle est coiffé d’un dôme couvert de tuiles vernissées aux reflets brillants typiques des églises du littoral provençal[3]. Le portail est sculpté dans la serpentine, une pierre verte extraite non loin, entre La Croix-Valmer et Cavalaire-sur-Mer.

La chapelle est inscrite au titre des monuments historiques en 1947 et reste ouverte toute l’année[4]. Elle fait partie intégrante de la vie religieuse tropézienne, notamment lors des bravades, chaque mois de mai. Ces grandes fêtes en l’honneur du saint patron animent la ville pendant trois jours, et la chapelle devient alors l’un des lieux de rassemblement pour processions et offices.
Notes et références
- ↑ Chapelle de la miséricorde sur le site de la ville de Saint_tropez: https://www.sainttropeztourisme.com/fr/fiche/chapelle-de-la-misericorde-4172712/
- ↑ https://www.guide-tourisme-france.com/VISITER/chapelle-misericorde--saint-tropez-32999.htm
- ↑ https://navaway.fr/visiter-saint-tropez/entre-mythe-et-authenticite/chapelle-de-la-misericorde
- ↑ Notice no PA00081719, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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