Charles Adolphe Faux-Pas Bidet

Charles Adolphe Faux-Pas Bidet
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Naissance
Décès
(à 62 ans)
Venerque
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Charles Adolphe Faux-Pas Bidet, né le à Rennes et mort en 1942 à Venerque[1], est officier de renseignement français dans la Russie révolutionnaire, ancien marin breton, et un opposant personnel de Trotski.

Biographie

Né le à Rennes, il sera marin avant d'entamer une carrière dans les services de renseignement français en 1909, en intégrant la préfecture de Police de Paris. Dès l'ouverture de la Première Guerre mondiale, en 1914, il est affecté au service de la sûreté, où il sera notamment nommé commissaire[2].

Début de carrière et premières enquêtes (1909-1917)

C'est durant cette période qu'il effectuera, en marge d'une enquête qu'il dirige sur Mata Hari[3], une surveillance et une enquête sur Léon Trotski. Il entretiendra d'ailleurs avec ce dernier une certaine forme d'animosité puisque le commissaire procèdera à l'expulsion vers l'Espagne, en , de Trotski et de sa famille. Cependant, explique Gérald Arboit, historien spécialiste du renseignement, cette expulsion vers l'Espagne et non vers la Suisse permet à Trotski de garder la vie sauve, puisqu'en Suisse il aurait été à la merci de l'Okhrana[4].

Espionnage en Russie (1917-1919)

Russophone, il sera détaché en mission à Petrograd en 1917, sur ordre du ministère de l'intérieur[5], dans le cadre d'une vaste opération d'espionnage antibolchévique mise en œuvre par les Alliés[3]. Tentant de tisser un réseau d'informateurs, il sera arrêté dans le quartier de Vyborg, le , puis emprisonné pendant 5 mois avant d'être libéré, en dans un échange de prisonniers. Pendant sa captivité, il sera traîné de prison en prison, il sera torturé, exposé à la faim et aux maladies mais il ne livrera pour autant aucun de ses agents. Leon Trotski, désormais influent dans la Russie bolchévique naissante, apprenant sa captivité, décide de venir l'interroger, puis décide de le libérer dans le cadre d'un échange de prisonniers[4]. Pour Gérald Arboit, cette libération répond à des logiques de nécessité politique, puisque de cette manière Trotsky se procure un contact au sein des services de renseignement français, et récupère, certains de ses hommes dans le cadre de l'échange de prisonnier qui verra s'effectuer la libération du commissaire[4].

Affaire Koutepov, fin de carrière et mort (1930-1940)

Il sera chargé, en 1930, de l'enquête sur l'enlèvement d'Alexandre Koutepov, un ancien militaire russe blanc, exilé à Paris depuis 1924[5]. Il sera cependant limogé en 1932, dans le cadre de l'affaire de l'Aéropostale, sans avoir résolu l'affaire Koutepov[4]. Décoré de la Légion d'honneur, il s'exilera en zone sud en 1940 après l'invasion de la France par les nazis, et y mourut la même année[4].

Vie privée

Il était marié à une femme prénommée Marie-Thérèse, avec laquelle il a eu une fille Jeanine. La famille résidait à Paris[4].

Notes et références

  1. Table des successions et absences d'Auterive sur Filae
  2. Roger Faligot, Jean Guisnel et Rémi Kauffer, Histoire politique des services secrets français, Paris, La Découverte, , 742 p. (ISBN 978-2-707-17856-5, lire en ligne), « Les services secrets des années 1940, héritiers de la Seconde Guerre mondiale », p. 34
  3. (en-US) Victor Sebestyen, « Did the U.S. Try to Assassinate Lenin in 1918? », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  4. Nicolas Skopinsk, « Charles Adolphe Faux-Pas-Bidet, l’ennemi de Trotski », sur Ouest-France, (ISSN 1760-6306, consulté le )
  5. « L’enquête », sur laffairekoutiepov.wordpress.com, (consulté le )

Voir aussi

Bibliographie

  • (en) Barnes Carr, The Lenin Plot: The Unknown Story of America's War Against Russia, Pegasus Books, (ISBN 978-1-64313-317-1)
  • Thomas Rio, Albatros, Gallimard, (ISBN 978-2-07-309665-4): Roman policier (les faits relatés sont fictifs) inspiré du personnage Faux-Pas Bidet

Articles connexes

Liens externes

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