Charles Barclay de Tholey

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(à 26 ans) Senlis |
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Charles Joseph Michel Marie Barclay de Tholey, né le à Saint-Jean-de-Bassel et mort le à Senlis à l'âge de 26 ans, est un artiste peintre français[1]. Il est le fils de Joseph Michel Barclay de Tholey et de Marie Fouquet de la Motte[1].
Biographie
Avant la guerre
Au début du XXe siècle, Charles Barclay de Tholey vit et travaille à Paris en tant qu'artiste. Durant ces années, il se lie d'amitié avec les peintres Oskar Szuhanek et Amedeo Modigliani. Ce dernier réalise deux portraits au crayon de Charles Barclay de Tholey conservés au Musée national d'art moderne - Centre Georges Pompidou à Paris. Il côtoie également Blaise Cendrars duquel il réalise un portrait en 1912[2].
Il est mentionné dans la revue Der Sturm, fondée par l'allemand Herwarth Walden, pour avoir participé au Premier Salon d'automne allemand à Berlin en 1913.
Mobilisation lors de la Première Guerre Mondiale
Charles Barclay de Tholey s'engage volontairement dans l'armée française le . Il est d'abord engagé au 1er régiment étranger au titre du 39ème régiment d'infanterie. Le , il est nommé Caporal puis Sergent le [1].
Le , il devient élève pilote dans l'armée de l'air française à l'école militaire d'aviation de Chartres de laquelle il obtient le brevet de pilote le de la même année. Il effectue ensuite un stage de spécialisation à l'école militaire d'aviation d'Avord jusqu'au [3].
Durant la guerre, il continue de peindre et de dessiner. Il réalise des illustrations allégoriques pour la presse[4], mais aussi des portraits de ses camarades de guerre et des croquis des paysages qui l'environnent.
Il participe notamment au Salon des Armées[5],[6] au Jeu de Paume de Paris. Ce salon public est organisé par le Bulletin des Armées de la République[7], un bulletin quotidien réservé à la zone des armées, créé sur décision du gouvernement français en [8]. Le Salon des Armées se décrit comme "salon des artistes combattant"[7] et expose (sur la base du volontariat) des œuvres créées au front. Il a lieu du au .

Lors de ce salon, Barclay de Tholey expose un pastel représentant un poilu assis, réalisé en 1916, qui est alors acquis par Louise et Henri Leblanc[9], couple d'industriels parisiens dont la donation de la collection à l'état est à l'origine de la création de la Bibliothèque-musée de la Guerre[10], connu aujourd'hui comme La Contemporaine. La Contemporaine conserve vingt-quatre œuvres de Barclay de Tholey, une donation de vingt-trois œuvres de l'artiste par Madeleine Perrier en 1965[11] complétant leur collection.
Mort
Il meurt pour la France le des suites de ses blessures à l'hôpital auxiliaire n°11 de Senlis. Son décès fait suite à un accident aérien du Groupement de Divisions d'Entraînement de Plessis-Belleville[3] le [11]. Son enterrement est décrit par Gustave Beaufort dans son roman Ces choses-là ne s'oublient pas... Carnets journaliers d'un senlisien : 1er août 1914-juillet 1923[12].
Notes et références
- « Visionneuse - Mémoire des Hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )
- ↑ (de) « Tholey, Charles de – Sturm-Baukasten » (consulté le )
- « Calames », sur calames.abes.fr (consulté le )
- ↑ Images de 1917 [mil neuf cent dix-sept]: juin à décembre 1987, (ISBN 978-2-901658-07-8)
- ↑ « Le Cousin Pons : revue d'art », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ L’Action, (lire en ligne)
- Marco Falceri. Le Salon des Armées au Jeu de Paume de Paris (22 décembre 1916-22 février 1917). 2020. hal-02538405 [1]
- ↑ « Bulletin des armées de la République : réservé à la zone des armées », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Calames », sur calames.abes.fr (consulté le )
- ↑ « Revue de synthèse historique / directeur : Henri Berr », sur Gallica, (consulté le )
- « Calames », sur calames.abes.fr (consulté le )
- ↑ Gustave Beaufort, Philippe Villain et René Meissel, Ces choses-là ne s'oublient pas: carnets journaliers d'un senlisien, 1er août 1914-juillet 1923, Corps 9, (ISBN 978-2-904846-50-2)
Liens externes
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